23 Oct 2016

Dr Bruno Donatini : traiter enfin les dysbioses intestinales

Remarque préalable : pour obtenir la liste des thérapeutes formés par le Dr Bruno Donatini, dans votre région : écrire à foret-nature@orange.fr.

Pour consulter le Dr Donatini : tapez son nom dans les PagesJaunes du département 51 (Reims ou Cormontreuil).

 

Je vous propose d’aborder de nombreux sujets autour de « l’immunologie digestive », suite à ma formation avec le Dr Bruno Donatini. J’en ai beaucoup parlé aux personnes qui m’appellent et l’article promis prend forme. Il sera complété régulièrement. C’est vraiment très vaste et je propose le plan suivant, constitué de chapitres qui seront abordés au fur et à mesure :

  1. – Evaluer la dysbiose intestinale : intérêt du test respiratoire (Hydrogen breath test) et de l’appareil GazDétect 
  2. – Qu’est ce que la prolifération bactérienne intestinale (SIBO) ?
  3. – Le foie gras (stéatose hépatique) et la vitamine D
  4. – Recherche d’éventuelles contaminations (bactéries et levures pathogènes, parasites, virus)
  5. – Evaluer l’état de la bouche et de la bonne vidange de l’estomac
  6. – Conseils d’hygiène de vie, alimentation, cuisson
  7. – Intérêt de la mycothérapie et le fascinant pouvoir des mycelia (travaux de Paul Stamets)
  8. Les bases du fonctionnement de l’immunité
  9. Intestin : le 2èmecerveau + l‘énigme de l’autisme : la piste bactérienne (émissions diffusées sur Arte)
  10. – Le syndrome d’entéropsychologie et le régime GAPS du Dr Natacha Campbell-McBride, ainsi que le profilage alimentaire individualisé selon Taty Lauwers
  11. Intérêts de la micro-immunothérapie, champs électromagnétiques pulsées et biorésonance 
  12. L’urgence de revoir notre modèle agricole, ou la « révolution du sol vivant » : l’intérêt de l’agro-foresterie et de l’agro-écologie (cf  par exemple https://www.youtube.com/watch?v=qGD-bbgy6lI), et l’intérêt des endomycorhizes.
  13. Remettre de la « fluidité » dans les organes (kiné et ostéopathie viscérale, yoga, chi nei tsang ou massage profond du ventre, etc.. ) 
  14. Un peu de psychosomatique permettant de prendre de la hauteur : « l’état de mes muqueuses digestives me parle-t-il d’une difficulté à faire le tri dans ma vie, dans mon environnement ? » (l’intestin est un filtre et pourrait symboliser des « choix à faire »). L’information est en quelque sorte une nourriture : est ce que j’arrive à gérer / digérer toutes les informations qui me parviennent dans ce monde en profonde mutation ?

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Bien comprendre les différentes étapes de la digestion est primordial. On s’en préoccupe généralement assez peu, puisque notre système nerveux autonome en prend les rennes de A à Z. La nourriture, ce carburant qui va alimenter jusqu’aux plus profondes cellules de notre organisme, commence son long périple par la bouche. C’est là que tout commence. La bouche, l’oesophage, l’estomac, les professionnels de santé dans leur ensemble savent-ils concrètement ce qui s’y passe ? Car le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est sacrément complexe : mouvements mécaniques, nombreuses enzymes, sucs digestifs et acides, bactéries et levures, système nerveux (affects), le nombre d’intervenants donne le tournis.

Et le moins qu’on puisse dire c’est que depuis 80 ans, on a particulièrement malmené notre tube digestif. Il doit faire face à une multiplication des invasions : produits chimiques (pesticides, colorants, additifs, médicaments en excès, etc…), polluants et toxiques (dont perturbateurs endocriniens, métaux lourds dont le redoutable mercure dentaire), augmentation exponentielle de la consommation de glucides (aussi bien rapides que lents), aliments transformés (industrie agro-alimentaire), mutés génétiquement (en particulier le blé), appauvris en nutriments et antioxydants (agriculture intensive), etc…

Et dans le même temps nous sommes de plus en plus sédentaires, ce qui  est loin d’être anodin : tout est en amplifié. Et cerise sur le gâteau nous sommes dorénavant cernés  par les ondes électromagnétiques (antennes relais), qui amplifient encore l’action délétère sur nos systèmes immunitaires  affaiblis. Sans vouloir être trop alarmiste, il y a de quoi s’inquiéter.

Bref, depuis 80 ans, un véritable tsunami alimentaire et d’agressions diverses se sont abattus sur nos pauvres entrailles et visiblement elles ont bien du mal à tenir tête. Nos bidons font de plus en plus grise mine, et le nombre de personnes se plaignant de troubles digestifs ne cesse d’augmenter. Et depuis le début des années 2010 ça semble même être exponentiel. Il est temps de réagir. De nombreuses personnes ne peuvent plus consommer librement les aliments qu’elles souhaitent : lourdeurs, douleurs, ballonnements chroniques, somnolences, flatulences, éructations sont devenus le lot quotidien, la liste s’allonge presque de jour en jour. Et nos médecins y perdent parfois leur latin. Surtout, les produits pharmaceutiques qu’ils ont à leur disposition n’ont pas vraiment d’effet durable. On est au pied du mur et on est bien obligé de se poser les bonnes questions :

  • l’effondrement de la qualité et de la diversité de notre microbiote intestinal
  • la fragilisation des muqueuses digestives, à commencer par l’estomac et le duodenum

 

Nutrition. Parallèlement à cela, tous les nutritionnistes ne suivent pas toujours les évolutions importantes de ces dernières années. La plupart conseillent encore des préceptes issus de l’après guerre, quand les études nutritionnelles étaient souvent financées par l’industrie agro-alimentaire (sur ce sujet voir entre autres les livres de Thierry Souccar). Et puis il y a eu une succession impressionnante de régimes à succès (Montignac par exemple, récemment Dukan) qui ont eu leur heure de gloire. Mais les régimes, on en a un peu soupé, c’est le cas de le dire. On perd un peu de poids, puis on regagne aussitôt les kilos. Le véritable défis se situe au delà de quelques kilos en trop ou en moins : il s’agit de comprendre le lien étroit qu’il y a entre notre appareil digestif et le système immunitaire : on parle dorénavant d’immuno-nutrition (et également d’hormono-nutrition), et également le lien qu’il y a avec notre humeur.  

Ce sont toujours des chercheurs à la fois audacieux, brillants et rigoureux qui font avancer les choses. Le professeur Jean Seignalet fut l’un d’eux. Il a expliqué le rôle prépondérant de l’alimentation sur notre système immunitaire. J’ai eu la chance de suivre une formation de 2 jours avec lui à la fac de Bobigny en 2003. Je me souviens entre autres qu’il n’hésitait pas à conseiller la gastronomie « d’extrême-orient ». Dix ans plus tard force est de constater que le nombre de restaurants japonais a explosé ! tant mieux ! mais il y a mieux à faire : comprendre pourquoi on se sent bien après un repas japonais.

Précisons qu’il lui manquait quelques données, découvertes récemment, et c’est ce que nous allons voir maintenant.

Faire le lien entre la santé et l’alimentation, c’est ce à quoi s’est également employé le professeur Jean Robert Rapin. Eminent pharmacologiste, initiateur de la chrononutrition et du diplôme de nutrition à l’Université de Dijon, il fut durant de longues années le chantre de la santé intestinale ainsi que la biochimie nutritionnelle, le fonctionnement mitochondrial ou encore le stress. De nombreux professionnels de la santé ont suivi son enseignement éclairé. 

Aujourd’hui la recherche continue, s’accélère même, et s’intéresse tout particulièrement à notre flore intestinale (microbiote et biofilms) et son rôle dans les « maladies émergentes ». Ces maladies qui sont le résultat de l’atteinte des systèmes immunitaire et neurologique d’un nombre croissant de nos concitoyens. Présenter de façon simple les grandes notions d’immunologie est une gageure. Mais c’est un défi que je me suis tout de même donné. Grâce à un autre chercheur audacieux  : le Dr Bruno Donatini.

C’est via Marion Kaplan que je le connais. Comme la plupart des gens puisque cette bio-nutritionniste très médiatique le met régulièrement en avant depuis quelques années lors des congrès de thérapies quantiques qu’elle organise. Elle explique que c’est entre autres grâce à son approche qu’elle aurait réussi à améliorer de façon durable les troubles digestifs qu’elle avait depuis longtemps .

Ma première formation avec le Dr Bruno Donatini remonte à mai 2012, sur l’immunité et également la mycothérapie.

Depuis j’ai appris à apprécier ses qualités de rigueur et de pédagogie. Un de ses traits les plus marquants je pense est son pragmatisme. Faire peu d’examens mais ceux qui sont utiles. Et en matière de gastro-entérologie, il préfère l’échographie, le fibroscan (état du foie) aux habituels fibro et coloscopies. Pour apprécier l’état des muqueuses mais aussi du transit alimentaire, dès l’estomac. Et d’autre part probablement pour être moins invasif (il faut savoir par exemple que les sondes utilisées dans les fibro/coloscopies ne peuvent être complètement décontaminées d’un patient à l’autre…).

Il utilise également les tests respiratoires, que j’aborde un peu plus loin.

La pratique montre qu’il a raison : on rencontre de nombreuses personnes ayant subit une ou plusieurs fibro/coloscopies à qui on a dit « tout va bien ». Pourtant elles souffrent de troubles digestifs non négligeables. C’est normal : on ne va pas chercher là où il faut. On ne s’intéresse pas vraiment à la qualité de la flore intestinale, aux fermentation, ni même à la bonne vidange de l’estomac et du duodenum.

Pourtant mesurer les éventuelles proliférations bactériennes de l’intestin grêle semble dorénavant un incontournable pour la plupart des troubles digestifs, mais également ceux qui en découlent : atteintes immunitaires et troubles de l’humeur.

Un autre de ses traits les plus marquants est son indépendance d’esprit. Difficile de lui faire croire quoique ce soit, tout génie ou grand professeur que vous soyez, le Dr Donatini ne croit que ce qu’il vérifie lui-même et ce qui a été démontré et approuvé par la science. Comme de nombreux autres médecins et chercheurs dignes de ce nom me direz vous. 

Enfin j’apprécie sa lucidité. Par exemple sur l’efficacité d’une séance thérapeutique, dû en partie à l’effet placebo (de 30% à 50% selon les auteurs). Effet placebo ou « auto-guérison qui se met en place dès que vous consultez une personne en qui vous avez confiance » (l’effet « blouse blanche » en gros).  

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Traiter la dysbiose intestinale

Connaitre et traiter la flore pathogène. C’est en grande partie de la qualité de la flore que dépend l’état de l’intestin grêle, sujet que j’ai déjà abordé sur ce blog : notamment la porosité, ou hyper-perméabilité intestinale, source des intolérances et allergies alimentaires. Les médecins formés en micro-nutrition et les naturopathes s’y intéressent de près depuis un bon moment.

Tout aliment que nous absorbons s’y retrouve, et va servir à faire « tourner la machine » : procurer à nos cellules les nutriments dont elles ont besoin pour fonctionner. Encore faut-il que le bol alimentaire puisse être absorbé par le grêle, en recevant des aliments suffisamment  digérés par les enzymes, acides et sucs digestifs dès la bouche, estomac, duodénum. De multiples causes sont en jeu : métaux lourds, stress et insuffisance d’acide chlorhydrique et enzymatique, aliments pro-inflammatoires, etc… Si les aliments sont mal découpés en fines molécules absorbables, ils vont fermenter. Il va il y avoir une prolifération de bactéries dans le grêle, concomitante ou non d’une inflammation chronique d’origine virale.

 

Tests respiratoires : mesurer les fermentations. Une flore pathogène, c’est une flore qui fermente là où elle ne devrait pas fermenter : c’est la « prolifération bactérienne de l’intestin grêle« , ou « SIBO » (small intestinal bacterial overgroth). Ce sont des populations bactériennes qui se développent anormalement dans l’intestin grêle. Normalement la fermentation c’est dans le colon, et très peu dans le grêle, qui est avant tout un lieu d’activité enzymatique et d‘absorption : entérokinases venant parachever l’actions de : amylase salivaire, acide chlorhydrique et pepsine + malaxage de l’estomac, bile, nombreux enzymes pancréatiques. Rappelons que le milieu gastrique est sensé être bien acide et le milieu duodénal bien alcalinisé.    

