Goji enquête – partie 2 : les récentes découverte de la science

3) Les récentes découvertes de la science


Le Prof. Gross, co-auteur de Wolfberry, nature’s bounty of nutrition and health, USA, 2006, l’ouvrage de référence sur le lycium barbarum, donne de précieuses indications sur ses propriétés.  
  


 Depuis le début des années 1980, la baie de goji a fait l’objet d’un nombre important d’études qui viennent confirmer ses usages historiques, mais aussi mettre en lumière des actions supplémentaires et non des moindres, qui expliquent son succès actuel. Les plus importantes ont été publiées par la prestigieuse Commission scientifique et technologique du gouvernement chinois.

Ces recherches ont notamment documenté les propriétés antioxydantes et immunostimulantes du goji. Elles ont également montré son utilité majeure pour protéger le foie, le système cardiovasculaire et améliorer la vision. La baie de goji contient des polysaccharides uniques constitués de sucres simples tels le rhamnose, le xylose, le mannose, l’arabinose ou le galactose. Elle contient également un taux important de caroténoïdes, dont le bêta-carotène, la lutéine et la zéaxanthine, ces deux dernières étant bien connues pour être impliquées dans la santé des yeux et dans le fonctionnement de la rétine en particulier. Notons que plusieurs études ont été réalisées avec des animaux de laboratoire.

 

Tentative de classification :

 

1) Activités antioxydantes

Mindell et Handel, les pionniers américains des études sur le goji, n’ont pas manqué de remarquer son activité antioxydante exceptionnelle. En France, un laboratoire a testé le goji (cf ci-avant l’article sur la valeur ORAC) et confirme son pouvoir antioxydant exceptionnel (http://www.labo-nutrinov.com/fr/maj-e/g1a2k3777h1/etudes-de-recherches/lipides/la-mesure-du-pouvoir-antioxydant-par-la-methode-orac.htm) suite à une étude demandée par la société Phamanath.
Le pouvoir protecteur des caroténoïdes est bien connu (notamment quand il est consommé dans l’alimentation quotidienne) sur l’ensemble des fonctions physiologiques, et bénéficieront en particulier aux personnes souffrant de faiblesses des fonctions oculaire, immunitaire (cancer) et cardio-vasculaire (infarctus du myocarde) (in Paul Gross p 86). Concernant les caroténoïdes spécifiques du lycium,  quelques études peuvent être citées pour les activités antioxydante (a), détoxiquante (b), anti-fatigue (c) :

a- activité de la Zeaxanthine sur le foie fibrosé d’animaux ? Biol Pharm Bull. 2002. College of Pharmacy. Séoul ; + activité anti-radicalaire dans situation d’hypoxie ? Wei sheng Yan Jiu 2002. Ningxia Medical College, Yinchuan

b– Phytoter res. Graduate institude of natural products, Kaohsiung ; activité hépato-protectrice : Res Commun Mol Pathol Pharmacol 1997. College of pharmacy, Séoul.

c- Wei sheng Yan Jiu, depart. of Hygiene, Hubei Medical University, Wuhan

 

2) Protection du foie : comme vu précédemment : effet hépatoprotecteur du goji, entre autre par inhibition de la péroxydation lipidique des cellules du foie. Des recherches ont montré que la baie de goji aide à contrer la toxicité de diverses substances chimiques, et qu’elle protégeait mieux, par exemple, que ne le fait le chardon Marie, les cellules du foie, des effets destructeurs de substances hépato-toxiques (Kim S Y & al. New hepatotoxic cerebroside from Lycium chinense fruits, J. Nat. Prod., 1997).

Une autre étude a montré les effets préventifs sur le développement du foie gras alcoolique, et l’aide à réparer les lésions des cellules hépatiques (Gu S & al. A study of the preventive effect of Lycium barbarum polysaccharide on the development of alcoholic fatty liver in rats and its possible mechanisms,  Zhonghua Gan Zang Bing Za Zhi, 2007).

 

3)  Protection de la vision : selon de récentes études, une alimentation riche en lutéine et en zéaxanthine diminue le risque de dégénérescence maculaire. Ces deux caroténoïdes agiraient à la fois comme antioxydants anti-radicaux libres et comme filtres capables d’absorber les ultraviolets et les lumières bleues, soupçonnés de libérer un radical libre toxique.

 Après une étude portant sur près de 900 sujets dont 326 étaient atteints de «Macula», on a constaté que le fait de manger des fruits et légumes au moins cinq fois par semaine divisait par deux le risque de dégénérescence rétinienne. Les épinards ainsi que les feuilles vertes des plantes de la famille des crucifères (chou, chou frisé etc.) arrivaient en tête des aliments les plus efficaces du fait de leur richesse en lutéine et en zéaxanthine. Comme on l’a vue précédemment, le goji a une action exceptionnelle sur la santé des yeux, et pourra bénéficier en particulier aux personnes agées, aux personnes travaillant beaucoup sur ordinateur, et aux fumeurs (prévention).

