Gastro-entérologue-hépatologue diplômé en cancérologie, immunologie, ostéopathie et médecine anti-âge, le docteur Bruno Donatini expose une thèse très innovante dans ce livre passionnant : la bouche et son microbiote sont la voie d’entrée de nombreuses maladies. Après nous avoir fait part de ses études, expériences et réflexions, ce médecin investi dans la mycothérapie propose des pistes d’action simples et concrètes pour préserver l’écosystème de la bouche.
Une description complète du microbiote buccal
Avant de rentrer dans le vif du sujet, le docteur Bruno Donatini explique au lecteur ce qu’est le microbiote buccal. Il insiste notamment sur la complexité de cet écosystème qui nécessite une hygiène stricte. En effet, une multitude de particules provenant de l’extérieur pénètre dans notre bouche. S’agissant d’un milieu humide et chaud, les virus et bactéries en tous genres pourraient proliférer librement. Heureusement, une bouche profitant d’un microbiote sain neutralise de nombreux agents infectieux.
Une flore buccale qui évolue avec l’âge
Bien décidé à nous offrir une description complète de la flore buccale et de son importance pour notre santé, le docteur Donatini évoque la manière dont elle évolue avec l’âge. Il s’étend également sur le lien entre la flore buccale du nouveau-né et celle de sa mère.
En s’appuyant sur diverses études et recherches menées par la science, notre gastro-entérologue met en évidence la transmission du microbiote maternel tout en expliquant ce processus et l’éventuel impact de l’allaitement.
Dans cette première partie du livre, nous apprenons que la flore buccale se complexifie au fur et à mesure que l’enfant grandit. Elle est notamment impactée par l’activité des hormones pendant la puberté. Période pendant laquelle certaines bactéries prolifèrent et favorisent les aléas que nous connaissons bien : acné et caries, par exemple.
Trois types de flores
Également appelée biofilm, la flore désigne un ensemble de bactéries, virus et champignons qui s’organisent de manière très structurée pour entretenir les muqueuses. Dans la bouche, le docteur Donatini recense trois types de flores qu’il décrit en détail. Ainsi, nous apprenons les rôles essentiels des bonnes bactéries et les effets néfastes des molécules agressives.
Notre spécialiste du microbiote buccal évoque un quatrième biofilm appauvri par des excès d’hygiène et/ou d’antibiotiques.
Les conséquences d’un déséquilibre
Un microbiote riche et équilibré empêche la prolifération des agents pathogènes. Malheureusement, de nombreux éléments extérieurs viennent fragiliser cet équilibre. Là encore, notre médecin spécialiste du cancer du côlon prend soin de fournir des explications complètes et détaillées.
Pour nous aider à prendre conscience des enjeux d’une flore buccale saine, il ne se contente pas d’évoquer les causes des déséquilibres, mais aborde aussi leurs conséquences. Ainsi, nous apprenons que l’écosystème de la bouche impacte directement la santé de celle-ci. Une flore supra-gingivale et sous-gingivale altérée peut être responsable de la formation de caries, de gingivites et de maladies parodontales.
En évoquant certains virus présents dans la bouche, le docteur Donatini fait également le lien avec les cancers de la bouche, de l’œsophage, mais aussi de l’estomac, du côlon et du sein. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les papillomavirus sont en passe de s’imposer comme première cause du cancer de la bouche, devant l’alcool et le tabac. Ces derniers seraient également impliqués dans les cancers touchant les organes digestifs.
Examen de la bouche : à la recherche d’une inflammation chronique
Dans cet ouvrage passionnant, le docteur Donatini évoque ses recherches sur l’impact de la flore buccale sur notre santé générale. Malheureusement, il n’existe pas d’étude globale récente. Bien décidé à obtenir des réponses, le scientifique a mené ses propres recherches en collectant la salive de plus de 260 patients atteints de maladies auto-immunes.
En poursuivant votre lecture, vous découvrirez des résultats frappants qui viennent appuyer cette thèse révolutionnaire. Ce qui ressort de cette étude, détaillée avec soin dans ce livre, c’est que la bouche s’impose bel et bien comme le premier organe à examiner pour rechercher une inflammation chronique.
Des symptômes à ne pas négliger
C’est l’objet de ce livre : nous faire assimiler le fait que la bouche est étroitement liée à la santé générale. Par ailleurs, le docteur Donatini déplore le nombre minime de médecins qui s’y intéressent. Selon lui, tout examen médical devrait intégrer une inspection de la bouche, des dents et des muqueuses buccales.
