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28 fév 2010

Vérités et actualités du goji bio

Vous avez peut-être remarqué que le goji bio a été en rupture de stock dans de nombreux points de vente ces derniers temps ? vous avez peut être entendu parler d’un « embargo européen » sur le goji.. ? vous savez peut-être aussi que le goji bio n’était plus commercialisé en Allemagne, pays aux réglementations plus strictes que le nôtre, depuis un bon moment ?

et oui ce qui devait arriver est arrivé : le goji bio étant produit en bien trop petite quantité pour répondre à la demande, victime de son succès en quelque sorte (notamment dans les « milieux bio »), certains exportateurs chinois (les « traders ») n’ont pas hésité à mélanger des lots de goji bio avec des non bio, ou bien ont envoyé  un échantillon de goji bio et ont expédié une  cargaison qui ne l’était pas… ainsi, après constatation de nombreuses irrégularités, la Commission Européenne, via le Comité permanent de l’agriculture biologique qui s’est tenu le 20 octobre 2009, a pris la décision de bloquer l’entrée, sur le territoire européen, de tous types de produits à base de goji. Suite à cela, le ministère de l’agriculture français a retiré les autorisations d’importations de baies de goji bio et de produits contenant des baies de goji.

Cela devait permettre de faire le tri entre les différents lots, à la fois en cours de livraison et en stock chez les grossistes. Du jour au lendemain les distributeurs de goji bio se sont vus obligés de retirer la « mention AB ».

 

Alors la « manne » du goji serait-elle en train de se tarir pour tous ceux qui se sont lancé dans la brèche ? la mode du goji est-elle déjà sur le déclin ? et bien pas pour tous apparemment, en tous cas pour ceux qui ont adopté une ligne de conduite éthique et qui ont cru avant tout à la qualité et la sécurité des consommateurs.. car le goji bio est à nouveau sur les étalages (dans la plupart des magasins bio de la région parisienne en tout cas) et ceci pour le plus grand bien de toutes les personnes qui consomment régulièrement ce petit fruit étonnant, qui sont devenues très nombreuses.

 

Dieu merci les analyses phytosanitaires peuvent départager le « bio » du « non bio » ! car les règles en cette matière sont très précises, les taux de pesticides permis dans une récolte bio ne doivent pas dépasser 0.01 mg par kg (le non bio étant 5 fois ce taux). Il existe de nombreux laboratoires qui sont spécialisés dans ce genre d’analyses, un des plus compétent étant Phytocontrol, à Nîmes, qui est un des laboratoire d’Ecocert. Et c’est vers ce laboratoire que certains distributeurs de « vrai » goji bio se sont tourné dès octobre 2009 afin de démontrer l’innocuité de leurs stocks.

Car en effet, le vrai goji bio existe bien, et il s’en est fallu de peu pour que les lots expédiés courant octobre 2009 n’arrivent jamais à bon port. Ecocert a en effet immédiatement mis en œuvre des « mesures spécifiques visant à assurer la conformité des produits présents sur le marché ». Pour être certifiés, Ecocert qui a été contacté afin de nous apporter des précisions sur ces mesures, a émis un document dans lequel il était précisé que « les importateurs, grossistes et transformateurs de baies de goji doivent réaliser des analyses libératoires systématiques et soumettre les résultats de chaque lot à nos services pour validation ». « Ils doivent également fournir à Ecocert l’état de leur stocks ainsi que leur historique d’analyses, et informer également leurs clients et partenaires des résultats d’analyses sur leurs lots non conformes ». A l’heure actuelle (mars 2010) l’embargo européen sur l’importation de goji n’est toujours pas levé.

 

Dans la pratique, des analyses multi-résidus seront réalisées pour chaque lot et à chaque arrivage, et ceci par chacun des distributeurs de goji bio. Il faut savoir qu’à cela s’ajoute les contrôles et vérifications de la part de la DGCCRF, la direction des fraudes, à n’importe quel stade de la vente.

A noter que ces exigences ne s’appliquant pas au goji conventionnel, ce qui est quand même bien étonnant, quand on connaît les taux de pesticides que contiennent certains gojis vendus, qui sont parfois supérieurs aux normes européennes autorisées, en particulier en acétamipride, un insecticide couramment utilisé en arboriculture.

