Les secrets du curcuma et de la curcumine

Le principe actif majoritaire du curcuma est la désormais célèbre curcumine. Celle-ci fait l’objet à l’heure actuelle de très nombreuses études et publications, tel qu’expliqué de façon précise par David Servan-Schreiber dans Anticancer.

 

 

Le principe actif majoritaire du curcuma est la curcumine. Celle-ci fait l’objet à l’heure actuelle de très nombreuses études et publications.

Epice cousine du gingembre, le curcuma longa est cultivé en Inde depuis des millénaires avant JC ; en médecine ayurvédique elle est décrite comme « la plante qui nettoie le corps. Le curcuma sert à fabriquer un colorant très utilisé (E100) mais son utilisation la plus connue est le curry, dont il est le principal composant.

 

Aujourd’hui plusieurs études scientifiques démontrent l’intérêt de la curcumine pour lutter contre une multitude de maux ayant comme dénominateur commun l’inflammation. On lui reconnait aussi des propriétés anti-oxydantes, antifongiques, antibactériennes. La devise d’Hypocrate « que ton assiette soit ton remède » ne trouve pas meilleure application !

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De puissantes vertus anti-inflammatoires 

La curcumine est reconnue pour ses puissantes propriétés anti-inflammatoires : articulaires, pulmonaires  et hépatiques. Elle agit notamment « en inhibant des enzymes qui participent à la synthèse des substances inflammatoires ».

Elle améliore également la digestion en stimulant le foie et la vésicule biliaire. Elle semble également accroître la production d’enzymes pancréatiques, prévenir la formation de calculs, ainsi que l’ensemble des troubles gastriques et digestifs.

 

Une  puissante action antioxydante

C’est une pléthore d’études qui mettent en évidence le pouvoir antioxydant de la curcumine. Notre corps est normalement capable de se défendre et  neutraliser les radicaux libres, mais avec notre mode de vie actuel, il sature… Le curcuma fait partie des cinq premiers aliments contenant le dosage le plus significatif d’antioxydant, avec le clou de girofle, le gingembre, l’origan et la cannelle.

La curcumine est un inducteur de protéines impliquées dans la défense des neurones conduisant à ralentir le déclin cognitif.

Elle est aussi capable de prévenir la peroxydation des lipides dont le cholestérol, et d’empêcher la naissance de composés amplifiant l’épaississement de la paroi des artères.  Son intérêt dans la santé cardio-vasculaires paraît donc évident, ainsi que pour le diabète (en étude actuellement).

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Action protectrice dans le cancer 

Des recherches sérieuses effectuées dans des laboratoires du monde entier révèlent des résultats qui laissent pantois les milieux scientifiques. A titre d’exemple, des chercheurs britanniques ont comparé le taux de cancer entre les anglais « blancs » et les indo-anglais dans une même ville, et montrent que « les indo-anglais ont un risque significativement réduit de développer un cancer » et que « cela pourrait être dû au facteur alimentaire étant donné que les Sud-Asiatiques vivant en Angleterre maintiennent une alimentation riche en curcumine » .

 

Une autre recherche, conduite par le professeur Bharat Aggarwal, prouve que la consommation de curcumine est bénéfique dans la prévention du cancer   : elle fait régresser les tumeurs déjà existantes, en favorisant l’apoptose, supprime l’effet mutagène de certaines substances (tabac par exemple)  et rend les traitements plus efficaces en interférant « avec le NF-kappaB, qui protège les cellules atteintes contre les mécanismes de défense du corps»2. Elle est aussi bien conseillée dans les prédispositions génétiques et environnementales que la maladie proprement dite.

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Mais Bharat Aggarwal prévient : « cuisiner un plat au curry par semaine ne sera pas suffisant ! il en faut une consommation quotidienne : une demi-cuillérée par jour au minimum.

Mais il existe un moyen de multiplier par 30 l’absorption de la curcumine ! En l’associant à du poivre ou du gingembre, et à un peu d’huile de qualité.

 

Une contre indication ?

Aucune mais il est recommandé de ne pas l’associer à des anticoagulants.

 


[2] Anticancer, David Servan- Schreiber, ed. Robert Laffont, 2007, p. 176

4 thoughts on “Les secrets du curcuma et de la curcumine

  1. romero

    Bonjour, pourtant j’ ai lu un extrait de conférence du Dc Donatini qui en déconseille la consommation dans un cas .Je ne me souviens plus duquel , c’ était un terme médical .Pouvez-vous m’ éclairer?Merci

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    1. Christophe Etienne

      oui l’excès de curcuma est déconseillé dans les cas de fermentation au méthylacétate… pour le savoir il faut aller chez un praticien équipé d’un Gazdétect… cette flore est celle des personnes qui ont des fringales sucrées (et de céréales, ce qui est un peu la même chose…), qui ont des levures du type candidose ou autre…

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  2. Douce62

    bonjour,
    pouvez me dire quels sont les problèmes en cas d’excès de curcuma ?
    en ce moment, je fais des jus à l’extracteur, composés de :
    2 pommes, 2 oranges, 1 citron, un peu de betterave rouge, 2 ou 3 carottes, du gingembre, deux ou 3 bâtonnets de curcuma, quelquefois du chou, des épinards lorsqu’il y en a …
    je trouve ce jus délicieux et j’espère que cela me fait du bien, mais j’avoue que je suis complètement ignorante en la matière.
    je vais acheter un livre concernant ce sujet.
    je vais reconsulter la cure breuss..
    en fait j’ai une spondylartrite ankylosante et sur une de vos pages, je cherchais des infos concernant un internaute qui parlait de celssymbiosis.. mais je n’ai rien trouvé ..
    merci de votre réponse ..

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    1. Christophe Etienne

      les jus, c’est exactement comme la question précédente (kéfirs) : chacun doit essayer pour voir si ça lui convient car tout dépend de l’état de la flore. Or votre maladie peut faire penser qu’il y a une dysbiose installée depuis fort longtemps. Donc sachez que les jus de légumes vont contribuer à minéraliser et alcaliniser mais n’aura que peu d’effet sur la flore elle-même. Une dysbiose suggère que des colonies bactériennes virulentes se sont implantées : les jus ne pourront pas grand chose pour les assainir (tout dépend de la virulence des bactéries). Seuls l’action de certaines huiles essentielles ont démontré leur intérêt. D’autre part il me semble que vous mettez beaucoup de fruits. Le fructose favorise généralement le développement des dysbioses.
      C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il y a de nombreux suiveurs de Thierry Casasnova qui, après une période de mieux être de quelques mois, commencent à se sentir de moins en moins bien car l’alimentation crue et fruitée accroît énormément les fermentations, donc les dysbioses. Et avec tous ces fruits, c’est la candidose garantie à plus ou moins longue échéance ; parfois c’est assez dramatique car c’est difficile de s’en débarrasser. Disons que les personnes ayant un groupe sanguin O doivent absolument éviter cette mouvance, et en particulier l’excès de fruits (ainsi que toutes les personnes qui fermente au vinaigre, souvent les personnes du groupe sanguin A qui ont vraiment trop consommé de glucides). Pour ce qui est de la cellsymbiosisthérapie j’ai une très bonne opinion (la rigueur allemnande en sus…) Christophe

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