Certains symptômes ne désignent pas uniquement des maladies évidentes. En clair, des gencives qui saignent peuvent révéler bien plus qu’une simple gingivite : un déséquilibre du microbiote. Une multitude d’autres signes buccaux peut permettre au médecin d’en apprendre davantage sur la santé générale de son patient. Une mauvaise haleine, une bouche seiche, des aphtes ou encore un herpès labial sont facilement identifiables lors d’une simple observation.
Le docteur Donatini précise que l’examen de la bouche peut être approfondi avec une lampe de Wood et des leds bleues. Ces appareils permettent notamment d’identifier les bactéries logées dans la bouche. Il ajoute également que si cet examen est associé à l’observation de la peau, des oreilles, du cuir chevelu, des mains et des conduits auditifs externes, il peut donner des indices sur les lésions subies ou les risques encourus par les organes digestifs, notamment le foie et l’intestin grêle.
La bouche à la merci de nombreux ennemis
Désireux de sensibiliser ses lecteurs sur la nécessité de prendre soin de son microbiote buccal, le docteur Donatini dresse une liste des éléments extérieurs les plus néfastes pour l’équilibre de notre bouche. Il s’étend particulièrement sur les dangers du sucre, aliment très (trop ?) présent dans notre alimentation.
Il évoque également les effets de l’alcool, du vinaigre et d’autres produits fermentés qui appauvrissent significativement la flore buccale. Découvrez également comment les antibiotiques, médicaments, huiles essentielles et bains de bouche altèrent les biofilms garants de la bonne santé de votre bouche.
Comment préserver une bouche propre et saine selon Bruno Donatini ?
Dans les dernières pages de son ouvrage, le docteur Donatini donne de précieux conseils aux lecteurs. Il rappelle notamment qu’une bouche saine implique une hygiène stricte et une alimentation équilibrée. En d’autres termes, une excellente hygiène de vie s’impose.
Avant de laisser filer les lecteurs, notre gastro-entérologue-hépatologue explique les bons gestes pour réaliser un brossage de dents efficace et respectueux. Il évoque aussi la composition des dentifrices et des bains de bouche du commerce avant d’insister sur l’importance de la mastication et de la respiration.
Enfin, le docteur Donatini donne des conseils par tranche d’âge pour permettre à chacun d’effectuer les bons gestes de manière à préserver son microbiote buccal et donc son état de santé général.

Bonjour,
Je me pose une question, à propos de mes selles et de ma flore intestinale.
À chaque fois je vais à la selle, je sens une forte odeur de vinaigre dans les toilettes, odeur qui persiste plusieurs heures.
Je me demande si ca peut indiquer une flore vinaigrée, comme en parle le Dr Donatini ?
Merci beaucoup pour votre réponse, même negative
Bonne journée
Juliette
Bonjour et bien pas forcément car cette flore à vinaigre se développe quand même plutot dans la partie haute du système digestif. Dans tous les cas il est possible que vous souffriez avant tout d’une carence de sécrétion d’enzymes digestives et/ou de bile, ce qui conduit à des déséquilibres parfois relativement importants.
Ou alors vous avez une alimentation déséquilibrée ? Beaucoup de fruits ? trop végétarienne ? (par rapport à ce pour quoi votre corps est adapté).
Il faudrait probablement être très pragmatique : essayer une supplémentation en enzymes digestives dans un premier temps, les médecins donnent du créon (pancréatine animale) mais qui contient un excipient chimique donc en pratique on recommande plutot des enzymes végétales ou mixes de grande qualité comme par exemple « Enzymes activ 2.0 » de Nutri-logics (le grand spécialiste des troubles digestifs chroniques, code TCHE325) :
Une boite
Si les améliorations ne sont pas suffisantes on passe à l’augmentation de la sécrétion de la bile : Phyto-détox : 1 gélule au début des 2 repas principaux
Une boite
Si un des deux produits est efficace, je recommande de le continuer durant environ 4 mois afin d’aider à la régulation du microbiote.
Au final si aucun des deux produits n’a été suffisamment efficace ou aidant il est recommandé de prévoir une analyse de la composition du microbiote intestinal (ce que l’on nomme la métagenomique) par exemple auprès du laboratoire LIMS en Belgique, l’un des leaders, ou encore le laboratoire Teletest à Madrid (bien sûr tout se fait par correspondance).
Une fois les résultats reçus, prévoir une séance à distance avec moi.