 

Parallèlement en Chine, des inspections supplémentaires de tous les sites qui traitent des baies de goji ont été mandatées, de la production à l’exportation. Ces inspections, précise encore Ecocert, doivent être complétées d’analyses sur les lots non conformes. Ceci afin d’appliquer le cas échéant des sanctions que leur permet la réglementation européenne : cf. http://www.ecocert.fr/Reglementation.html.

 

Et d’aucun explique, comme le Dr Andréani, un des pionniers de l’importation du goji en France, que les contrôles sont quasiment impossibles à mettre en œuvre de façon efficace en Chine, de par l’immensité des distances, et la corruption de l’administration. Ceci étant dit, et c’est probablement en parti vrai, il n’en demeure pas moins que les licences d’exportations de goji bio ont été retirés pour toutes les récoltes 2009 au Ningxia, région de centre Chine grande productrice de goji. Ceci afin de garantir la non livraison de lots éventuellement mélangés. De plus les analyses à la livraison sont devenues systématiques et sont aptes, comme nous venons de le voir, de garantir l’authenticité de l’origine. Aux producteurs de goji bio du Ningxia de mieux protéger la chaine de livraison pour la récolte 2010 !

 

Il existe une autre région productrice de goji en Chine : la Mongolie intérieure, qui est d’ailleurs traversée, dans une partie restreinte (le plateau de l’Ordos) par le fleuve jaune, et il semble que davantage d’exploitations aient parié sur un mode de culture plus « raisonné » dans cette région. L’organisme choisi par une des seule exploitation qui a pu garder la certification bio pour 2009 est CERES, certificateur allemand (http://www.ceres-cert.com/), bien connu par Ecocert (certificateur accrédité par le COFRAC, Comité Français d’Accréditation).

 

C’est dans cette région que c’étaient rendus cet été quelques mordus du goji, qui ont mouillé leur chemise en faisant le tour du « monde goji »… après avoir visité les exploitants et  grossistes canadiens (leaders sur le marché), ils sont arrivés en Mongolie intérieure (état autonome de Chine du nord), parmi des exploitants qui ont décidé de commercialiser directement leurs productions et de ne plus passer par les traders du Ningxia.  Photo-025-copie-1.jpg

Ils ont pu voir sur place que le goji bio existait bien, cultivé et même récolté puis séché dans les règles de l’art, de façon artisanale : cf. mon article sur « Goji France Himalaya inner Mongolia » : http://www.clesdesante.com/article-goji-france-himalaya-inner-mongilia-du-goji-bio-de-mongolie-interieure-45837221.html

 

Il faut savoir que CERES fait des contrôles réguliers dans ces exploitations, et contrôle par exemple systématiquement le tonnage vendu par rapport au tonnage récolté. L’agent commercial de ces exploitations souhaite désormais favoriser les distributeurs qui ont fait preuve d’une certaine éthique, parmi lequels les français sont assez bien placés. Ce qui a pour conséquence qu’il n’existe actuellement plus que 3 distributeurs de goji bio en France :

–          Esprit santé-Fructivia

–          Jolivia

–          Goji France Himalaya inner Mongolia

 

Ces trois distributeurs se sont engagés auprès du ministère de l’agriculture à respecter les mesures prises par Ecocert, ainsi que de ne plus distribuer de goji en vrac (sauf si destiné à la transformation comme par exemple le jus pur ou associé à d’autres fruits). Par conséquent du goji vendu en vrac, comme on en trouve de plus en plus, est certain de ne pas être certifié bio selon les standards européens (le label GreenFood est un label chinois). De plus en rencontre plus de problèmes de moisissures.

Précisons aussi que, après vérification, ces trois distributeurs ont bien leurs certificats de conformité (délivrés par Ecocert) à jour. Ils se sont mis d’accord pour proposer des prix identiques à la vente.