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Les fermentations sont par conséquent plus préjudiciable que ce qu’on avait l’habitude de dire, notamment en cas de polyamines : on s’auto-intoxique avec les composés secrétés par ces bactéries aux noms aussi évocateurs que putrescine ou cadavérine par exemple.

 

On mesure essentiellement 5 types de composés organiques volatils (COV) :

– à l’hydrogène (H2)

– au méthylacétate : le plus acidifiant de tous (sorte de  vinaigre), propice entre autres aux candidose

– au méthane (Isobutylène) : ce composé est directement lié au méthylacétate 

– à l’hydrogène sulfureux : très rare, indique un état inflammatoire (H2S, putréfaction)

– monoxyde d’azote (NO)

 

En pratique on mesure essentiellement hydrogène et méthylacétate.

Les bactéries qui fermentent à l’hydrogène concurrencent celles qui fermentent au méthane (elles sont « opportunistes », la nature à horreur du vide on le sait..), ainsi le traitement consiste souvent à assainir les deux types de bactéries simultanément.

 

Il est évident que dans un futur proche on mesurera d’autres composés organiques volatils (COV), ce qui apportera de nombreux autres renseignements sur l’état de notre santé. Il faudra bientôt changer l’adage « on a l’âge de nos artères » en « on a l’âge de nos muqueuses ».

L’état de nos muqueuses reflète l’état de notre environnement : elles sont en lien direct avec l’extérieur, et on pourrait dire que le tube digestif est à l’extérieur de soi (on ne se fait pas d’incision pour s’alimenter !). Les muqueuses digestives représentent ainsi la frontière entre l’interne et l’externe. Le microbiote a une origine terrienne : tout légume possède les bactéries sélectionnées par la terre d’où il provient. De même un enfant qui vit dans un appartement ou dans une maison possédant un jardin n’aura pas tout a fait le même biote. De même si c’est un environnement pollué ou non.    

Le thérapeute en quête de causalité devra partir à la recherche de « quel type d’atteinte du milieu digestif » il a affaire : est-ce un souci plutôt mécanique et d’atonie (là l’échographe donne de précieux renseignements), de biofilm résistant, de diversité de la flore buccale, du grêle, du colon, présence de virus, de parasites ?

Le « tout probiotique » a vécu : il est temps d’approfondir le type de dérèglement digestif de la personne qui consulte, et s’intéresser davantage à l’état et le milieu des organes qui précèdent le colon.  

 

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Détection. Pour savoir si vous fermentez à l’hydrogène ou au méthane, on utilise un appareil capable de mesurer de façon extrêmement fine ce que contient le souffle expiré : c’est le « test à l’hydrogène expiré » (il n’est plus indispensable de faire doser l’indoxyle sulfate par exemple) qui mesure les COV produits par l’intestin, qui rejoignent les poumons via la circulation sanguine.

Le Dr Donatini utilise un appareil aux performances techniques reconnues : le MX6 de la société GazDétect

(http://www.gazdetect.com/pdf/industrie/location_detecteur_gaz/location_detecteur_gaz_mx6-cov.pdf ).

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Il s’agit d’une petite révolution dans le monde de la gastro-entérologie, qui fait son apparition en France depuis quelques années. Un article paru le 17/10/2012 dans Le quotidien du médecin, évoque le test de l’hydrogène expiré dans le diagnostique de la malabsorption du lactose.

Pour réaliser ce test : il se passe en deux temps : on souffle une première fois (être à jeun d’au moins 7 ou 8 h), puis on absorbe du lactulose (glucose non digestible), ou bien on mange une galette de riz avec de la confiture, puis on souffle à nouveau 1 h et demi à 2 h après. Si le praticien fait le test complet, il faut par conséquent prendre ses dispositions car la consultation se fait en deux temps.

Hydrogen breath test : c’est la terminologie utilisée par les gastro-entérologues et nutritionistes des pays anglo-saxons. 

En fonction du niveau de fermentation, on va en déduire des indices sur l’état de la flore intestinale.

En fonction du type de fermentation, il sera proposé des compléments alimentaires afin de contribuer à assainir la flore, mais également certains médicaments et des conseils d’hygiène alimentaire.

Remarques :

1) le père des tests respiratoires est le professeur Maximilian Ledochowski de l’Université d’Innsbruck en Autriche. Sa principale publication est, par chance, accessible sur le net : 

http://www.bhsbrasil.com.br/Implementation%20and%20Interpretation%20of%20Hydrogen%20Breath%20Tests.pdf

 

2) La détection par l’air expiré n’en qu’à son tout début et je pense qu’on va en entendre de plus en plus parlé grâce à des appareils plus perfectionnés que le Gazdétect, elle sera probablement d’ici quelques années une approche de médecine préventive de tout premier ordre : http://www.psychostrategy.net/nouvelles-techniques-detecter-17-maladies-par-l-air-expire?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

 

3) Il est donc utile de mesurer les fermentations qui se développent dans le grêle. Certains médecins couplent ces mesures avec d’autres marqueurs de la porosité intestinale comme le dosage de la calprotectine, mannitol par exemple, ou d’autres marqueurs (cf les laboratoires d’analyses biologiques : Philippe Auguste, Barbier, Roman païs en Belgique, Laboratoire Réunis au Luxembourg). Mais avec l’expérience, les tests respiratoires amènent des renseignements inédits et précieux. L’échographe également.  

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Les champignons médicinaux. Le Dr Donatini s’est intéressé aux champignons médicinaux dès 1994. C’est à cette époque que les premières études scientifiques sur leur intérêt thérapeutique sont publiées dans des revues prestigieuses.

Son premier livre sur la mycothérapie parait en 1999, le plaçant comme un des premiers chercheurs français de ce niveau à s’y intéresser. Un nouvel ouvrage, Les champignons comestibles, aliments d’avenir (Ed. du Dauphin), co-écrit avec Jean-Marie Samori, est paru au printemps 2014. Ce livre s’adresse avant tout aux praticiens de santé, qui y trouveront les bases scientifiques et un certain nombre de cas cliniques, montrant entre autres l’intérêt des mycellia poussés sur la seconde écorce (aubier) de certains arbres : saule, bouleau, tremble.

Rappelons que les écorces sont particulièrement riches en polyphénols, tels que quercétine, apigénine, lutéoline, etc…

 

Cf ce remarquable article paru dans Nexus, généreusement mis en accès libre, sur les étonnantes  capacités des mycellia : http://www.nexus.fr/dossier/planete/mycelium-decouvrez-lincroyable-intelligence-en-reseau-champignons/

 

Remarque : les fibres du mycellium permettent aux huiles essentielles d’être amenées jusqu’au colon : on évite ainsi la barrière gastrique et l’hépato-toxicité des huiles essentielles, d’autant que le dosage est faible.

Les principales huiles essentielles utilisées, en association avec Laetiporus, sont :

  • Origan + Cannelle + clou de girofle 
  • Citron gingembre arbre à thé (Tea tree)
  • Thym + menthe poivrée 

 Il est également proposé d’autres champignons médicinaux, par exemple ceux possédant des propriétés anti-virales et immuno-stimulantes ou immuno-modulantes, en particulier :

  • Ganoderme lucidum
  • Coriolus versicolor
  • Shiitaké
  • Maitaké
  • Phellinus linteus 
  • Hericium erinaceus (attention : contre-indiqué en cas de Fibromyalgie)

 Cette stratégie de nutriments thérapeutiques ne cesse d’évoluer et de se perfectionner.

 

Foie et vitamine D. Il faut savoir que les fermentations se transforment en mauvaises graisses (notamment la fermentation à l’hydrogène). Si la situation perdure elles vont se déposer dans  l’abdomen et dans le foie : on parle alors de « foie gras » ou stéatose hépatique, et de graisse viscérale. C’est plus sérieux que ce qu’on pense car ça va entraver le bon fonctionnement du foie et ça va l’empêcher d’absorber correctement la vitamine D (vitamine liposoluble), et bien d’autres conséquences sur le système immunitaire et le statut inflammatoire chronique (LPS : lipopolysaccharides). 

On sait aujourd’hui le rôle fondamental de la vitamine D dans la quasi-totalité des paramètres de santé, et notamment dans l’immunité (jonctions serrés). Ainsi une forte fermentation chronique associée à un faible statut en vitamine D est la porte ouverte à un affaiblissement immunitaire.

Avoir une immunité faible, c’est prendre un risque inconsidéré. Certes l’immunité se dégrade de façon graduelle : elle passe d’un statut Th1 (immunité forte, à cellules natural killers) à un statut Th2 (allergies), puis évolue vers le Th17 (auto-immunité). 

Ainsi la stratégie du Dr Donatini est de ralentir l’affaiblissement immunitaire, puis de l’inverser en favorisant la voie  TH1.

TH = lymphocytes T helpers (auxiliaires), intermédiaires de la réponse immunitaire. Le système immunitaire est plus fragile que ce qu’on croit. Chaque infection peut laisser des traces.   

 

Contaminations virales. Certains virus, comme Herpès simplex ou EBV (Epstein-Barr virus) dit « silencieux », ne sont pas si silencieux que ça et s’avèrent délétères sur le système immunitaire, CMV (cytomegalovirus) et HPV (Human papillomavirus) sont également problématiques : ils se détectent par la technique de laboratoire PCR (polymérase chain reaction) en prélevant un peu de salive.

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Schématiquement :  

– Mycelium de champignon poussé sur écorce d’arbre, huiles essentielles (thym-menthe) : pour la fermentation à hydrogène et maux de ventre

– Mycelium de champignon poussé sur écorce d’arbre, huiles essentielles (origan-cannelle-clou de girofle) : pour la fermentation à méthane (isobutylène), qui est généralement lié à un ralentissement du transit + les états inflammatoires chroniques.

– Mycellium de champignons poussé sur écorce d’arbre, huiles essentielles (citron Gingembre Arbre à thé) : pour la fermentation à méthylacétate (« vinaigre »), mais qui nécessite une prise en charge complexe et un suivi.

Attention à l’excès d’huiles essentielles en cas de dysbiose à méthylacétate.

Remarque : en période estivale il est recommandé de conserver les pots contenant des huiles essentielles dans un  lieu frais. 

 

– En cas de contamination virales ou d’immunité faible, on recommandera Ganoderme lucidium et/ou Coriolus versicolor, actifs sur la voie des TH1 (cellules NK) ; ce sont parmi les 2 plus puissants immunostimulants de la mycothérapie, mais il en existe aussi d’autres comme Shitaké, Maitaké, Agaricus Blazei, Phellinus Linteus, ou Hypsizygus marmoreus (Pleurote de l’orme) par exemple.

– En cas d’atteinte des gencives (et soupçons de contaminations virales) : on conseillera des bains de bouche avec un mélange spécifique, ainsi que l’utilisation de Shitaké.

 

La mycothérapie c’est passionnant et très vaste. Vu son efficacité sur le système immunitaire, on en parle de plus en plus. Pour en savoir plus, se reporter à l’ouvrage Les champignons comestibles, aliments d’avenir (Ed. du Dauphin) et les nombreuses publications dont certaines de grande envergure, disponibles sur PubMed.

– En cas de foie gras (stéatose hépatique), ce qui est courant chez les personnes qui fermentent depuis longtemps, rajouter des draineurs cholagogues.

Pour commander : veuillez vous adresser au médecin ou thérapeute formé par le Dr Donatini le plus proche de chez vous : veuillez en faire la demande à cette adresse : foret-nature@orange.fr. Pour info Mycoceutics est fermé depuis longtemps. 

 

– Ne pas omettre l’importance d’une supplémentation en vitamine D3 : par exemple, en pharmacie : Zyma-D gouttes ou Dédrogyl, ou sur internet, Bio-D-Mulsion est bien, et de très nombreux autres labos.

