SIBO SOS SUMMIT : web-conférences sur la Prolifération Bactérienne de l’Intestin Grêle

Un « web sommet » sur le SIBO s’est déroulé du 21 au 29 octobre 2017 : https://sibosos.com/

Ce « sommet en ligne », animé par la présentatrice de télévision Shivan Sarna, a été organisé par le site Siboinfo.com du Dr Allison Siebecker, qui s’est spécialisée depuis 2010 dans les manières de traiter :

  • le SIBO (Small Intestine Bacterial Overgrowth : prolifération bactérienne de l’intestin grêle)
  • le SIFO (Small Intestine Fungal Overgrowth : prolifération de levures de l’intestin grêle, ou candidose)

Autrement dit les fermentations qui s’installent dans notre premier intestin, ce qui se traduit généralement par des ballonnements et gonflements réguliers ou permanents dans le bas ventre. Un mal qui semble en large expansion, surtout chez les femmes.

Je vous propose d’utiliser le terme SIBO car la plupart des français concernées ont choisi d’utiliser ce terme. Mais le terme PBIG sera peut être un jour proposé ?  

Le Dr Siebecker est docteur en naturopathie (ND) et en médecine traditionnelle chinoise (MSOM). Elle a été co-fondatrice et directeur médical du « SIBO center for Digestive Health » à la clinique du NUNM (National University of Natural Medicine) qui est situé à Portland dans l’Oregon (http://nunm.edu/).

Il faut savoir que, selon les spécialistes, le SIBO serait à 80% responsable du SII (syndrome de l’intestin irritable). C’est donc une notion dont on va assurément entendre de plus en plus parler dans les années qui viennent.

Rappel : le SII est un ensemble de symptômes intestinaux chroniques que les gastro-entérologues n’arrivent pas à soigner durablement. Les patients, parfois désespérés car se sentant abandonnés par la médecine, se tournent vers les forums qui leur sont réservés, afin de trouver ou partager des solutions, astuces, bons plans ou informations et médias qui leur semblent fiables, ou qu’ils ont expérimenté par eux-même ou avec l’aide de leur médecin spécialisé.  

 

Pour en savoir plus sur le SIBO, j’invite les anglophones de se reporter à :

Ce web-sommet SIBO SOS fait le point sur les données actuelles concernant le SIBO, et fait intervenir des acteurs très divers de la santé intestinale et des thérapies naturelles. Cela représente une avancée significative pour comprendre les diverses causes et enjeux des troubles intestinaux chroniques, véritable fléau des temps modernes.  

De nombreuses videos de ce web-sommet sont accessibles, moyennant une souscription financière (154 $). Cependant quelques videos sont, sauf erreur, restées accessibles: https://sibosos.com/series-ii/day-2/

Notamment : 

  1. Le Dr Siebecker fait le point sur les différents outils de diagnostique du SIBO, et met notamment en avant l’intérêt du test respiratoire au lactulose :     

https://sibosos.com/series-ii/allison-siebecker-sibo-fundamentals-testing/

2) Les fondamentaux sur ce qu’est le SIBO : 

https://sibosos.com/series-ii/allison-siebecker-sibo-fundamentals-overview-and-causes/

3) Une autre video intéressante a été celle du Dr Michael Ruscio, dans laquelle sont abordés : 

  • – Why not all constipation cases are caused by SIBO
  • – The different types of constipation and how to treat them
  • – How SIBO causes Histamine Intolerance
  • – Why the Fodmap diet helps decrease histamine
  • – Epstein Barr test interpretation & does it matter for SIBO?

https://sibosos.com/series-ii-preview/michael-ruscio/

Autres interventions du Dr Ruscio (SIBO, SIFO, liens avec la thyroïde, etc…) : 

https://drruscio.com/sibo-updates-dr-allison-siebecker/

https://drruscio.com/everything-need-know-sifo-small-intestinal-fungal-overgrowth/

https://drruscio.com/thyroid-sibo-connection/

 

Remarques et réflexions 

J’en profite pour préciser que le Dr Bruno Donatini, un des précurseurs, en Europe, des tests respiratoires permettant de mesurer le SIBO, poursuit ses recherches sur les causes des principales maladies d’aujourd’hui, en orientant plus particulièrement ses recherches sur l’implication des virus dans ces maladies et dans l’inflammation. Un livre sur ce sujet vient d’être publié (octobre 2017) : https://www.amazon.fr/VIRUS-LORIGINE-NOS-MALADIES/dp/2716316236/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1509131194&sr=1-1

Dans ce livre remarquable exposant les gestes simples et précis que les médecins (et naturopathes) devraient acquérir, une bibliographie scientifique s’étalant sur 22 pages accompagne les diverses démonstrations de la responsabilité des virus (notamment la famille herpétique comme Epstein-Barr Virus, particulièrement apte à se réactiver) dans les stases chroniques du tube digestif (via les ganglions nerveux et le nerf vague) et dans l’étiologie de nombreuses pathologies inflammatoires qui touchent l’intégrité du système immunitaire.

