L’autisme est une « maladie toxique ». Notre biote peut-il nous protéger ?

Suite au Congrès Sortir de l’autisme qui a eu lieu à Paris les 30 et 31 janvier 2016, une série d’articles seront publiés sur ce blog.

Le Dr Olivier Soulier, co-organisateur du congrès, explique : on le sait aujourd’hui, l’autisme est une « maladie toxique ». Vaste programme pour comprendre la genèse de la maladie et la responsabilité des polluants auxquels nous sommes de plus en plus exposés dans la société actuelle. 

Le Dr Soulier n’a pas sa langue dans sa proche, et lui qui est habituellement le chantre de la symbolique des maux, précise : l’autiste vient nous dire : « je suis le premier et vous, vous serez les suivants ». Cette fois-ci , ce n’est la symbolique qui est la clé, mais la compréhension des mécanismes d’intoxication de nos organismes. 

On rejoint ainsi la notion des « canaris » de Taty Lauwers, auteure belge spécialisée dans la nutrithérapie (cf Canaris de la modernité aux éditions Aladin) qui a utilisé cette expression pour désigner les personnes réfractaires à tous traitements, même « naturels ». D’où vient cette expression de « canari » ? Les mineurs avaient l’habitude de prendre avec eux au fond de la mine un canari dans une cage. Lorsque le canari mourait on savait que le taux de gaz malsain était devenu critique et qu’il fallait sortir rapidement de la mine. Ainsi les canaris de la modernité ce sont toutes ces personnes qui sont les « premières victimes » d’un monde devenu trop toxique. Leur organisme ne fonctionne plus comme les autres. Le foie ne peut plus gérer, il démissionne et fonctionne presque à l’inverse des autres personnes ;  vous rentrez dans un état d’hypersensibilités multiples de façon permanente (parfois y compris électro-sensibilité). 

Comme je l’ai expliqué il y a plusieurs années (cf les articles sur les métaux lourds), il y a partout dans le monde une explosion des maladies émergentes et ces maladies sont avant tout des atteintes de notre immunité via, entre autres, les polluants exogènes (environnementaux) et endogènes (produit par nos bactéries intestinales) et également des infections silencieuses (prolifération bactérienne, virus, parasites), provoquant le fameux « statut inflammatoire à bas bruit » (ou de « bas grade) des médecins formés en micro-nutrition, source des problèmes de malabsorptions intestinales appelés par certains « intolérances alimentaires ». 

Ce qui inquiète le plus c’est quand ça touche nos enfants : allergies, diabète et autres atteintes auto-immunes, nombreuses formes d’atteintes neurologiques comme TDAH et tous les nombreux troubles du spectre autistique (y compris tous les « dys » : dyslexie, etc…), les épidémies virales de toutes  sortes, sans parler des malformations congénitales, etc, etc…). Et chez les adultes c’est entre autres : maladie de Lyme, fatigue chronique, fibromyalgie, etc.

Les statistiques le montrent : on est actuellement à 1 enfant autiste sur 68 aux USA et les prévisions les plus pessimistes sont de 1 enfant sur 2 d’ici quelques dizaines années !!!! Alors le temps n’est plus trop aux tergiversations il me semble… Thomas Dietrich, un haut fonctionnaire du ministère de la santé a démissionné en février 2016 pour dénoncer les pressions qu’il subissait de sa hiérarchie et donc le manque d’indépendance de son administration (http://www.leparisien.fr/societe/la-fracassante-demission-d-un-haut-cadre-de-la-sante-publique-20-02-2016-5564049.php), mais ça devrait être tous les fonctionnaires de ce ministère qui devraient démissionner ! 

Malheureusement le pire est à Bruxelles : les perturbateurs endocriniens ont été interdits en France mais Bruxelles les autorise.

Or les effets secondaires des substances chimiques ont été largement sous-estimés depuis 50 ans explique le professeur Gilles-Eric Séralini au micro de Frédéric Zenouda : https://www.youtube.com/watch?v=k4KPECyDDyQ.

De plus ces substances chimiques ont envahi notre monde et c’est ce que montre sans ambiguïté Fabrice Nicolino dans son ouvrages sortie en février 2016 Un empoisonnement universel, publié aux éditions Les liens qui libèrent. On apprend entre autres que depuis sa création, l’industrie chimique a produit pas moins de quelques 70 millions de molécules. Oui ça laisse rêveur. unempoisonnementuniversel

 

Il est plus que temps de réagir et de faire face aux multiples conflits d’intérêts parmi les acteurs des instances publiques, qui se taisent et par une incroyable irresponsabilité laissent faire les industries chimiques. Notre monde ne cesse ainsi de se faire envahir de toute part par ces : aliments, boissons, sols, terres agricoles, air, eau, matériaux de nos habitations, et nos corps avec tous les médicaments, dont nous sommes, en France, de grands consommateurs. 
Les vaccins ne sont pas en reste et jouent un rôle non négligeable dans l’émergence de l’auto-immunité. L’industrie pharmaceutique , avec sa logique de rentabilité qui ne diffère pas des autres industries, est passée maître dans l’art du camouflage : cf l’allocution du professeur Bernard Herzog : http://www.amessi.org/Choisir-sa-methode-de-guerison-ou-la-subir, ou encore le professeur Philippe Even sur le cholestérol : https://www.youtube.com/watch?v=dlfV6WMCFeg.