– Si on soupçonne une « faiblesse » digestive (maigreur, fatigue), il est courant de constater une insuffisance d’enzymes pancréatiques. La digestion complète des nutriments du bol alimentaire nécessite un fonctionnement minutieux des estomac / duodénum et particulièrement d’une quantité suffisante d’enzymes pancréatiques (amylase, protéases, lipase, etc..). Ce travail est d’autant plus essentiel que la troisième partie du duodénum (D3) se rétrécit et ne constitue parfois plus qu’un orifice étroit, appelé la pince aorto-mésentérique. Les aliments peuvent facilement être refoulés à cet endroit. Il est donc impératif que la digestion du bol alimentaire soit très avancé, voir quasiment finit, au niveau D3. Le gluten moderne peut contribuer à boucher cette orifice. 

 

C’est la base pour retrouver, sur une période allant de 3 à 6 mois, un meilleur fonctionnement intestinal.

 

Conseils divers, nutrition, cuisson

Présence de métaux lourds. S’il y a un soupçon d’intoxication aux métaux lourds (nombreux amalgames dentaires et/ou sur-vaccination, etc…) : le Dr Donatini n’en fait pas une priorité, et tendra à demander un examen fiable. La dysbiose est toujours prioritaire, ne serait-ce que parce que le différentiel électrique entre l’estomac et le duodénum en cas d’inflammation est une des causes de captation des métaux lourds.

N’oublions pas qu’un bon microbiote est un microbiote capable de détoxiquer la plupart des poisons. C’est également un microbiote capable de synthétiser un nombre certain de nutriments (vitamines B et K, omega 3, etc…).

Ostéopathie. Lorsqu’un organe est « ankylosé » depuis longtemps, il faut pouvoir le mobiliser, l’aider à se drainer et à re-fonctionner correctement. Se faire suivre par un bon ostéopathe, éthiopathe ou chiropracteur est une autre clé de la santé digestive.

Probiotiques. Le Dr Donatini ne considère pas les probiotiques comme une solution indispensable sur le long terme. Il faut savoir qu’une bactérie de type probiotique du commerce mute en vingt minutes. C’est dire combien son action est éphémère. En fait il n’est pas très judicieux d’apporter de nouvelles bactéries, surtout en cas de ballonnement et de mauvaise vidange gastrique. Il convient avant tout d’assainir les populations qui prolifèrent, on constate des résultats plus durables. 

On pourrait considérer que la prise de probiotiques serait plus logique par voie rectale : c’est d’ailleurs ce que propose le Dr David Perlmutter (L’intestin  au secours du cerveau), l’autre spécialiste très en vue actuellement de la santé intestinale. 

C’est un sujet complexe et il me semble qu’il faut bien se garder d’avoir des idées bien arrêtées sur le sujet et faire confiance à la science : le nombre de recherches et de publications sur le microbiote augment de façon exponentielle, presque comme une sorte de nouvel Eldorado, faisons confiance à la science.  

Les probiotiques naturels présents dans les aliments fermentés ne présentent pas du tout les mêmes inconvénients (voir pour ça la stratégie du Dr David Perlmutter) : il s’agit de commencer avec de toutes petites quantités (par exemple une pincée de choucroute crue bio) et de bien observer si vous remarquez des améliorations ou non. Pour ce qui est des probiotiques du commerce, il vaut mieux s’adresser à un professionnel de santé qui soit un vrai spécialiste et non un praticien qui fait juste confiance au labo avec lequel il travaille.

Ce qui est certain c’est que le but recherché est commun à tous : baisser l’inflammation chronique, source de tous les maux.

Le Dr Donatini invite à s’intéresser avant tout à l’état des organes de la digestion haute : bouche (et cavité nasale), oesophage, estomac, duodénum).

Les bactéries pathogènes sont très intelligentes : elles se créent une sorte de carapace protectrice : on parle de biofilm résistant. Les biofilms qui sont particulièrement résistants n’ont que faire des « bonnes bactéries » qu’on apporte via des gélules gastro-résistantes, et résistent à l’action des  antibiotiques : il s’agit là d’un vrai et sérieux défis de santé publique.

Il faut dans ce cas là une autre stratégie. Les huiles essentielles semblent intéressantes, encore faut-il qu’elle parviennent jusqu’à leur cible. D’autres stratégies existent (certains auteurs citent l’intérêt des enzymes protéolytiques tels que la cellulase, d’autres de complexes de nutriments à base de psyllium qui seraient capables de « décoller » ce qu’ils appellent les « plaques mucoïdes » encombrant notre intestin).  

A préciser : une irrigation du colon ne changera en rien la composition de votre flore intestinale.

Un cas où les probiotiques sont indiqués : lors de diarrhée prolongée chez une personne qui ne fermente pas).

Pour résumer les probiotiques sont contre-indiqués en cas de ballonnement chronique et de mauvaise vidange de l’estomac (digestion lente, reflux, douleurs gastriques, terrains anxieux, surpoids, etc…).    

 

Mais alors comment ré-ensemencer sa flore intestinale ? Lors d’une conférence donnée le 17/02/2016 à Paris, le Dr Donatini a expliqué que le meilleur allié de la flore, c’est « l’endobiote » : les endobactéries et endomycorhizes (mycellia) présents dans les légumes ayant poussés dans une bonne terre (riche en humus) : ils alimentent et renforcent notre biote, ou flore intestinale. L’ouvrage de Jean Garbaye La symbiose mycorhizienne explique ce miracle de la nature qu’est la symbiose des mycellia avec les racines des plantes. Il faut savoir que c’est ce qui a permis l’apparition des arbres il y a environ 450 millions d’années, car sans mycorhyse il n’y a pas de synthèse de lignine. De magnifiques photos illustrent ces mycorhizes. http://www.quae.com/fr/r3098-la-symbiose-mycorhizienne.html

 

Précisons que le protocole proposé ici doit impérativement être accompagné d’une réforme de l’alimentation. Sans cela, on sera bien en peine d’obtenir des résultats probants. A voir par exemple le livre de Taty Lauwers, cette auteure belge à la fois rigoureuse et plein d’humour : Nourritures vraies, afin de s’alimenter à nouveau avec des « assiettes ressourçantes », et organiser sa semaine quand on est un « Jules » (personne très occupée qui a peu de temps pour cuisiner) avec Je débute en cuisine nature.  

 

Argent colloïdal. Attention à ce puisant désinfectant ! Il est traditionnellement utilisé comme désinfectant de surface ou cutané et il y a une raison à ça : il désinfecte tout, même vos bonnes bactéries…. A utiliser avec parcimonie donc…

Le Dr Donatini observe (de mémoire) : « on voit ainsi arriver au cabinet des personnes (qui ont pris de l’argent colloïdal durant une longue période) qui sont quasi faméliques : elles ont quasiment brûlé leur muqueuse du grêle, et ont amoindrie leur capacité d’absorption » a-t-il précisé le 18/02/2016 lors d’une conférence à Paris (des maux et des mots). Cela peut ainsi devenir dramatique : arrêtons cette mode de consommer par voie interne de l’argent colloïdale à tout va. Une étude ou deux montrent clairement sa toxicité si utilisée trop longuement ou en trop grande quantité. L’argent colloïdal a en effet montré son intérêt dans certaines situations de surinfection (notamment dans des dispensaires africains), mais ça ne signifie pas qu’il faille en faire un allié de tous les jours : « un bon biote ça se cultive comme on cultive un jardin intérieur et c’est avant tout avec une alimentation saine et des légumes bio »

 

L-Glutamine. Dans les cas de porosité, on conseille souvent cet acide aminé, capable de nourrir les entérocytes affaiblis. On préférera éventuellement la citrulline, un « pré acide aminé » (précurseur de l’arginine et marqueur non invasif de la fonctionnalité intestinale) intéressant pour son action dans la reconstruction de la paroi intestinale.

Tant que la prolifération bactérienne / virale n’est pas résolue, l’intégrité de la paroi est atteinte en permanence. 

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Conseils nutritionnels : alimentation hypotoxique

1) Limiter drastiquement lait et laitages, à cause de leur action pro-inflammatoire ; on peut se permettre en revanche des yaourts au soja (occasionnellement) ; A éviter complètement : le lait UHT. Il faut savoir qu’un fromage affiné de plus de 5 mois n’a presque plus de lactose. Préférez les fromages de pâturage / montagne (et plutôt de brebis et chèvre si vous avez un foie sensible).

Rappel des aliments riches en calcium : graine de sésame, brocoli, persil, wakamé, amande, figue sèche, cacao cru, jaune d’oeuf, épinards et autres légumes verts ; 

2) Gluten : à bannir dans la plupart des cas ; le gluten en excès se comporte comme une sorte de colle (et peut littéralement boucher le duodénum).  

Pour moi le gluten c’est l’arbre qui cache la forêt : le vrai problème c’est le blé moderne lui-même et certains suggèrent de parler plutôt de « Frankenblé » : il a été muté (à 43 chromosomes, cf le livre de Julien Venesson qui répertorie les études scientifiques sur le sujet), contient 3 fois plus de gluten que le blé ancien, pousse sur les terres de plus en plus appauvries et donc uniquement à l’aide d’engrais (cf les travaux de Lydia et Claude Bourguignon), copieusement arrosés de pesticides dont certains bien plus dangereux que ce qu’on croyait (glyphosate + adjuvants 100 fois plus toxiques que le glyphosate selon le professeur Séralini) et enfin encore aspergé de pesticides divers dont des anti-rongeurs pour la conservation des grains : bon appétit !

Les principales céréales sans gluten : sarrasin, millet, riz, quinoa.

3) Eviter les FODMAP (glucides fermentescibles) en cas de maux de ventre. Faire cuire les légumes qui fermentent en plusieurs eaux (blanchir 3 mn) : choux, oignons, etc… la première eau emporte certains glucides fermentescibles. En général : limiter les Fodmap (aliments qui fermentent) : cf les listes sur internet, et sur ce blog.

4) Eviter les desserts, surtout les fruits, en fin de repas, puisqu’ils favorisent les fermentations et le ralentissement gastrique ; reporter à 17h, loin du repas. A supprimer complètement en cas de candidose. 

5) Protéines carnées : privilégiez volailles (toutes), poissons et certains crustacés, oeufs.

6) Durant la cure d’assainissement de la flore : limiter les légumineuses (riches en fructose), (les lentilles corail sont un peu mieux car quasiment dénuées d’acide phytique ; de toute manière toujours bien faire tremper les lentilles durant 2 ou 3 jours dans une eau légèrement citronnée, en changeant l’eau chaque jour).

7) Action anti-inflammatoire reconnue : curcuma + poivre ou gingembre (attention à l’excès de curcuma pour les personnes qui fermentent au méthylacétate) 

D’une manière générale le gingembre est un condiment utile ; le citron aussi est bénéfique pour la digestion, tout comme les graines de fenouil, anis et cumin.  

8) méfiez vous des excès de fruits, riches en fructose (en particulier abricots, pastèque, pommes crues, etc… voir la liste complète des Fodmap sur ce blog) car cela pose un problème aux transporteurs membranaires du glucose, en particulier ceux du foie (risque de stéatose, même si ce risque est limité et concerne avant tout les excès de jus de fruits ou de fructose rajouté : http://www.lanutrition.fr/les-news/le-fructose-ajoute-transforme-le-foie-des-enfants-en-foie-gras.html) ; il est à noter que les gros consommateurs de fruits présentent souvent un taux de méthylacétate assez élevé lors des tests respiratoires). Ainsi la consigne est plutôt à la modération (et non la suppression) : surtout en hiver (tout simplement par ce que j’estime que ce n’est pas très naturel de se bourrer de fruits l’hiver). Privilégier les compotes sans sucre rajouté (en magasin bio : les purées de fruits, il en existe même avec de la myrtille). 