Ce sujet est d’autant plus crucial et fondamental lorsque l’on voit apparaître des « modes » en naturopathie et en médecine fonctionnelle, comme la maladie de Lyme par exemple.

En effet on pourrait parler d’un « ensemble de syndromes inflammatoires« : fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique, auto-immunités, hypersensibilités (électrosensibilité, hypersensibilités chimiques multiples), neuro-dégénérescence (Alzheimer, Parkinson), Autisme, TDAH (trouble de déficit de l’attention et hyperactivité). Lorsque l’on creuse, on s’aperçoit à chaque fois que les barrières immunitaires (paroi intestinale, barrière hémato-encéphalique) ne sont plus intègres. Elles ont commencé à être poreuses.

L’équilibre bactérien des muqueuses de notre corps, ainsi que les infections froides (qui ne créent pas de fièvre ou alitement), sont presque toujours pointés du doigt par les publications scientifiques concernant ces maladies modernes. Ainsi tout n’est pas maladie de Lyme ! (cf cette video édifiante d’Elodie https://www.youtube.com/watch?v=g6j415crR2U), comme tout ne vient pas non des des métaux lourds. C’est bien plus un ensemble de facteurs qui jouent en défaveur de notre système immunitaire. C’est multifactoriel, et il nous faut donc acquérir des outils nouveaux mais fiables de diagnostic. 

APSSII

J’en profite également pour préciser que les sujets de SIBO et de tests respiratoires ont été abordé à la journée annuelle de l’APSSII (Association des patients souffrant du syndrome de l’intestin irritable) qui s’est tenue à Paris le 6/10/2017: https://www.apssii.org/_downloads/JA2017%20-%20resume%20journee.pdf

 

 

Réflexions

Je suis persuadé que les « solutions miracles » n’existent pas et que l’attention devrait être essentiellement portée à « comment stimuler et rendre au corps ses capacités d’auto-guérison » ; quelque soit la méthode, le praticien ou le temps que l’on mettra soi même à l’intégrer.  

J’ai été récemment frappé par le 1er chapitre d’un livre remarquable : La médecine retrouvée, du médecin suisse Jean Elmiger, père de la thérapie séquentielle, dans lequel il explique comment il s’est aperçu que, parfois, le corps humain se trouve dans une impasse, qu’il nomme « barrage » (énergétique) : tant que l’on n’a pas trouvé le moyen de lever ce ou ces barrages (dans son cas avec des remèdes homéopathiques de qualité), la santé stagne et les symptômes restent. Regardez cette interview passionnante de septembre 2017 https://www.youtube.com/watch?v=PDteubaycMs&list=PL6KdeUJ8oqO6bcqMbzyvJyQnvQjW-dJwu. Un autre livre de ce médecin aborde les maladies auto-immunes et comment comment en trouver la clé. 

Le monde moderne, soumis à l’envahissement de milliards de molécules chimiques, complique nettement la tâche. Mais au fur et à mesure que les situations se complexifient, les méthodes thérapeutiques, également, se perfectionnent et se complexifient. Par exemple de nombreux praticiens se sont équipés d’appareils « quantiques », capables de mesurer les fréquences des cellules,  organes, méridiens, pathogènes, etc… et arrivent également de leur côté à repérer  ou ôter les « barrages ». Si ces appareils sont potentialisés par les ondes scalaires, ça peut éventuellement être encore plus efficace. Certains énergéticiens doués y parviennent également avec leur propre méthode.

Vidéo sur le monde chimique dans lequel nous rentrons : https://vimeo.com/231400698?ref=fb-share 

Mais il faut avant tout tâcher de prendre sa santé en main, et utiliser les ressources qui sont à notre portée, quelles qu’elles soient, pour stimuler nos capacités d’auto-guérison.