Pour information, le site http://www.goji-bio.org  est animé par un des trois distributeurs :   « Esprit santé-Fructivia ». C’est la raison pour laquelle les infos qu’on y trouve sont assez fiables, comme par exemple les conseils de cette naturopathe : http://www.goji-bio.org/ext/http://dieteticanaturo.over-blog.com/article-goji-fruit-miracle-ou-miracle-commercial–39488741.html

 

La culture du goji

 

Nos mordus du goji ont pu également comprendre pourquoi la meilleure qualité est celle cultivée en Chine.

Il s’avère que cette plante appartient à une famille botanique qui nous est très familière puisque c’est la famille – les solanacées – des tomates, des pommes de terre et des aubergines. Mais c’est un genre – le lyciet – qui ne se cultive pas facilement :  il demande tout un savoir faire, dans le choix des sols, la protection contres les parasites, la taille fréquente des plants (sans quoi les baies restent petites), autant de paramètres que les chinois maîtrisent depuis des temps très anciens. C’est en quelque sorte un art ancestral propre à l’empire du milieu, et c’est la raison pour laquelle les cultures de goji en dehors de la Chine sont encore très peu nombreuses. Photo-053.jpg

En France quelques essais de plantations faits ces dernières années se seraient révélés décevants. Autant dans la quantité récoltée que dans la qualité nutritionnelle des baies. La conclusion d’importateurs de goji bio implantés dans les Bouches-du-Rhône, est que le goji trouve, dans les plaines alluviales de ces régions montagneuses (environ 2600 m d’altitude), un lieu particulièrement propice à son développement et à la fabrication de substances qui protègent les graines des rudes conditions climatiques. C’est ce que les nutritionnistes appellent justement les « antioxydants », qui sont en fait le résultat du mécanisme de défense de la plante. Et la qualité des baies cultivées dans ces régions tient aussi à la richesse et la légèreté des terres, plutôt alcalines.

 

Mais c’est une plante qui possède aussi des ennemis, deux exactement, assez impitoyables : le ver-gris, le même que celui de la tomate, et un champignon foliaire spécifique (sorte de mousse, probablement proche du mildiou, qui recouvre les feuilles d’une espèce de gélatine qui les asphyxie…). L’emploie des pesticides est par conséquent indispensable afin de pouvoir espérer des récoltes valorisables.. Les pesticides et fongicides sont ainsi largement utilisés dans les cultures intensives de goji du Ningxia. On imagine la difficulté de se convertir à l’agriculture biologique dans ces conditions.

 

D’où l’intérêt que nos mordus du goji bio ont porté aux exploitations d’agriculture biologique de Mongolie intérieure, qui utilise une solution naturelle pour combattre les maladies du goji : un compost à base de plantes, capable à la fois de répulser le vers et de lutter contre le champignon. Autant vous dire que ces exploitants agricoles protègent précieusement leur trouvaille et ont déposé un brevet. Photo-022.jpg

De plus ces exploitations ont gardé un mode de production artisanal : les baies sont récoltés à la main, et surtout séchées exclusivement au soleil et non dans de grandes étuves chauffantes comme dans certaines grandes exploitations.

 

Remarque sur le séchage

 

Concernant le séchage, Encyclogoji (http://www.encyclogoji.com/content/le-goji-s%C3%A9ch%C3%A9-meilleur-s%C3%A9ch%C3%A9-au-soleil-ou-s%C3%A9ch%C3%A9-%C3%A0-temp%C3%A9rature-control%C3%A9e), qui est un site écrit par un grossiste de goji basés au Canada. D’après eux le séchage en étuve présente de nombreux avantages par rapport à celui séché au soleil. Il est probable qu’il y ait un meilleur contrôle de la chaine de séchage. Mais c’est surtout théorique.. Depuis que le goji bio est distribué en Europe, on a encore jamais rencontré de problèmes de séchage.. De même, qu’il y ait moins de vitamine C ça reste complètement à démontrer.. et même si c’est le cas je préfère personnellement consommer du goji un peu moins riche en vitamine C mais gorgé de l’énergie du soleil… c’est quand même plus naturel ! (même si c’est parce que ces exploitants n’ont pas encore les moyens d’investir dans des étuves.. ).