9) Alimentation variée : c’est un des principes d’éducation de notre système digestif : tout porte à croire que nous sommes fait pour avoir une alimentation variée : les tests des intolérances alimentaires pointent systématiquement les aliments que l’on consomme très souvent ; même entre le déjeuner et le dîner, ne consommez pas les mêmes plats…

Précisons que les intolérances alimentaires sont la conséquence de la porosité intestinale, et non l’inverse. Les tests d’intolérances (réactifs aux IgG sont par conséquents intéressants mais pas indispensables – de plus en plus d’auteur remettent en question la fiabilité de ces tests, dont par exemple le Dr Philippe Fievet, auteur de « Intestin-carrefour-de-mon-destin.fr »). La solution n’est pas l’éviction des aliments qui ballonnent (leur diminution temporaire oui) car ça rend paresseux notre intestin. Le célèbre formateur André Burckel explique dans son ouvrage Le régime microbiote, comment favoriser la croissance des bonnes bactéries via l’introduction en douceur de certains aliments prébiotiques.   

 

Videos du Dr Donatini

1) Extrait de conférence au congrès de Reims

 

2) Autres videos :

Alimentation et fermentations : le faux problème de l’équilibre acido-basique : le souci vient avant tout de l’inflammation ; cf l’article issu de la conférence du Dr Donatini au congrès des thérapies quantiques Reims le 19/11/2012 : lien

Comment suivre une formation avec le Dr Bruno Donatini ? s’adresser à l’ECIM : European College of Integrative Medicine : http://ecim.pro/European-College-of-Integrative-Medicine.html demandez Caroline Healey.

 

Conseils personnels :

1) Evaluer si l’on a une sécrétion suffisante d’acide chlorhydrique (HCL) dans l’estomac peut s’avérer utile : cette approche en vogue outre-atlantique fait de plus en plus d’émules sur le vieux continent : la formation avec Bruno Lacroix que j’ai suivi il y a plusieurs années, regorgeaient d’informations sur cette approche : le stress et l’hyperactivité chroniques contribuent à créer une « hypochlorhydrie » : en gros, la digestion est mal partie puisque l’HCL c’est, avec la salive, le tout début de la digestion. L’hypochlorhydrie entraîne : faiblesse de sécrétion de pepsine, mais également de bile et d’enzymes pancréatiques. Rappelons que la bile et les enzymes pancréatiques sont la garantie de :

  1. une bonne digestion (découpage des molécules)
  2. l’alcalinisation du processus digestif (dès le duodénum puisque c’est leur lieu d’arrivée)  

Pour moi il y a un lien évident entre l’hypochlorhydrie et la prolifération bactérienne au méthylacétate, et donc l’acidification du grêle (= la fameuse « acidose » des naturopathes). Conclusion : il faut un estomac sain et bien acide (Ph proche de 2) pour garantir un grêle alcalin !

Remarques : les « acidités » gastriques et brûlures d’estomac sont le résultat de reflux et de mauvaise vidange gastrique chronique. Cette façon de voir les choses est donc très lourde de conséquences : ça remet en question la pertinence de la médication aux IPP au long cours !

Il faut donc apprendre à assainir le milieu gastro-duodénal, et à redynamiser les organes de la digestion.

Pour schématiser : il est évident que si vous mangez sucré (petit déjeuné français ou pain blanc / pâtes blanches ou desserts) matin et midi et que vous restez toute la journée assis sur une chaise, ça va fermenter dans le tube digestif ! Si cette fermentation devient chronique, un ralentissement global des organes digestifs va s’installer et le cercle vicieux qui va avec : fermentation /atonie des muqueuses (que l’on peut mesurer à l’échographe).

Ne pas oublier l’importance de :

  • mastiquer (et manger dans le calme) 
  • reposer de temps en temps le tube digestif (jeûne intermittent par exemple)
  • de ne pas trop grignoter entre les repas : ça empêche le CMM de phase 3 (Complexe Moteur Migrant) de se faire : environ toutes les 2 heures, un balayage musculaire se fait de l’estomac jusqu’à la fin de l’intestin afin de réaliser un nettoyage interne : cela se fait à la seule condition que l’estomac soit vide. Donc grignoter souvent entre les repas peut s’avérer catastrophique sur le long terme.        

 

2) Crudités : à éviter dans de nombreux cas de dysbiose : en excès ça peut irriter l’intestin ; il est éventuellement possible de les « décrudire » quelques minutes (idéalement à la vapeur douce)

3) ne pas oublier l’importance des bonnes graisses : à la fois insaturées (notamment omega 3) et saturées (et oui !) à « chaîne moyenne » comme l’huile de coco par exemple, dont on parle de plus en plus, ou encore la graisse de canard, l’huile d’olive ou le beurre de qualité. Attention cependant à la qualité et la quantité de gras / huile lorsque l’estomac et/ou le foie sont fragilisés. Bannir avant tout les graisses / huiles trop cuites.

Selon le Dr Julia Ross (Libérez vous des fringales), une des astuces pour être moins attiré par le sucré : augmenter la consommation de protéines et bonnes graisses, notamment le matin, durant quelques semaines.

Merci pour votre attention !  

 

Sur Paris il existe de plus en plus de thérapeutes qui proposent les tests respiratoires, dont plusieurs médecins et une gastro-entérologue.

 

Pour ma part je reçois en consultation à Paris 17ème et parfois à Montfermeil (93)

 Christophe ETIENNE

Conseiller en phytothérapie (Dumenat – Paris XIII-Bobigny) et mycothérapie – Profilage alimentaire individualisé – Tests respiratoires   

https://www.medoucine.com/consultation/montfermeil/christophe-etienne-naturopathe-troubles-digestifs/62

125 commentaires pour “Dr Bruno Donatini : traiter enfin les dysbioses intestinales”

  1. bazas dit :

    Bonjour,

    J’aimerais suivre le protocole de soins recommandé par le dr DONATINI. J’habite à Angers mais je peux très bien me déplacer.

    Merci pour votre réponse.

    cORDIALEMENT

    • Christophe Etienne dit :

      Bonjour oui effectivement je propose le protocole du Dr Donatini en Cabinet (Paris 17ème) ; en cas de pathologie je conseille toujours de consulter directement le Dr Donatini à Cormontreuil (limitrophe Reims), il y a juste beaucoup d’attente en ce moment (7 mois environ) ; cependant il est possible de gagner du temps en faisant notamment les tests respiratoires chez un thérapeute équipé (dont je fais partie donc) cdt CE

      • rose dit :

        Bonjour, je souhaiterai connaître le prix de la consultation et des analyses demandés (une fourchette).
        Cordialement

        • michele l dit :

          Bonsoir Mr Etienne

          est ce possible de faire les tests avec vous et de voir le Dr Donatini plus tard en fonction des résultats ?

          Vous avez combien de temps de délais de votre côté ?

          J’ai pris rdv ce jour avec dr Donatini et ce n’est pas avant fin 2014. Sachant que je souffre depuis 2007 … sans avoir jamais de réponses ou aide efficaces.

          merci d avance

        • Michele l dit :

          Merci pour votre réponse que je n’avais pas vu !
          j’ai vu Dr Donatini hier, detection d’hydrogène, donc régime alimentaire FODMAP, je reviendrai surement vers vous si besoin.
          Bonne soirée

  2. HAAS Richard dit :

    Bonjour,

    Comme ancien professionnel de la santé j’avais organisé l’un des séminaires du Dr. Donatini sur la région et connais donc sa méthode. Sans analyse du gaz exhalé il est difficile de trouver les produits adéquats sauf à être un grand expert. Son approche des dysbioses est des plus intéressantes et le bon Docteur connait son sujet. Je connais pourtant des personnes à qui les huiles essentielles greffés sur champignons ne réussissent pas bien, Il est vrai que le test recommandé n’ayant pas été réalisé.. Chaque être est une personne unique. Ceci étant dit je pense que c’est une excellente vision de ces maladies en voulant diminuer la flore pathogène et de leur traitement. Si en plus on respecte les consignes alimentaires qu’il préconise j’estime que le succès sera à bout. Malheureusement tout le monde n’est pas prête à passer au végétarisme. Dommage !

    Plusieurs méthodes de différentes approches se partagent le marché et chacun peut y trouver son compte. La Cellsymbiosisthérapie préconise les produits lacté-fermentés à base de plantes comprenant une cinquantaine de souches bactériennes différentes. Le produit est acide et réduit ce qui au niveau Bioélerctronique de L. Cl. Vincent LE but recherché. Là encore certaines personnes ont du mal avec cette approche et faut commencer pour eux par de faibles doses.

    Reste enfin les classiques probiotiques ou il faut choisir le, plus de souches possibles et dosées le plus haut possible pour obtenir une efficacité. Tout le monde là non plus les supporte bien.

    Il faut trouver son thérapeute et sa thérapie qui en fonction de l’état de santé de son patient devra choisir la meilleure solution pour ce dernier.

    Pour ma part et pour la prévention je suis assez pour les prébiotiques à base d’acasia à haute tolérance et qui permet l’entretien et de favoriser la pousse de la bonne flore intestinale.

    Salutations.

    Richard.

    • Christophe Etienne dit :

      Bonsoir Richard j’ai beaucoup entendu parlé de vous, et je vous remercie de votre mot.. je m’intéresse beaucoup à la BEV (ainsi que l’ionocinèse) en ce moment et je ne tarderais pas à écrire quelques mots sur ce bon génie de professeur Vincent.. Ce qui est certain c’est que chacun est unique et qu’il est rigoureusement impossible de trouver quelques thérapeutique que ce soit qui serait valable pour tout le monde. Donatini apporte sa contribution, fort pointue il est vrai, et n’oublie pas de rappeler intelligemment que toute séance comporte 50% de placebo.. D’autre part il est vrai que les conseils alimentaires, clairement le sans gluten sans caséine, représente une part importante si ce n’est un incontournable à la guérison. Les conseils détaillés dans les topos de Taty apportent aussi à mon sens de précieux atouts. Au plaisir. CE

  3. Blivet Michelle dit :

    Bonjour,
    je prends actuellement du Yakult . j’ai arrêté plusieurs fois les yaourts que je fais moi même avec du lait sans lactose. mais je ne vois aucun changement avec ou sans les yaourts et sur des périodes + ou moins longues, mon état intestinal est identique( fermentations, ballonnement, flatulence… je commence tout juste à utiliser de la farine d’épeautre pour mes préparations culinaires. Je me sens mieux avec le Yakult, pouvez-vous me dire si cela est contre indiqué pour moi En vous remerciant MB

    • Christophe Etienne dit :

      bonjour comment voulez vous que je sache si le Yakult est contre-indiqué pour vous ? il faut consulter.. si vous vous sentez mieux avec ça c’est l’essentiel.. visiblement vous digérez bien le lactose, peut être êtes vous en plus de groupe sanguin B ? parfois le groupe B tolère mieux les produits laitiers.. mais ce n’est pas systématique.. d’autant que ce ne sont pas des notions scientifiques… mais je reste malgré tout ouvert à cette approche comme à toutes les autres approches…

  4. Bonjour, merci pour l’éclairage de notre ventre et de sa vie interne et externe.

    J’aimerai avoir l’adresse d’un médecin qui pratique la même chose que le Docteur Bruno Bonatini
    dans le sud ouest de la France, Toulouse Pau Tarbes Auch où autres.

    Merci pour votre réponse rapide, car c’est urgent.

    Anne

  5. Merci pour votre réponse, pouvez-vous me donner l’adresse du Médecin sur Toulouse?

    Bien à vous et bonne continuation,

    Anne Laroche de Rosa

  6. Nicole Bouillez dit :

    Nicole Bouillez

    Merci pour votre réponse , et pouvez-vous me donner l’adresse d’un médecin sur Genève.
    meilleurs messages

    Nicole Bouillez

    17/12/2013

    • Christophe Etienne dit :

      c’est vrai que j’ai rencontré un médecin suisse en formation mais je ne retrouve pas ses coordonnées… le plus simple est de faire une recherche internet sur « médecin micro-nutrition) cdt

  7. Cécile dit :

    Connaissez-vous un médecin formé par Le Dr Donatini en Belgique ?

    • Bonjour,
      Dans le cadre du traitement des troubles de comportements alimentaires, j’aimerais compléter ma prestation par un avis plus éclairé sur les troubles de la fermentation dont souffrent mes patients.
      Accepteriez-vous de me partager le petit questionnaire que vous avez mis au point afin de déterminer la fermentation dominante la plus probable car l’appareil GazDetect est hors de portée de mon budget ?
      En vous remerciant par avance,
      Cordialement,
      Pierre LASSALLE

  8. Christophe Etienne dit :

    bonjour quel questionnaire ? le iomet ?