Morley Robbin, le magnésium et les électrolytes. Un aspect essentiel à notre homéostasie, c’est l’équilibre entre nos différents minéraux et oligo-éléments, garant notamment de l’équilibre acido-basique mais aussi du fonctionnement de nos glandes endocrines, particulièrement épuisées par la modernité (cf la fatigue surrénalienne et thyroïdienne, très étudiée aux US). Approche qui a fait ses preuves dans plusieurs cas de SIBO.

Morley Robbins est un ancien haut responsable de l’administration hospitalière. Souffrant d’une capsulite opiniâtre, il fut convaincu par les approches naturelles grâce à un chiropracteur qui réussit à améliorer de façon notable sa capsulite en quelques séances. Depuis il s’est mis en recherche des « causes premières » des maladies en passant au crible quantité de publications scientifiques. Il s’est particulièrement intéressé à l’action du magnésium et des autres minéraux sur le fonctionnement cellulaire. Un « root cause protocol » a été mis au point. Les nombreuses personnes améliorées et convaincues par son approche ont créé un « Magnesium Advocacy Group », un « groupe pour le plaidoyer du magnésium » : http://gotmag.org/about-mag/about-morley-robbins/.  

C’est Claude-Isabelle Vieillard, naturopathe à Boulogne Billancourt, qui se spécialise dans cette approche pointue (qui demande de solides connaissances en hématologie), et est devenue la référente française de leur groupe Facebook. On peut maintenant se former à cette approche au « Copernican Institute » : http://gotmag.org/train-with-us/, afin de devenir un « Mineral Detective ». 

La méthode consiste entre autres à rééquilibrer les électrolytes :
 
– doser et étudier les ratios entre minéraux : potassium, Magnésium, Calcium, sodium, en se basant sur des analyses sanguine et de cheveux 
 
– en cas de besoin chélater le fer, quitte à effectuer des dons de sang, et en utilisant certaines plantes amères
 
– chélater le cuivre minéral et favoriser le cuivre ionique et la céruloplasmine

 

Claude-Isabelle précise : on se base sur l’analyse d’un examen des cheveux qui révèle par spectrométrie atomique l’état global des ratios minéraux, de la présence de métaux lourds, en parallèle d’examens de sang divers (cuivre, zinc, Magnésium érythrocytaire, panel fer complet, céruloplasmine). Ces données pointues offrent une vision claire du statut métabolique, hormonal, nerveux et minéral. Ce devrait être une approche de prévention mais elle vaut bien sûr aussi quand les problèmes sont présents. « Adapter en français la quantité astronomique d’informations auxquelles on a accès dans cette approche demandera du temps » rajoute Claude-Isabelle, « mais cela vaut le coup car ça  confirme combien notre corps est intelligent et capable de s’auto-guérir pour peu qu’on le « nourrisse » comme nos ancêtres le faisaient avec les nutriments dont il a fondamentalement besoin au travers d’une alimentation non transformée, ressourçante et d’ailleurs assez proche de ce que prône la Weston Price Foundation » (une fondation de référence aux USA). 

En guise de conclusion : remonter le terrain. Dans ce nouveau monde toxique, la dernière chose à faire est d’abuser des antibiotiques : notre microbiote est déjà souvent fragilisé dès la naissance ; de même on devrait éviter d’habiter à côté d’une antenne relais, qui va nécessairement émettre la 4G, ce qui favorise la croissance des mauvaises bactéries selon certains observateurs que je considère comme fiables. Dans un tel contexte la proliférations des bactéries pathogènes et des virus était inéluctable, surtout avec la déminéralisation qui résulte des déséquilibres caractéristiques de nos modes de vie actuels.

  1. Il faut donc stimuler nos capacités d’auto-guérison et remonter le « terrain » (système immunitaire) comme l’explique bien Morley Robbins par exemple ou encore Judith Albertat dans son livre : Lyme, les solutions naturelles (inspiré en partie des synthèses de Bruno Lacroix, spécialiste international de médecine fonctionnelle)
  2. dynamiser nos organes digestifs par les conseils des naturopathes et des praticiens en médecines orientales ; notamment remonter l’énergie de Rate Pancréas.
  3. parallèlement combattre les nouveaux « envahisseurs » : les pathogènes, qui peu à peu, s’invitent et prolifèrent sur nos muqueuses, à commencer par la bouche. Des tas d’astuces et nouveaux procédés (comme par exemple les infrarouges) peuvent nous y aider.
  4. Prendre conscience du sens de ce que l’on vit, et des potentiels qui, au fond de nous, attendent de s’exprimer   

Ainsi patients, naturopathes ou praticiens en médecine orientale, ostéopathes, psychothérapeutes  et médecins, main dans la main, y arriveront.

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