 

Photo-051-copie-2.jpg

 

Goji et marketing

 

Vous avez peut-être remarqué la difficulté d’avoir des informations fiables concernant le goji. Il s’avère que des messages contradictoires sont véhiculés par les uns et les autres en fonction des intérêts commerciaux. Moi qui milite depuis toujours pour la fin des guerres de chapelle entre partisans des différentes thérapies ou produits naturels, je suis servi !

Il faut pas mal de discernement pour faire la part des choses… à la fois sur les vertus prêtées au goji et sur les provenances affichées.

Allez avouons-le, une des raison du succès du goji est qu’il fait rêver, de par sa composition et également de par sa provenance : les régions montagneuses de l’Asie centrale font elles-mêmes rêver, d’où l’image du Tibet largement exploitée dans les publicités.

 

Les arguments les plus audacieux sont pêle-mêle « goji sauvage », « goji tibétain » ou « lycium tibeticum », avec même sur un site des explications sur la grosseur  des baies (le goji tibétain mesurerait plus de 2 centimètres !), ou encore « fruit miraculeux des moines tibétains » ou encore du « peuple hunza » (terme popularisé par le Dr JP Willem dans son ouvrage Le secret des peuples sans cancer). Passe encore la mention du Tibet ou de l’Himalaya (ou même des hunzas car on mentionne qu’il s’agit d’une « légende »..) car les zones de cultures se trouvent effectivement dans les régions septentrionales de la chaine himalayenne, mais de là à inventer une espèce botanique où un lien avec les lamaseries du toit du monde, il y a des limites.. ! un récit amusant circule d’ailleurs sur internet concernant l’expérience d’un journaliste américain en visite au Tibet il y a quelques qui montre des baie de goji à des voyageurs tibétains genres baroudeurs qui parcourent les hauts plateaux depuis leur enfance et qui lui demandent : « c’est quoi ? ».

Et oui en effet, n’en déplaise à ceux prétendent vendre du goji sauvage, cela n’existe tout simplement pas ! ou du moins en quantité très insuffisante pour être exportés. Le goji prétendument sauvage est en fait du lycium chinense, l’autre espèce de goji cultivé, qui donne des baies plus petites. Toujours d’après nos importateurs, qui sontt allé sur place durant l’été 2009, il existerait bien quelques cultures de goji au Tibet, mais rarement en agriculture bio.

 

Pour rappel, comme mentionné dans le 1re article que j’avais écrit, le lyciet est  une plante qui pousse partout dans le monde, même en France, notamment dans le bassin méditerranéen, comme par exemple en Israël : http://www.tiuli.com/flower_info.asp?lng=eng&flower_id=264), mais il n’est pas très répandu. Le fruit sauvage est minuscule et bien loin de la taille du goji cultivé, qui est le résultat de centaines d’années de culture et de sélection ; de plus il faut savoir que l’arbuste  doit être taillé à plusieurs reprises durant l’année afin de donner des fruits d’une certaine grosseur…

 

Certains distributeurs de goji conventionnel se plaisent à communiquer sur le fait que le « goji bio n’existe pas », et vont même jusqu’à dénigrer le bienfaits du bio, ce qui est quand même un comble, au moment où sort le film « Nos enfants nous accuseront » qui expose de façon sans équivoque les méfaits des nombreuses substances chimiques et autres pollutions environnementales sur la santé publique. Ces distributeurs changent souvent leurs informations concernant la provenance de leur goji. Cela fait parti je pense des discours contradictoires qui finissent par dérouter les consommateurs.

 

En tout cas le message comme quoi le « goji bio n’existe pas » n’est plus d’actualité. C’est un fait qu’il y a eu des problèmes de mélanges durant l’année 2009, mais ces dysfonctionnements ont été fort heureusement résolus.

 

Intérêt du goji

 

Ce serait dommage de se priver de goji sous prétexte que certains ne sont pas de qualité ! car il possède de réelles vertus de régénération, en particulier pour les personnes âgées et les personnes stressées, et je ne pense pas que le seul pouvoir suggestif en soit la cause..

 

Selon un certain nombre de consommateurs, le goji est bien pratique en tant que vrai concentré de phytonutriments et d’éléments antioxydants, faisant de ce produit un vrai complément alimentaire à la fois naturel et complet.