  9. bruyère dit :

    Bonjour
    Pouvez vous me donner les coordonnées d’un spécialiste gastro entérologue formé par le Dr Dominati sur AVIGNON, svp ?
    Merci d’avance
    bruyere.bernard@wanadoo.fr

  10. ESCOFET dit :

    Bonjour,
    pourrais-je avoir le nom de la personne sur Toulouse, s’il vous plait?
    Je vous remercie

  11. Isabelle dit :

    Bonsoir,
    Je souffre de la maladie de Crohn avec une pullulation bactérienne chronique. Les médecins que j’ai consulté n’arrivent pas à me traiter.
    Pensez-vous que le Dr Donatini prend des patients de Suisse?
    Merci pour votre réponse
    Isabelle

    • Christophe Etienne dit :

      bonjour oui bien sûr il y a régulièrement des suisses qui viennent voir le Dr Donatini… il y a pas mal d’attente..

  12. NAGAPIN dit :

    Bonjour,

    Après 3 ans de suivi d’un régime sans lait et peu de gluten suite à une porosité intestinale. J’ai commencé à avoir des douleurs au niveau du colon ascendant et transverse fin 2013. J’ai fait une colonoscopie et le gastro m’avait trouvé des zones inflammatoires (suspicion des symptômes de crohn) dans les 2 parties concernées du colon. Je n’y croyait pas trop ( ayant une prise de sang normal) Ayant lu votre article et parcouru le « schéma »qui montre les zones les plus touchées par l’inflammation je me rend compte que mon problème (suite à l’analyse de ma flore via un MOU)que je suis positif au candida albican(modéré). Ma question est la suivante: ces douleurs sont dûes à l’inflammation de la muqueuse? Je dois « nettoyer cette mauvaise flore ? Le traitement du Dr Donatini donne des résultats sur quelle terme? (3 , 6 mois)etc.. Merci pour votre réponse John (Bruxelles)

    • Christophe Etienne dit :

      on observe régulièrement des dysbioses intestinales alors que les analyses sanguines sont bonnes… d’ou l’intérêt des tests respiratoires qui amènent de nouveaux paramètres de diagnostiques. Oui les douleurs sont dues à l’inflammation, elle-même étant due à la prolifération d’agents infectieux (bactéries et levures pathogènes, parasites, virus). Les analyses de candidoses et/ ou des parasites sont utiles. Oui nettoyer la flore pathogène est la première et indispensable étape : il faut souvent au moins 3 mois de cure, voir 6 mois : compléments du labo DFN (à base de champignons médicinaux) + éventuellement autres produits (polyphénols, omega 3, enzymes pancréatiques, drainage hépatique, oligo-élémnents, acides aminés, etc…). Lorsque les cellules digestives sont dégradées il convient de chercher à les régénérer : certains champignons médicinaux, micro-algues ou encore des champs magnétiques ou scalaires peuvent être alors conseillés.

  13. NAGAPIN dit :

    Grand merci

  14. vagner dit :

    Bonjour
    j’habite à Metz
    ya t-il quelqu’un dans ma région.
    Sinon je peux aller à Paris mais je n’ai pas trouvé les coordonnées de Christophe Etienne
    merci

  15. Erika G. dit :

    Bonsoir,

    Recevez-vous des enfants en consultation pour des bilans de troubles de l’attention, hyperactivité… quand on soupçonne une origine digestive ?
    Merci

  16. JuLaChamp dit :

    Bonjour M. Etienne.
    Je m’appelle Julien, j’ai 29 ans. Depuis des années, mon état de santé s’est détérioré notamment à cause d’une multiplication des angines, bronchites, « soignées » à coups d’antibiotiques. On a fini par par me diagnostiquer la Maladie de Widal. J’ai été opéré de polypes il y a deux ans, au bout d’un an, tout est revenu. Mes crises d’asthme sont de plus en plus fréquentes et je suis devenu résistant aux corticoïdes. Surtout je me suis réveillé. Je cherche aussi de mon côté, et petit à petit, je me demande si justement mes problèmes ORL (stade 4) ne pourraient pas venir de « plus bas » (je suis sûr que si, après des années de 4 à 5 fois d’antibiotiques par an!). Le professeur Dessi compte me ré-opérer, très bien mais je compte me prendre en charge car je suis à bout de forces physiques et mentales (sommeil, concentration etc).
    Je comptais consulter un gastro-entérologue. J’habite à Marseille. Mais justement, quel est votre avis?
    Cordialement. Julien L-C

    • Christophe Etienne dit :

      bonjour je pense que consulter un praticien formé par le Dr Donatini serait une bonne chose. L’impératif est de stopper la dégradation de votre immunité et tenter d’inverser la tendance. L’utilisation de champignons médicinaux, qui sont d’excellents antiviraux, ainsi qu’assainir la flore peuvent certainement vous aider. N’hésitez pas également à consulter un médecin formé en micro-immunothérapie.

      • MANIN dit :

        Bonjour,

        Par rapport à cette méthode thérapeutique quels sont les taux de réussite ou d’amélioration notables des troubles?

        • Christophe Etienne dit :

          Il est impossible de répondre à cette question. Comme la plupart des thérapeutiques il y a environ 40 à 60% des personnes de « améliorées » à « très améliorées ». Il ne faut hésiter à mon sens à l’englober dans une approche de médecine naturelle globale.
          En revanche l’enseignement du Dr Donatini est très précieux car il apporte un éclairage inédit et particulièrement pertinent sur ce qui se passe dans notre tube digestif, suite à des dizaines d’années de recherche assidues, d’observations et mesures de ce qui se passe au niveau digestif à l’aide de nombreux appareils.

  17. Lorient Irene dit :

    Bonjour Christophe.
    L’approche du Dr Donatini m’intéresse. Je souhaite savoir si vous pensez que l’addiction peut faire partie des maladies crées par un déséquilibre du microbiote intestinal.

    J’ai souffert toute ma vie de cette maladie (addiction au sucre, aux glucides, boulimie de type hyperphagique) et en suis guérie depuis bientôt 3 ans grâce au baclofene, médicament utilisé depuis plusieurs années maintenant pour l’alcoolisme.Car maigres ma connaissance de la diététique, je ne parvenais pas à sortir du cercle vicieux de la dépendance. Une fois guérie,et une sérénité trouvée face à l’alimentation, j’ai pu mettre en place, une nourriture physiologique et saine qui , je l’espère pourra me permettre un jour de me passer de la béquille du médicament.

    Merci de votre attention
    Irène Lorient Association Baclofene

    • Christophe Etienne dit :

      Les addictions sont en effet très liées à la dysbiose intestinale puisque celle ci va perturber la sécrétion des neurotransmetteurs (dopamine, sérotonine entre autres). En assainissant la flore (notamment celle à méthane et à méthylacétate), on peut contribuer à une meilleure production de ces neurotransmetteurs. L’addiction sera d’autant plus forte si le foie est touché (stéatose, fibrose). Il s’agira donc également de traiter naturellement le foie et d’apporter en plus probablement des omega 3 (+phospholipides pour une meilleure assimilation) et de la vitamine C, parfois du chrome.

  18. JM Defossez dit :

    Bonjour,

    Ce texte est passionnant !

    Docteur en physiologie animale de formation, j’ai souffert de fatigues chroniques très lourdes et de maladies auto-immunes avant de découvrir par moi-même, i y a des années que les huiles essentielles pouvaient m’aider.

    La cause première serait donc les intestins et leur flore ?

    Je ne le crois plus. Selon moi, la cause première du dérèglement est respiratoire ou plutôt l’effet que les émotions négatives ont sur notre respiration. La sous respiration induite pas le stress cause une tendance acide au niveau du sang, une constriction réflex des fibres musculaires lisses (donc des vaisseaux sanguins) et, de là, un abaissement de l’oxygénation du grêle. Sans parler de l’effet de massage des viscères que le diaphragme possède uniquement quand il bouge suffisamment et dans les bonnes conditions.

    J’ai été tellement stupéfait de voir les effets sur ma santé du simple fait de réactiver (ou non ! ) une respiration plus « libre » en début de journée que je propose aujourd’hui de ateliers de respiration par tout où je le peux.

    A mon sens, les huiles essentielles et le contrôle de l’alimentation sont de merveilleux outils, mais ils ne suffiront pas à longs termes si rien ne change au niveau de la manière de respirer.

    Toutefois, et c’est là que tout devient extraordinaire, j’observe au quotidien que la prise d’huiles essentielles ayant une action sur les intestins améliorent l’humeur, réduisant ainsi le stress et rendant la respiration plus ample. Cercle vertueux !

    La boucle est ainsi faite.

    Je ne prétends pas détenir LA solution, mais invite toutes personnes concernées à s’intéresser en plus de tout le reste à la/sa respiration.

    C’est si simple et si bon de RRRRRespirer !!

    Merci encore pour l’aide que vous apportez.

    Cordialement,

    JM Defossez

    • Christophe Etienne dit :

      Je suis à 100% d’accord, les toutes premières choses à faire sont toutes simples, et l’hygiène de vie, notamment respirer et faire de l’exercice physique est fondamentale.
      Respirer et primordial pour une personne « acidifiée » puisque le poumon est, avec le rein et la peau, le principal excréteur d’acide. Mais comme expliqué par le Dr Donatini dans son livre, la principale source « d’acidification » est la dysbiose intestinale puisque c’est la flore dégradée qui produit de l’acide acétique quelque soit l’aliment ingéré.
      Ensuite, selon moi, c’est le stress et le manque de repos, enfin le manque de transpiration.

  19. Charlotte dit :

    Bonjour, merci pour toutes ces informations. Il y a cependant quelque chose que j’aimerai vous demander. Connaissez vous le kefir (de fruit) et le kombucha ? Si oui, recommandez vous ces boissons fermentées? Vous semblez proscrire les probiotiques, et il me semble que l’on en trouve de manière naturelle dand ces boissons, est ce que l’on parle de la même chose?
    Merci beaucoup pour votre reponse.

    • Christophe Etienne dit :

      Les kéfirs : les réactions sont extrêmement disparates : certains constatent des effets positifs, d’autres pas du tout : en fait tout dépend des bactéries qui ont proliférées. Une bactérie c’est excessivement instable : comment savoir dans ces conditions ce qu’on ingère ?… En revanche j’ai une bonne opinion des légumes lacto-fermentés : personnellement la consommation d’un peu de choucroute crue avec mes aliments me fait du bien.

  20. Mbarka Boualleg dit :

    Bonjour

    J ai lu votre article et vous mettez en avant que vous connaissez le dr Donatini via Marion Kaplan j aimerais savoir ou est ce que Marion Kaplan consulte sur aix en Provence ou se situe son cabinet svp

    • Christophe Etienne dit :

      Bonjour
      selon mes renseignements Marion ne consulte plus ou alors exceptionnellement. Pour avoir la liste des personnes de votre région qui pratiquent l’approche du Dr Donatini il faut la demander à foret-nature@orange.fr

  21. Mbarka Boualleg dit :

    Merci de m avoir répondu

  22. valeriev dit :

    Bonjour,je suis allée consulter un docteur formé par le docteur donatini. Elle m’a fait les tests et m’a demandé d’arrêter gluten lait sucre.elle m’a fait commandé les poudres du dr mais en aucun cas ne m’a parlé du régime appauvri en fodmap. Qu’en pensez vous ? Merci d’avance.