 

4) Action immunostimulante, montrée par quelques études : une augmentation du taux de transformation de phagocytose des macrophages
a) Geng Changshan & al.
Effects on mouse lymphocyte and T cells from lycium barbarum polysaccharide. Chinese herbs, 1988
b) Yao Xue Xue Bao, 1998, Isolation, purification and physico-chemical properties of immunoactive constituents from the fruit of Lycium barbarum, Shanghai institute of organic chemistry 
 ;
d’autres montrent une diminution des anticorps associés à des réactions allergiques (expliquant peut-être son utilité dans le traitement du psoriasis). La baie de goji accroît les réactions des anticorps aux cellules T dépendantes des antigènes : elle renforce donc la réponse sélective des cellules T immunitaires (
Huang Guifang & al. Immune boosting effects from Fu fang?(spécialité contenant du fruit de lycium barbarum. Chinese herbs, 1990).

 

 Chez les animaux de laboratoire, avec une dose quotidienne de 5 à 10 mg/kg pendant une semaine, les polysaccharides de la baie de goji ont la possibilité d’augmenter l’activité des cellules T, des cellules T cytotoxiques et des cellules NK (cellules naturelles tueuses).

 

Une étude a été menée en 1988, dans laquelle des chercheurs ont fait absorber 50 gr de baies de goji à des sujets volontaires. Un accroissement du nombre de globules blancs a pu être observé, ainsi que de 75% de leur IgA (immunoglobulines anticorps). On a observé plus récemment une augmentation  de la production d’interleukine-2, une substance proche des hormones, qui stimulent l’augmentation des cellules sanguines qui sont importantes pour le système immunitaire, protégeant des cellules cancéreuses ainsi que de l’invasion des microbes (Deng H.B. & al. Inhibiting affects of Achyranthes bidentata polysaccharide and lycium barbarum on nonemzyne glycation  in D-galactose induced mouse aging model. Biomed environ. scien, 2003).
 
  

5) Protection des lésions sur l’ADN : la baie lycium barbarum favorise une croissance cellulaire normale et améliore la restauration ainsi que la réparation de l’ADN : une étude de l’université Fudan à Shanghai en Chine a constaté que lorsque l’on donnait des polysaccharides de baie de goji à des animaux présentant des lésions sur l’ADN et un diabète de type II, leur sucre sanguin diminuait alors que les niveaux sériques de la SOD (l’enzyme superoxyde dismutase), un important antioxydant, augmentaient. Et la baie de goji diminuait les lésions sur l’ADN, probablement en réduisant les niveaux du stress oxydant (Wu H et al. Effect of Lycium barbarum polysaccharide on the improvement of antioxydant ability and DNA damage in NIDDM rats, Yakugaku Zasshi 2006).

 

Une autre étude, réalisée en Chine sur des personnes agées, a montré que la prise de goji a provoqué une augmentation de 48% de la SOD, 12% de l’hémoglobine, et une diminution de 65 % des lipoprotéines oxydées.

 

6) Inhibe la croissance des cancers

Probablement la plus fameuse publication clinique sur le lyciet : 79 patients avec un cancer avancé ont été traités avec un médicament anticancéreux (lymphokines activées par interleukine 2) combiné à de la baie de goji. Les résultats ont montré une régression du cancer chez les patients avec un mélanome malin, un carcinome cellulaire rénal, un carcinome colorectal, un cancer du poumon, un carcinome nasopharyngé et un hydrothorax malin. Le taux de réponse des patients traités avec le médicament anticancéreux associé au goji était de 40,9 % contre 16,1 % pour les patients traités avec le seul médicament. Egalement, la période de rémission des patients traités par l’association a également duré plus longtemps. Ces résultats indiquent que d’autres études pourraient être menées afin d’établir si la baie de goji pourrait être un traitement adjuvant utile dans le traitement du cancer (Cao GW & al., Observation of the effects of LAK/IL-2 therapy combining with Lycium barbarum polysaccharides in the treatment of 75 cancer patients. Military Medical University, depart of microbiology, Shangai).

Un autre test montre l’action inhibitrice des polysaccharides de goji sur la croissance de cellules humaines de leucémie (Wei Sheng Yan Jiu, 2001, Inhibition the growth of human leukemia cells by Lycium barbarum polysaccharide. Huazhong University of science and technology, Wuhan).

Une étude chinoise a indiqué que la baie de goji accroît la sensibilité à la radiothérapie et renforce le système immunitaire de patients cancéreux (Lu CW & al. Radiosensitising effects of Lycium barbarum polysaccharide of lewis lung cancer, Cancer institute, Ningxia Medical College, Yinchuan).   

Un test a examiné les effets d’un extrait liquide de Lycium barbarum sur la prolifération cellulaire et l’apoptose de cellules de carcinome hépatocellulaire de rats et/ou d’humains :  les résultats ont montré que l’extrait de Lycium barbarum contribuait à inhiber la prolifération cellulaire et stimulait l’apoptose médiée par la P53 dans les cellules de carcinome hépatocellulaire (Chao J C & al. Hot water-extracted Lycium barbarum and Regmania glutinosa inhibit proliferation and induce apoptosis of hepatocellular carcinoma cells, World J Gastroenterol, 2006).