Espérons que nous saurons prendre à temps les bonnes décisions et éviterons à nos enfants le sombre avenir dépeint par Yves Paccalet dans L’Humanité disparaîtra bon débarras.

Ce qui est indéniable c’est que c’est la responsabilité de chacun d’entre nous d’agir, à commencer par son propre style de vie, afin de montrer l’exemple. On voit bien combien les initiatives personnelles sont déterminantes, et la réalisation du film DEMAIN, énorme succès actuel, au départ un projet personnel, nous donne cette leçon là. 

La nature a horreur du vide : le pourcentage de bonnes bactéries de notre biote diminue et des bactéries malsaines prennent la place, et comme le précise le Dr Bruno Donatini, elles n’arrivent pas seules et peuvent amener des virus problématiques comme Epstein-Barr virus.

Or le microbiote, ou biote, se transmet au nourrisson : à la naissance on hérite les bactéries des parents. Les polluants aussi, en particulier les métaux lourds. Vous rajoutez quelques caractéristiques modernes : sédentarité + malbouffe ou alimentation riches en glucides + stress + on ne mâche pas suffisamment, et vous obtenez une accélération non négligeable des dysfonctionnements digestifs et immunitaires. 

Alors comment soigner son biote ?  qui est notre « jardin intérieur », le garant de notre immunité mais également notre rempart contre les polluants car les bonnes bactéries sont capables de transformer et amoindrir la toxicité des polluants. Ce sont elles qui nous protègent. 

Alors comment prendre soin de notre biote ? Le meilleur moyen est de consommer beaucoup de légumes bio qui sont particulièrement riches en endomycorhizes (symbiose de bactéries et mycellium : cf La symbiose mycorhizienne, de Jean Garbaye). Plus efficace que les probiotiques du commerce. Mycorhization-agriculture-nouvelle

A voir prochainement (courant mars 2016) la conférence du Dr Bruno Donatini (18/02/2016 à Paris sur le thème des intolérances alimentaires, conjointement avec Marion Kaplan) sur le site de Des maux et des mots.

De façon générale, se diriger vers des aliments sains et non transformés (qui ont poussé dans une bonne terre, riche en humus… maraîchers locaux, légumes et viandes bio, etc..).

Sans jouer aux prophètes de mauvais augure, dans de telles conditions on peut prédire que les familles qui survivront sur le long terme seront celles qui auront su gardé de fortes défenses immunitaires, c’est à dire avant tout un biote sain et efficace.

4 thoughts on “L’autisme est une « maladie toxique ». Notre biote peut-il nous protéger ?

  1. Imbert nicole

    Trop peu de gens on conscience de le gravité de ce problème. On le sait mais que fait-on ?

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    1. Christophe Etienne

      oui que fait-on ?
      Mais finalement qui est le « on » ?
      Pourquoi il y aurait-il des gens plus responsables que d’autres ? Je crois qu’il est temps arrêter de mettre qui que ce soit sur un piedestal, même les personnes qui travaillent pour les « pouvoirs publics ». Surtout ces personnes là, même, puisqu’elles sont prises dans un « système ». Les solutions ne pourront venir que « d’en bas ».
      Je pense qu’il s’agit plutôt de prise de conscience. ça prend toujours beaucoup de temps même si depuis l’ère internet ça prend moins de temps justement. Donc bravo à tous ceux qui prennent des initiatives, comme par exemple ce congrès sur l’autisme ou encore comme le film DEMAIN qui sont des initiatives personnelles et pourtant ont un impact considérable…

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  2. christelle

    Quand on a un enfant atteint (ce qui est mon cas), on prend son courage à 2 mains, on fait des recherches, on partage avec d’autres parents car le partage est essentiel pour avancer, et on se bat. Aucune solution ne viendra d’en haut.
    Le congrès « sortir de l’autisme » est une formidable initiative qui m’a donné beaucoup de pistes de travail. Toutes les présentations des intervenants sont sur le site http://www.congressortirdelautisme.com/intervenants/
    C’est une mine d’informations. On peut aussi commander le dvd.

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    1. Christophe Etienne

      Oui en effet ça fait partie de ce qu’on appelle dorénavant « les maladies émergentes », d’ou le fait que le médecin lembda soit un peu paumé… (sauf ceux formés en micro-nutrition). Toutes ces pathologies ont comme point commun l’inflammation chronique de la paroi de l’intestin grêle, comme si bien expliqué par le Dr David Perlmutter (l’intestin au secours du cerveau : incontournable !), dommage qu’il n’est pas pu être invité par Senta Depuydt qui a organisé le congrès Sortir de l’autisme. Oui ce congrès est une mine d’info… bravo aux organisateurs…

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