    • christophe Etienne dit :

      disons que les principaux aliments qui pausent problème sont précisément gluten, lait et sucre. C’est aussi la qualité des aliments qui pose problème, couplé au mode de vie sédentaire (pas assez d’exercice physique). Selon moi le gluten c’est l’arbre qui cache la forêt : en fait c’est le blé moderne qui est devenu un quasi-poison… (un OGM en fait) démontré maintes fois (cf le livre de Julien Venesson sur le sujet, regroupant 400 études scientifiques) ; donc le mieux est de l’éviter et de préférer le blé bio, ou encore mieux l’épeautre. Et effectivement en cas de dysbiose il est vivement recommandé de supprimer durant un bon moment toutes les céréales (sauf le riz), surtout si vous êtes du groupe sanguin O (selon moi). Concernant les Fodmap oui effectivement en cas de dysbiose la consommation de légumineuses et choux cause des fermentations. Donc il faudra les éviter, mais il existe cependant des astuces : pour les choux (surtout le choux frisé) il est recommandé de le blanchir 2 fois (blanchir = 3 mn à l’eau légèrement bouillante et jeter l’eau) puis vous finissez la cuisson normalement, et pour les légumineuses (lentilles et cie) il faut les faire germer, ce n’est pas si compliqué que ça : il faut les faire tremper dans l’eau 3 à 4 jours (changer l’eau tous les jours sinon ça fermente) et ensuite vous les faites cuire normalement. Les Fodmap ce n’est pas « interdit », il faut simplement éviter d’en manger 2 au même repas… d’ailleurs c’est ce qu’on fait traditionnellement : les choux et les lentilles se mangent généralement avec de la viande ou du riz…

  23. wissler dit :

    Bonjour,
    J’ai effectué des tests respi chez un praticien formé par le dr Donatini(methylacetate),cependant j’ai la quasi certitude d’etre atteint d’une grosse infection bacterienne intestinale(prise de doxycyccline en automedication pendant des mois).
    Dois je demander à mon medecin une coproculture ou puis je commander directement du coriolus et ganoderme.
    J’aimerais prendre rendez vous chez le Dr Donatini mais je ne tombe sur personne,pourriez vous m’indiquer un numéro valide ou un gastro enterologue formé par Donatini dans le region sud(je suis à Toulouse).

    Merci infiniment pour vos reponses

    • Christophe Etienne dit :

      Pour avoir le cabinet du Dr Donatini, il faut aller dans les pages jaunes, ville de Reims. Il faut insister pour avoir quelqu’un. Vous pouvez pourquoi pas commencer à prendre du Reishi, il est toujours bon de contribuer à remonter son système immunitaire, mais faire les tests respiratoires apportent des renseignements incontournables. Les champignons médicinaux ont le vent en poupe, on en trouve dans tous les magasins bio maintenant… Les immunostimulants les plus reconnus sont Ganoderme (reishi), shiitaké et coriolus. Il y a aussi maitake et agaricus blazei.

      • bochereau dit :

        Bonjour,
        Merci de m’indiquer si un médecin formé par le Dr Donatini consulte dans l’Ouest car j’habite dans le 49 (Cholet) et j’aimerais effectuer le test du souffle car je souffre de divers pathologies et j’aimerais me soulager. Christine. crisboc@hotmail.fr

        • Christophe Etienne dit :

          Je suis navré, comme indiqué à maintes reprises il n’existe pour l’instant aucune autre manière que de demander la liste des praticiens de votre région à foret-nature@orange.fr Ils sont probablement débordés et je ne sais pas s’ils peuvent répondre à tout le monde…

          • denis dit :

            bonjour pouvez vous m indiquer l’adresse des praticiens de la loire 42 merci d’avance

          • Christophe Etienne dit :

            encore une fois la seule manière, pour l’instant, d’avoir la liste des praticiens de votre région formés par le Dr Donatini est de la demander à foret-nature@orange.fr
            Christophe

  24. prost dit :

    bonjour,
    j’ai vu un site d’un médecin qui pratique le protocole Dr Donatini qu’il préconise aussi du sport également mais là où je me pose des questions c’est qu’il bannit la piscine ? Si vous pouvez m ‘éclairer SVP , je vous en serais reconnaissante ?
    Cordialement
    Agnès

    • Christophe Etienne dit :

      oui en effet le Dr Donatini déconseille la pratique de la piscine aux personnes souffrant de dysbiose (ou tout autre « terrain » bactérien et/ou viral c’est à dire ayant une faiblesse immunitaire) tout simplement parce que les piscines sont des nids à bactéries et virus… Cela ne s’applique donc pas selon moi à la mer ou autres espaces naturels. J’ai entendu parler d’une piscine formidable à Vanves (92) (eau ‘pure’ issue de forage et assainissement par ozone) mais je ne sais pas si elle est réellement plus « saine »…

  25. david dit :

    Bonjour,
    après une très forte inflammation de l’intestin un soir il y a 1 an et demi , plié en deux pendant 15 heures , ma vie à basculé ,mon état digestif c’est dégradé et pour en rajouté une couche après une fibroscopie et coloscopie ou biensur tout était normal mon état n’a fait qu’empirer . entre temps ayant perdu 13KG et inquiet de se qui m’arrive je vais voir un médecin qui semble connaitre le sujet et me fais faire un test aux intolérances alimentaires chez ZAMARIA . problèmes donc avec gluten , lait fruits à coque … et on décèle le fameux candida-ALBICANS . On me donne donc le probiotique LACTIBIANE et du MY’COKYL , sans oublier un régime sans sucre . est-ce le bon procédé ? car un intestin poreux assimile mal les aliments et toutes autres choses . Je suis un peu perdu dans tous ca , j’ai l’impression que la aussi tout le monde veut tirer profit des gens mal en point et qui malheureusement ne trouve pas de réponses après meme plusieurs années . je voudrais savoir ce qu’il faut faire pour retrouver du poids surtout , et suivre le chemin de la guérison . merci

    • Christophe Etienne dit :

      vous devez bien vous douter que je ne donne pas de renseignements en dehors d’une consultation. Effectivement les fibro/coloscopies ne peuvent évaluer l’état de la flore intestinale et c’est là que l’appareil permettant de mesurer les composés organiques volatils émis par une flore dégradée (via le souffle expiré) apporte de précieux renseignements. C’est un test largement pratiqué par les gastro-entérologues de nombreux pays mais encore très peu en France. Espérons que cela changera rapidement. Comme vous avez dû le lire il est de plus en plus admis que la prolifération bactérienne intestinale (SIBO en anglais) est une contre-indication aux probiotiques car cela ne résout en rien la prolifération et donc les ballonnements (et douleurs) associées. Les huiles essentielles en revanche peuvent être utiles, encore faut-il qu’elles parviennent jusqu’à l’intestin et qu’elles ne provoquent pas de désordre gastrique et/ou hépatique. Une alimentation adaptée à votre profil est également essentielle ; selon moi il est souvent utile de passer par une cure de quelques semaines genre « nouvelle flore » (cf le livre « Du gaz dans les neurones » de Taty Lauwers, dans lequel elle affine entre autres l’approche de la doctoresse Campbell McBride), cure dans laquelle il y a un % non négligeable de bonnes protéines et de bonnes graisses (qui fermentent peu ou pas). Il est indispensable de bannir les céréales et les huiles non bio, et dans de nombreux cas bannir les céréales tout court (sauf le riz et quelques autres).

  26. tanit dit :

    Remarquable ressource, son contenu très fourni est un exemple pour moi de l’information santé à trouver sur internet

  27. cordelier dit :

    Bonjour, merci, pour cet article très intéressant et instructif.
    J’ai modifié complètement mon mode de vie et alimentaire il y a 2 ans en arrêtant café, gluten, produits laitiers, viandes, poissons, sucre, sel, aliments transformés, industriels selon les principes hygiénistes de thierry casasnovas si vous connaissez, donc végétalisant énormément mon alimentation, avec des jus de légumes a l’extracteur, des verdures, crudités, des fruits, des graines, avocats, coco etc…J’ai beaucoup gagné en santé, sauf intestinale….Je constate que mon microbiote a du mal a se ré-équilibrer a cette nouvelle alimentation, et/ou sur-développement bactérien/candidose qui se sont installés a cause d’un péristaltisme en chute libre sans ces béquilles stimulantes qui m’assuraient un bon transit ( produits animaux, café etc…)Les lavements et quelques plantes médicinales limitent les dégâts mais…beaucoup de fermentations, de gazs, ballonnements et sensations que les aliments me restent sur l’estomac, pulsions sur de grosses quantités de fruits ( recherche de sucré…)
    Achlorydrie également suite au test du bicarbonate : 0 éructation !

    (…) j’ai ré-introduis huîtres et quelques compléments oméga 3-6-9, huile de Krill, ail, berbérine, gingembre, menthe poivrée, cannelle de ceylan, huile de coco vierge et shiitaké. Le confort digestif a l’air de revenir, lentement mais surement…
    Je souhaite continuer a consommer du quinoa et du sarrasin de temps en temps, que pensez vous de ces « pseudo-céréales » ?
    Quel est votre conseil pour favoriser/optimiser le péristaltisme ?
    Et aussi, Pensez vous qu’il soit nécessaire de prendre des probiotiques ou enzymes spécifiques pour pouvoir digérer/assimiler les végétaux crus cellulosés ? Je constate dans mon entourage « crudivore » que beaucoup les digèrent sans problème et ont une sacrée énergie a revendre….!
    Merci d’avance pour vos réponses
    CORDIALEMENT

    • Christophe Etienne dit :

      votre témoignage montre bien que chaque personne est unique et c’est bien la raison pour laquelle il est nécessaire de consulter pour avoir des conseils personnalisés. Selon mes observations la mode « végétale » à la Thierry Casasnovas n’est pas du tout adaptée aux personnes du groupe sanguin O ; d’ailleurs les personnes a qui cette alimentation réussit sur le long terme (le côté végétarien, pas le cru) sont presque systématiquement du groupe sanguin A ou AB selon ma petite enquête.
      L’embellie du crudivorisme est en revanche presque toujours de courte durée : ça finit toujours par fermenter (donc ballonner) à un moment ou un autre.. et si en plus il y a beaucoup de fruits, on finit par se fabriquer une belle candidose (mycoses, brouillard mental, troubles nerveux, fringales sucrées pour les premiers symptômes) ou un foie gras (en effet l’excès de fructose favorise la stéatose hépatique).
      Il ne faut quand même pas oublier que l’espèce humaine est devenu intelligente en partie parce qu’elle a commencé à cuire ses aliments (selon les dernières recherches on cuit nos aliments depuis plus d’1 million d’années), et également parce qu’elle a consommé davantage d’amidon (céréales), mais jamais à en faire la base de son alimentation… ça ça n’est que depuis 80 ans…

      Tout ceci explique les critiques que Thierry Casasnovas, pédagogue hors pairs, subit. Et aussi d’où les conseils d’irrigation du colon qu’il donne… or en faire trop est une mauvaise idée car plus on fait d’irrigations plus on rend la paroi intestinale atone.. Bon bien-sûr la plupart du temps c’est bien fait mais je m’interroge sérieusement sur l’utilité d’en faire souvent… c’est bien la preuve qu’il y a un souci quelque part.
      Et aussi d’où les récents changements de son discours : il s’intéresse enfin aux bonnes graisses, et apparemment il ne serait pas contre la viande ; le fait qu’il évolue prouve qu’il est intelligent.

      Donc le problème est bien ailleurs : c’est la qualité de la flore intestinale qui est en cause. Elle s’est beaucoup dégradée depuis plusieurs décennies, résultats de la combinaison de nombreux paramètres : pollutions (dont mercure dentaire), malbouffe, aliments dénaturés (blé muté, terres appauvries, pesticides plus dangereux que ce qu’on croyait, aliments transformés) trop de glucides, sédentarité, et par dessus le marché une augmentation vertigineuse des accouchements par césarienne, ce qui est catastrophique pour la qualité de la flore… N’oublions pas que nous héritons de la flore familiale.. ainsi il existe une dégradation de génération en génération, de cette flore. Nos bébés naissent déjà pollués, avec un système immunitaire faible.. C’est inquiétant pour l’avenir.

      Avec une flore dénaturée bien sûr que les jus et le cru (vitamines, enzymes) apportent du mieux au début.. Mais en ce concerne le cru, rapidement on s’aperçoit que, pour donner une image, les bactéries se servent avant les enzymes (donc fermentations).
      La solution est plutôt d’assainir la flore (et veiller au bon fonctionnement de l’estomac). Et pas avec des probiotiques : les biofilms sont souvent bien trop résistants pour que ce soit efficace, mais plutôt avec des huiles essentielles savamment dosées. Pour rappel un biofilm est une carapace créé par les bactéries pathogènes, qui leur permet de s’incruster durablement sur la muqueuse digestive et résistent à toute intrusion.