Par ailleurs, avec le recul, je peux avancer que les témoignages que j’ai eu en retour du mieux-être induit par sa consommation ne sont pas exceptions : mieux-être général, hormonal, digestif et intestinal, sur le plan de l’humeur et de la vitalité, enfin sur la santé des yeux. Ce qui est d’ailleurs tout à fait concordant avec les indications traditionnelles du « gou qi zi » qui est, rappelons-le, un ingrédient courant de la médecine traditionnelle chinoise (MTC). C’est d’ailleurs pour cette raison que les spécialistes de la MTC voient cette mode du goji avec étonnement et amusement… D’autant que c’est un produit disponible depuis très longtemps dans les boutiques des quartiers chinois, à un prix très abordable… (bien-sûr le taux de pesticides n’est jamais indiqués, et c’est ce qui m’a frappé en 2007 lorsque je me suis intéressé au goji, c’était le goût presque chimique de certains de ces gojis.. et même l’odeur dès l’ouverture du sachet.. ).

 

Alors voilà, lorsque vous achetez du goji, demandez les analyses récentes au vendeur. Il faut savoir qu’une analyse ne vaut pas plus de 250 euros, c’est tout à fait accessible pour n’importe qu’elle entreprise du secteur…

 

Remarques diverses

 

A mentionner que, après vérification auprès de médecins tibétains résidants en France, dont le Dr Nida, co-fondateur de l’institut Nga Mang, le goji fait bien parti, comme en MTC, de la pharmacopée tibétaine, et est utilisé pour  « renforcer l’énergie vitale générale, renforcer l’énergie des reins, l’énergie sexuelle et aider au bon fonctionnement du système digestif ».

 

Enfin, concernant l’aspect énergétique du goji, assez populaire parmi les mordus de médecines naturelles, certains n’hésitent pas à annoncer des valeurs vertigineuses, par exemple « 350 000 bovis », ce qui fait sourire n’importe quel radiesthésiste… en fait la fameuse baie vibre surtout à la hauteur… de son propriétaire (ce qui peut donc être très temporaire..), selon les principes de la physique quantique, l’objet manipulé prend la coloration énergétique de celui qui exécute la manipulation.

 

Les baies de goji bio ne sont pas aussi belles et standardisées que les baies conventionnelles, comme tous les fruits et légumes bio en générale d’ailleurs. De même il est un peu plus sec, ce qui est en fait la garantie qu’il est bien séché. En tout état de cause, les personnes et les personnes sensibles capables de distinguer les produits bio du non bio ne s’y tromperont pas… voici une photo prise aujourd’hui : Photo-goji-bio-2-copie-1.jpg

 

Un article sur la présence de pesticides en quantité non négligeable dans les baies de goji est paru dans le magazine Que choisir en septembre 2010. Merci à leurs auteurs car il est effectivement navrant d’entendre des discours comme quoi « notre goji est certifié par telle société » alors que les analyses montrent des taux d’insecticide élevé !

 

Vanter l’action antioxydante d’un produit plein de pesticides est quand même un comble ! en effet comme je l’ai expliqué à de nombreuses reprises, les besoins en antioxydants sont plus importants que jadis à cause de la dégradation de la qualité de nos aliments et surtout à cause de l’encrassement de notre organisme par les myriades de substances chimiques et par les métaux lourds présents dans notre environnement. Nos organismes peuvent résister quelques temps, quelques dizaines d’année par exemple, mais un jour c’est l’overdose, car il y a un phénomène d’accumulation.

 

L’overdose peut être spectaculaire comme on le voit quand un enfant manque de mourrir lors d’une forte réaction allergique, ou bien peut être lente et insidieuse et finalement déboucher sur une pathologie neurodégénérative ou auto-immune.

 

Alors regardez à deux fois avant d’acheter des aliments contaminés ! Pour ce qui du goji, demandez les analyses..

Quelques « multirésidus GC 250″ (5 ou 6 maximum) et quelques « multirésidus LC 150″ (2 ou 3 maximum) sont tolérables.. ce sera quand même moins que n’importe quel fruit ou légume non bio acheté dans votre commerce !