Bien entendu nous ne déduisons aucune conclusion d’utilisation de la baie de goji comme thérapeutique dans le domaine oncologique.

 

Remarque : cf le paragraphe sur le « totum » ci-dessous 

 

 

7) Diminue le risque cardio-vasculaire : un test sur modèles animaux a montré que la baie de goji est un puissant inhibiteur de la peroxydation lipidique (Huang LJ. Article en chinois : Yao Xue Xue Bao, 2001, Chinese Academy of Science, Shangai).

Plus récemment, des chercheurs ont isolé les polysaccharides de la baie et ont évalué leurs effets sur des rats diabétiques, indiquant que les polysaccharides de baie de goji pourraient constituer une protection efficace des tissus hépatiques et rénaux avec un diabète induit et qu’ils pourraient être utilisés comme agent hypoglycémiant (Li X. M. Protective effect of Lycium barbarum polysaccharides on streptozotocin-induced oxidative stress in rats, Int. Bil. Macromol, 2007).

8) Régulation de la glycémie sanguine :

Deux études ont montré que une supplémentation en polysaccharides de Lycium barbarum apportée à des animaux de laboratoire avec un diabète de type II (non insulinodépendant) pouvait induire une diminution significative de leur poids, des niveaux de cholestérol, de triglycérides et d’insuline. Les chercheurs ont conclu que ces polysaccharides pouvaient être utiles pour améliorer l’insulinorésistance, venant ainsi confirmer les indications traditionnelles :   1.Wu SJ & al. Phytother Res. 2004, Antioxydant activities of some common ingredients of traditional Chinese medecine, Angelica sinensis, Lycium barbarum and Poria cocos, Kaohsiung Medical University, Taiwan.

2. Zhao R et al., Yakugaku Zasshi, 2005. Effects of Lycium barbarum polysaccharides on the improvement of insulin resistance in NIDDM rats.

9) Santé du cerveau : (in Paul Gross p 122) dans une étude réalisée à l’université de Hong Kong, des chercheurs ont émis la théorie que l’extrait de baie de goji ayant des effets antivieillissement, il avait probablement des effets neuroprotecteurs contre des toxines dans des maladies neurodégénératives. Ils ont constaté que l’extrait de baie de goji, lors d’expérimentations in-vitro, protégeait les neurones d’animaux de laboratoire des effets toxiques de la protéine amyloïde bêta (que l’on retrouve dans la maladie d’Alzheimer) (Yu MS & al. Exp. Gerontol 2005, Neuroprotective effect of anti-aging oriental medicine Lycium barbarum against beta-amyloid peptide neurotoxicity).

Paul Gross souligne que cette étude représente une étude préliminaire et ne permet de faire aucune conclusion hative concernant une indication du goji dans Alzheimer.

 

10) Quelques autres indications

 

a) Longévité : traditionnellement, le goji est considéré comme un aliment agissant sur la longévité, la force et la santé sexuelle. Dans plusieurs groupes d’études avec des personnes agées, il a été remarqué une augmentation de l’optimisme de façon significative chez tous les sujets, que l’appétit et le sommeil sont améliorés pour 95% d’entre eux (et 35% avaient en parti retrouvé leur fonction sexuelle).
A signaler aussi une étude sur le stress oxydatif de souris agées, qui a montré une activité anti-radicalaire et une restauration de la réponse immune après administration de goji sur une période de 30 jours, et des résultats accrus avec goji + vitamine C (Ethnopharmacol, 2007 : Effect of the Lycium barbarum polysaccharides on age-related oxidative stress in aged mice. School of food science and technology of the Xingjiang Agriculture University, Urumqili, Chine).

 

b) Protège les cellules des testicules

Une étude animale viendrait confirmer l’indication du goji dans la stérilité masculine : il a été observé une activité de protection des lésions sur l’ADN dans les cellules des testicules prétraitées avec la baie de goji et exposées au peroxyde d’hydrogène (Wang Y et al. Protective effects of fructus lycii polysaccharides against time and hyperthermia-induced damage in cultured seminiferous epithelium, depart of Histology and embryology, Ningxia Medical College, Yinchuan)

 

c) Santé de l’intestin

Les polysaccharides sont considérés comme des sources de fibres alimentaires solubles, apportant une action prébiotique (c’est à dire qui favorise le développement de la flore saine) dans le processus de fermentation et de transformation des aliments par les bactéries de la flore intestinale, via la fabrication des acides gras à chaîne courte.

2 thoughts on “Goji enquête – partie 2 : les récentes découverte de la science

  1. LEGRAND

    Bonjour,
    Merci pour ces détails, grâce à cet article je vais jouer les cobayes et voir tout ces effets.
    En lisant certains articles ailleurs, je pensais à de l’intox, pourquoi on devrait s’en priver, tellement elle a de qualités, je voulais être rassurée.
    Bonne continuation,
    Séverine

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    1. ETIENNE Post author

      En fait le goji est une petite tomate pleine de vitamine. Voilà c’est tout. Comme n’importe quel fruit, cela apportera des nutriments intéressants. Mais inutile d’abuser…

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