      Pour répondre à votre question, il est parfois utile d’utiliser des enzymes pancréatiques. Et pour le péristaltisme, on pourra utiliser le Hericium, le sport, le psyllium, améliorer la vidange de l’estomac, etc.

  28. patricia dit :

    Bonsoir,
    Souffrant moi même de dysbiose intestinale ( le diagnostic vient d’petre établi), je suis le regime fodmaps, complements alimentaires, ainsi que la mycotherapie………
    Je voudrais savoir au bout de combien de temps je pourrais observer une amélioration ? On parle de minimum 3 mois de traitement…Pas avant ? Car j’ai commencé le régime fodmaps le 28 juin et la mycotherapie le 12 juin…
    Y aurait-il autre chose que je pourrais prendre afin de diminuer la diarrhée qui peut survenir à n’importe quel moment ?
    Ensuite, j’ai vu que le Docteur Donatini a écrit un livre, pourriez vous me donner les réferences ?

    • Christophe Etienne dit :

      le livre est « les champignons comestibles, aliments d’avenir
      Sur la durée d’amélioration encore une fois il n’y a pas de règle puisque chaque personne est unique, et tant que vous n’aurez pas trouvé la cause vous n’aurez pas entière satisfaction. Des selles molles sont généralement le signe d’une micro-inflammation chronique causée par la présence de bactéries inflammatoires et/ou de parasites. Les huiles essentielles d’origan, cannelle ou clou de girofle sont actives sur ce genre de bactéries, et parfois j’utilise aussi des plantes anti-parasitaires (comme Bio-para de Energetica Natura par exemple, très efficace et abordable)

      • Julie Deschodt dit :

        Bonjour je souffre de candidose depuis plusieurs annees.
        Je viens de faire quasiment 4mois de traitement ( regime strict + medicaments naturels)
        Il y a une amelioration mais des que je mange de nouveau normalement ca repart.
        Auriez vous des conseils sur un traitement efficace que je pourrai suivre ?
        Merci pour votre aide
        Julie

        • Christophe Etienne dit :

          la candidose ça met des années et des années à s’implanter et ensuite on voudrait que ça disparaisse en un claquement de doigt..
          Une candidose c’est souvent long à résoudre, surtout si elle est simultanée à une présence de mercure et de parasites intestinaux ce qui est souvent le cas.
          D’autre part il faudrait faire votre profilage alimentaire individualisé pour que vous en sachiez plus sur les aliments les mieux adaptés à votre organisme.
          Tous les compléments anti-levures ne se valent pas, il faut en prendre plusieurs et généralement durant assez longtemps.. L’huile essentielle de tea tree et l’acide caprylique sont particulièrement recommandés.

  29. Brigitte dit :

    Bonjour.
    J’ai consulté hier un thérapeute formé à la méthode du Dr Donatini, j’attends beaucoup de sa prescription étant donné que je suis en errance médicale depuis 14 ans avec des diarrhées récurrentes. Un diagnostic est enfin posé, je suis rassurée et en même temps j’ai peur de commencer le traitement avec la cure de sulfate de magnésium sachant que le magnésium aggrave mes diarrhées, et pourtant il semble indispensable que je suive cette cure. D’autant plus que pour la 1ère fois depuis 14 ans je n’ai pas de diarrhées depuis environ 4 semaines. Pour moi c’est un miracle et je dois faire cette cure, j’appréhende énormément… qu’en pensez-vous ?

    • Christophe Etienne dit :

      La cure de sulfate de magnésium, ou sel d’epsom (1 cuillère à café, 2h environ après le repas du soir) permet de favoriser la vidange de l’estomac. C’est en effet un souci majeur : si l’estomac se vidange mal, un résidu stagne, va fermenter toute la nuit, notamment au méthylacétate (vinaigre). Les conséquences néfastes sont multiples, et comprennent entre autres les reflux. C’est une des raisons de la popularité croissante du jeûne, du sport, du régime paléo car en réhabilitant les légumes et les bonnes graisses au détriment du sucré on arrête de grignoter dans la journée. Personnellement je me suis bien habitué à aller au lit l’estomac vide et je me sens globalement mieux depuis que j’ai pris cette habitude. Manger tôt et/ou léger le soir est donc une bonne chose, ce qui n’est pas toujours évident actuellement, le repas du soir étant le repas ou on se retrouve socialement. Il faut faire au mieux. Manger dans le calme et bien mâcher sont des habitudes à prendre.

      • Philippe dit :

        Bonjour,
        je me permets de vous poser une question à propos justement du méthylacétate.
        J’ai fait les tests respiratoires dans la Manche et j’ai beaucoup de méthylacétate. Dans le cas d’une flore fortement vinaigrée comme la mienne, le Docteur Donatini ne recommande surtout pas les probiotiques ni les prébiotiques puisqu’il dit que ça accentue la dysbiose intestinale.
        Pour les probiotiques, on comprend pourquoi: ne pas rajouter des bactéries quand on en a déjà trop.
        Mais pour les prébiotiques, je ne comprends pas. Parle-t-il de prébiotiques en compléments alimentaires? Ou bien parle-t-il de prébiotiques naturellement présents dans l’alimentation? On remarque que ce sont souvent des fodmaps. Dans le cas d’une flore vinaigrée, faut-il aussi arrêter les oignons, l’ail, les poireaux, le brocoli, etc, qui sont des prébiotiques, je crois? On nous dit qu’il faut manger beaucoup de légumes, mais pas tous, c’est un peu compliqué?
        Une dernière chose, l’ail est un excellent antifongique mais il fermente. J’ai aussi une candidose (il me semble que tout le monde qui a une flore vinaigrée a trop de candida albicans, d’après ce que j’ai lu ici et là): donc ail ou pas ail? En gélule pour leur action antifongique ou bien on bannit aussi tous les fodmaps?! Idem pour les haricots verts qui sont des prébiotiques naturels… On s’y perd un peu 🙂
        Merci d’avance pour votre retour et votre analyse!
        Philippe

        • Christophe Etienne dit :

          Je réponds sur le blog quand ça me paraît utile pour tout le monde. Le hic est que ça contribue à référencer mon blog sur l’approche du Dr Donatini et ça me gène terriblement (pour l’instant il n’y a malheureusement pas d’association qui a été créée). J’essaie donc d’être utile et constructif autant que faire se peut.

          Non ce n’est pas si compliqué : je pense que le plus important est de garder le plus de bon sens possible
          Le bon sens dit que c’est l’excès en tout qui est mauvais
          Ensuite les Fodmaps oui c’est une notion très intéressante mais il existe 2 niveaux : les forts et les faibles : vous avez la liste complète et détaillée en installant l’application « Monash low Fodmap diet » sur votre smartphone
          Il faudra baisser la quantité de Fodmap surtout si vous ressentez des ballonnements (bas-ventre gonflé), qui s’accompagnent parfois de douleurs (maux de ventre)
          L’ail est un faible Fodmap il peut donc être généralement conservé, surtout que c’est un bon antifongique
          En revanche si vous avez observez que la consommation d’oignons et de choux vous fait ballonner il faudra réduire la consommation et surtout les blanchir (à deux eaux c’est mieux)
          Pour les légumineuses certaines personnes ont observé que si on les fait germer un peu ça réduit leur capacité à faire ballonner : à essayer donc.
          Concernant le lactose : favoriser les fromages à pâte cuite (il n’y a plus de lactose dans un fromage suffisamment affiné)

          La notion de Fodmap n’est pas spécifique au méthylacétate
          Le méthylacétate est plutôt lié à :
          1) l’excès de glucides en général, surtout rapides (sucreries au sens large, céréales, lactose)
          l’excès de glucides lents (féculents) en fonction de votre activité physique : se bourrer de féculents quand on travaille dans un bureau et qu’on fait peu de sport n’est pas très logique. D’où l’intérêt de réhabiliter les bonnes graisses afin de réduire les portions de féculents (comme dans le régime Paléo)
          2) une mauvaise vidange de l’estomac (l’estomac n’est jamais vide, même la nuit), d’où l’intérêt de ne pas grignoter dans la journée et de garder une activité physique suffisante
          3) un dysfonctionnement du foie (bile) et/ou pancréas (enzymes pancréatiques) : cf votre praticien
          4) l’excès d’antibiotiques

          La flore à méthylacétate est celle propice à la prolifération des levures (levuroses, dont candidose), mais ce n’est pas sine qua non : ce n’est pas parce que vous avez un taux élevé que vous avez une candidose !

          • Philippe dit :

            Merci pour ces réponses claires, limpides, comme l’ensemble de votre blog d’ailleurs!
            Bravo pour votre travail et vos analyses pertinentes!
            Donc si je comprends bien, avec beaucoup de méthylacétate et une candidose (c’est mon cas d’après des tests urinaires en laboratoire), il faut aussi arrêter tous les fromages, y compris ceux à pâtes dures affinés, donc sans lactose (tome, cantal, comté, etc.), car ils contiennent des levures et moisissures qui vont accentuer la candidose et dont les candida albicans se nourriront?)

  30. céline dit :

    Bonsoir,
    Une thérapeute m’a prescrit du ganoderma et coriolus. J’aimerais savoir si ce produit contient des huiles essentielles car je suis enceinte.

  31. lascredy dit :

    Bonjour, je me reconnais dans tout ca et je comprend ce traitement.
    Vivant â l’etranger et ne pouvant pas consulter en france que me conseillez voud?
    Puis je me procurer la.cure?
    Ou alors n’utiliser que les huiles.essentielles?

    Merci

    • Christophe Etienne dit :

      oui de nombreuses personnes observent des améliorations
      Pour exemple un mail reçu le 29/11/2015 de Mme E.C. : « Ma fille Susan est venu vous voir fin juillet.
      Votre traitement est très efficace pour les douleurs au ventre et les ballonnements.( elle le continue toujours ) (…) »

      Pour les personnes qui observent moins d’effet : il faudra revenir consulter votre praticien afin d’approfondir.

      Pour répondre à votre question, il est difficile de donner des conseils à distance puisque chaque personne est un cas spécifique. On pourrait cependant résumer cette approche en 3 grandes notions (permettant de traiter la cause de l’inflammation chronique, elle même étant la cause de la malabsorption des aliments) : 1) améliorer la vidange de l’estomac (je peux envoyer le doc « Améliorer la vidange de l’estomac » qui est une synthèse personnelle qui sera bientôt publiée sur ce blog) 2) assainir la flore pathogène ou en excès (fermentations) avec des huiles essentielles 3) traiter le terrain viral en stimulant le système immunitaire (par exemple avec champignons médicinaux) ; certains praticiens utilisent aussi : plantes antivirales, micro-immunothérapie, champs électromagnétiques pulsés, biorésonnance, etc…). Une séance complète n’est généralement pas du luxe pour faire le tour complet de ce qu’il y a à mettre en place et aborder les notions de nutrition / hygiène de vie (y compris la gestion du stress).

  32. marie laure dit :

    Bonjour, Je vais voir en janvier un médecin formé par le docteur Donnatini (les délai d’attente pour le docteur sont de plus de un an).
    J’ai en fait un hélicobacter qui me pourrit la vie. J’ai eu un traitement antibio de cheval en 2013 qui non seulement n’a pas éradiqué la bactérie, mais les antibios à hautes doses m’ont détruit la flore au point d’attraper un clostridium difficile. J’ai mis 6 mois pour me débarrasser de ce clostridium avec des antibio comme la vancomycine. Très dur! Je garde de lourdes séquelles au niveau des intestins (j’ai maintenant des diverticules !!), colopathie etc… Et bien sur hélicobacter toujours présent qui me pourrit la vie (gastrite, mal estomac, nausées, remontées acides…). Si vous avez des conseils, je suis preneuse. Les médecins me parlent du Pylera, traitement antibio avec du bismuth, mais je suis terrorisée par cette idée. Je me sens perdue. On me prescrit des probiotiques depuis 1 an et demi, et je viens d’arrêter, car je ne sais plus qui croire.