 

 

En conclusion :

 

1)   Refusez les discours qui « cassent du sucre » sur le dos des autres distributeurs

 

2)   Refusez le discours comme quoi le goji bio n’existe pas : ce n’est plus le cas, les contrôles sur place ont été renforcés, ainsi qu’à l’arrivée, laissant guère de chance à la fraude.. En Europe il n’est plus possible de trouver du « faux bio » (les contrôles sont drastiques et les risques de fraude trop grands..)

 

3)   Refusez aussi les discours autour du « goji sauvage », il peut être tout au plus « semi-sauvage », notamment celui issu du plateau tibétain, mais après avoir cuisiné les personnes qui sont allé sur place, au Qinghaï, il apparaît que c’est quand même un peu un abus de langage..

 

4)  Il n’y a pas assez de goji bio pour tout le monde donc lorsqu’on vous propose du goji conventionnel, demandez les analyses et par ailleurs vérifiez qu’elles soient authentiques en prenant l’adresse du laboratoire qui les a effectué. Pour information, la présence de pesticides et insecticides est tolérable jusqu’à 0.05 mg par kg, un peu de nitrate est aussi acceptable.

 

5)  Méfiez vous enfin des prix très bas, il se pourrait qu’il s’agisse de goji contaminé en pesticides

6) Pour les adeptes de la radiesthésie, refusez les affirmations de taux vibratoire mirobolants, du genre « 350 000 unité bovis » par exemple ! Tous les radiesthésistes à qui j’ai fait tester les baies de goji ont mesuré un taux compris entre 35 et 45 000 unités bovis

7) Méfiez vous du discours comme quoi les baies de gros calibre sont « meilleures », c’est peut être du goji qui a reçu de l’engrais et des pesticides.. comme dans n’importe qu’elle culture..

8) Il faut savoir que l’argument comme quoi le goji bio est irradié est une invention commerciale (même si on vous précise de faire un « test de germination »..) ; les importateurs de goji bio et de qualité ont été obligé à plusieurs reprise de faire faire des certificats de « non irradiation » pour démentir..

« Le goji irradié ne germe pas » est simplement un argument commercial !!

9) Lumière : on entent parfois l’argument « il faut protéger les baies de la lumière par un sachet opaque » :  ni plus ni moins que les autres aliments ! bien-sûr il est préférable de consommer les baies avant la date d’expiration, et personnellement je conseille avant 6 mois car après les baies commencent à s’aglutiner un peu les unes aux autres.

 

10) Méfiez vous du goji « certifié » par telle ou telle société ! (si si on l’entend parfois !..) une société de distribution de goji n’est pas une organisme de certification !

 

11) doit on consommer le goji le matin ? et bien c’est faux ! le goji est traditionnelement consommé le soir (quelques baies dans la soupe) ; bien-sûr une quantité importante de goji consommée le soir pourra effectivement être trop « énergétisant ».

 

12) le goji convient-il à tout le monde ? et bien oui et non !

oui : en diététique chinoise il est considéré comme « neutre », c’est à dire ni échauffant ni refroidissant, et il est classé « doux » comme saveur, c’est à dire à la fois légèrement énergétisant et apaisant, et régénérant.

non : il n’est pas conseillé aux personnes souffrant d’un « vide de rate » d’en abuser (c’est donc « soft » comme contre-indication peut-on dire), notion que nous développons dans notre prochain article

 

 

Christophe ETIENNE

Conseiller en phytothérapie

Paris XIII

 

Pour connaître les distributeurs de goji de qualité, veuillez en faire la demande par écrit : cetienne8@yahoo.fr



2 commentaires pour “Vérités et actualités du goji bio”

  1. wikanaga dit :

    Bonjour,

    j’aimerais savoir quelle quantité journalière est idéale ??
    en vous remerciant,

    • Christophe Etienne dit :

      Idéalement 1 cuillère à soupe maximum le matin et éventuellement une autre vers 17h au goûter… le plus important est que le goji soit réhydraté avant d’être consommé, sinon boire une tisane au même moment… Traditionnellement il est consommé ainsi en petite quantité, dans la soupe. Christophe

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