    • Christophe Etienne dit :

      Vous ne savez plus qui croire. Certainement parce que vous êtes comme des millions de personnes en train de prendre conscience qu’il avant tout croire… en soi 😉
      Je vous ai répondu par mail.

  33. Alexandre dit :

    Bonjour
    comment réagit l’organisme quand on prend le traitement à base de Mycelium de champignon et d’huiles essentielles ?
    Est-ce que les bactéries en excès meurent et libèrent des toxines, ce qui pourrait provoquer des symptômes ?
    Autrement dit, est-ce que l’organisme réagit à ce « nettoyage » (je ne sais pas si c’est le terme adapté) en provoquant, dans un premier temps, des symptômes qui pourraient laisser à penser que le traitement ne fonctionne pas ?
    Merci pour vos réponses.
    Marie

    • Christophe Etienne dit :

      vous voulez parler de la crise de détox, appelée en anglais « die-off ». En effet ces réactions ne sont pas inexistantes avec les mycellia, tout comme avec n’importe quelle thérapeutique. Il est recommandé dans ce cas là de diminuer le dosage ; drainer le foie me parait également une bonne idée, notamment avec du chardon-marie fruits (et non la feuille) pour son action particulièrement intéressante sur la cellule hépatique, surtout en cas d’hypersensibilités multiples. A noter que dans les cas d’hypersensibilités multiples (appelé par certains « canaris de la modernité »), ou de fibromyalgie, la stratégie n’est pas la même que pour les autres personnes. Dans ce cas là il est recommandé de bien s’assurer de la bonne vidange de l’estomac (pour info je peux envoyer le doc « Améliorer la vidange de l’estomac » qui est une synthèse personnelle qui sera bientôt publiée sur ce blog), approfondir le régime alimentaire adapté à votre profil, surtout supprimer les sources de polluants, se détoxifier en douceur avec des antioxydants, s’assurer d’apporter les nutriments indispensables aux mitochondries, ou encore d’utiliser les apports de la biorésonance.

  34. Geneviève dit :

    Souffrant de douleurs articulaires inflammatoire et de nausées le gastroenterologue après fibroscopie me détecte helicobactere et me prescrit pylera arguant que mon problème inflammatoire peut être du à cette bactérie y a t il une alternative à ce traitement qui me paraît dangereux. Merci pour votre réponse.

    • Christophe Etienne dit :

      Il existe en effet un accroissement des échecs des antibiothérapies traditionnellement utilisées dans Helicobacter pylori (HP). C’est la raison pour laquelle de nouveaux protocoles sont mis en place par les professionnels de santé. Parmi ces nouveaux protocoles (http://www.helicobacter.fr/index.php/traitements-de-linfection-a-helicobacter-pylori/quel-est-le-traitement-de-linfection-a-h-pylori ) il est proposé le pylera, qui est à base de bismuth et autres molécules agissant notamment pour bloquer la réplication de la bactérie.
      Je ne connais pas exactement les effets secondaires mais il me semble qu’avant d’envisager une telle médication, il serait intéressant d’essayer au moins quelques semaines une voie plus naturelle. En cas d’échec il faudra privilégier la voie de l’aromatogramme sinon de l’antibiogramme (ce qui nécessite une biopsie). Améliorer la vidange gastrique me paraît incontournable et j’ai rassemblé dans un fichier word tout ce qui y contribue (y compris les nutriments qui agissent sur HP comme Hericium erinaceus et la réglisse déglycyrrhizinée par exemple). Je peux l’envoyer par mail aux personnes qui m’en font la demande. Il existe aussi un lien intéressant ici : qui résume des nutriments efficaces : curcuma, cumin, gingembre, piment, origan, réglisse, entre autres. (A noter qu’il est important d’associer le curcuma au gingembre)

      Concernant le lien entre HP et les douleurs articulaires, oui il y a un lien indirect. Il vous faut « remonter la pente » de votre terrain infectieux ET acidifié qui sont les causes de ces douleurs.

      • JAN VERONIQUE dit :

        bonjour, sans avoir fait les tests, est ce une bonne idée de faire des cures en ampoules de Shitake /reishi bio en prévention. Par ailleurs je consomme régulièrement de l huile de haarlem (huile souffrée) pour ses effets anti fongiques, détoxifiantes. Y a t il un inconvénient au souffre dont on dit par ailleurs que nous en sommes carencés aujourd hui. Par ailleurs, je suis fan de l ail des ours que je saupoudre le soir, est ce bon quotidiennement? Egalement, psyllium et spiruline/ chlorelle (algues fortifiantes du système immu et détoxifiante via la chlorophylle notamment). Qu en pensez vous. Et enfin, je ne mange que 2 fois par jour, est ce une bonne idée? Je suis intéressée par vos conseils « vidange ». Merci vjso@hotmail.fr

        • Christophe Etienne dit :

          bonjour Que vous dire ? il est certain que les champignons médicinaux contribuent à fortifier le système immunitaire. Je suis en effet plutôt partisan pour une supplémentation en « superaliments bruts » comme la spiruline ou la Klamath par exemple, qui peuvent intégrés à notre assiette, plutôt qu’en compléments alimentaires en gélules, qui ne sont pas nécessairement assimilés (tout dépend de la qualité). Que ce soit le Dr Donatini, le Dr Natasha Campbell McBride ou Taty Lauwers, ils arrivent à la même conclusion : inutile de consommer des quantités de compléments alimentaires si vous n’avez pas rétablis les capacités d’absorption de votre grêle.
          Le souffre organique quant à lui est intéressant pour les personnes qui avancent en âge, qui sont en « acidose », souffrant de douleurs articulaires (maintien de la stabilité et de l’intégrité du tissu conjonctif et des protéines), ou d’intoxication aux métaux lourds via son action bénéfique sur le fonctionnement et le rôle de détox du foie ; pas étonnant que l’huile de Haarlem fut l’un des premiers compléments alimentaires de l’histoire européenne (à côté de l’huile de foie de morue). A savoir que le MSM remplie à peu près le même rôle. La chlorophylle en revanche, ça dépend beaucoup du profil de la personne, ça sera avant tout recommandé aux sportifs. Pour ce qui est de ne faire que 2 repas par jour c’est très individuel mais je suis amusé car c’est ma tendance personnelle actuelle. Ce qui est certain c’est qu’il est recommandé de ne pas grignoter entre les repas de façon à laisser suffisamment de temps à l’estomac pour se vidanger.

  35. Evelyne dit :

    Bonjour,
    Puis-je vous demander ce qu’est  » une stéatose  » ou  » foie gras  » merci pour votre réponse, cordialement
    Evelyne

    • Pour schématiser : les composés organiques volatils sécrétés (ceux que l’on mesure lors des tests respiratoires) par notre flore intestinale pathogène se transforment en « mauvaise graisse » et s’accumule sur l’abdomen et dans le foie. Peu à peu le foie devient gras, ce qui est particulièrement délétère pour la santé (neurotransmetteurs, système immunitaire, la micro-inflammation intestinale devient chronique). Le foie joue un peu le rôle de soupape ; lors d’une dysbiose intestinale, il est mis à rude épreuve. Lors d’une pathologie auto-immune / chronique, on retrouve systématiquement une dysbiose intestinale durant les années qui ont précédé le diagnostique, et très souvent une stéatose.

  36. Lisa dit :

    Bonjour,
    Pourriez-vous m’envoyer le protocole complet pour la vidange de l’estomac.
    Merci d’avance et un grand merci pour vos connaissances que vous partagez avec nous tous.

      • Simon dit :

        Bonjour, merci beaucoup pour vos explications. Je me retrouve complètement dans la description de ballonnement/dysbiose dû à une irritation de l’intestin, surtout depuis que je me mets au cru et au végétal… (…)

        • Beaucoup de personnes ont en effet remarqué que l’alimentation crue n’était finalement pas une panacée et dans de nombreux cas même, empire assez rapidement les problèmes digestifs. Chez les personnes qui sortent d’une alimentation de « malbouffe », passer au cru et végétal durant quelques temps ne peut qu’apporter du mieux, c’est évident : la personne va enfin enfin avoir sa dose de vitamines.
          Mais très vite (et notamment chez les personnes du groupe sanguin O selon l’approche de Taty Lauwers) on s’aperçoit que le cru et 100% végétal n’est pas vraiment adapté : on observe ballonnements, fatigue, perte musculaire, perte de libido, baisse de l’humeur, carences, etc… Il faut à mon avis revenir au bon sens et s’inspirer de comment les humains se sont alimentés jusqu’au 17éme siècle (avant l’arrivée de la pomme de terre), avec notamment un % non négligeable de bonnes graisses, aucun glucide rapide et surtout aucune industrie agro-alimentaire ni polluants. Les protéines et les lipides ne fermentent pas, c’est la raison pour laquelle on va s’en servir (cf la cure alimentaire « nouvelle flore » de Taty Lauwers qui est inspirée du régime GAPS du Dr Natasha Campbell McBride, à respecter plus ou moins longtemps + fuir les pesticides / polluants). Par ailleurs il faudra assainir la flore de fermentation.

          En somme il ne confondre « agent infectieux » et « toxine ». Le drainage est utile de temps en temps pour favoriser l’élimination des « toxines » et soulager les émonctoires. Mais si vous allez moins bien et qu’on dit « il faut continuer, vous n’êtes pas assez détoxiqué ».
          Si ça fait 6 mois que vous vous détoxiquez avec des jus / cru et que votre état est toujours le même et à empiré c’est qu’il y a quelque chose qui ne va pas quand même ! Ainsi il faut arrêter de tourner le dos aux chercheurs et aux scientifiques honnêtes, qui eux, parlent plus volontier « d’oxydation dû à la micro inflammation chronique de la paroi digestive, elle-même dû à la présence ou la prolifération d’agents infectieux : bactéries pathogènes, parasites, levures pathogènes, virus. Ceux ci se sont installé car le monde moderne ne favorise absolument pas un microbiote de qualité et robuste, et le « terrain infectieux » finit par s’installer durablement. Et l’alimentation crue ou végétalienne ne pourra RIEN contre ces agents infectieux !

  37. Lisa dit :

    Bonjour,
    pour ce qui est du mycelium préconisé par le Dr Donatini, je ne trouve aucun témoignage sur internet de personnes ayant eu un mieux-être. Vu le nombre de personnes qui consultent ce médecin et les personnes qu’il a formé celà m’étonne bcp.
    Pour ce qui me concerne, j’en ai pris en 2013 sans succès et j’en reprends cette année en l’associant au FODMAP.
    Le régime sans FODMAP semble marcher sur mes diarrhées quotidiennes et maux de ventre. Mais au moindre écart je le paie très cher. L’introduction du mycelium n’a pas l’aire d’apporter quelque chose. J’espérais que ça m’aide à m’alimenter plus « normalement » et surtout à me débarrasser d’un goût amer/acide qui me donne une halitose.
    Je continue à en prendre car la théorie (et les « études ») sur le mycelium me donne espoir.

    Si quelqu’un a eu des résultats positifs avec le mycelium, merci d’d’en témoigner.

    • Bonjour sur internet on retrouve généralement les personnes plutôt non satisfaites. De mon côté au contraire j’entend régulièrement des témoignages de personnes améliorées par le Dr Donatini. Etant donné qu’il n’y a pas de forum associatif, ces personnes n’ont pas vraiment de lieu où s’exprimer. Et puis on n’est pas aux USA où cette pratique de témoignage est chose courante. Du coup il y a de très nombreuses personnes améliorées et on ne le sait pas !

      On constate des améliorations à des degrés très divers bien entendu. Comme toute thérapeutique. Mais cette approche est précieuse car déjà on évite les effets secondaires des traitements classiques. Et surtout le Dr Donatini fait de la recherche, et sa thérapeutique devient de plus en plus efficace.
      La malabsorption intestinale met des dizaines d’années à s’installer : il est impossible de la traiter en quelques jours ou semaines ! Il faut le temps à la muqueuse digestive de se « dés-emflammer » puis de se réparer (et regagner notamment en capacité d’absorption des glucides).
      Un conseil pratique : il est TRES utile de tenir au moins 5 à 6 jours un tableau dans lequel vous notez chaque aliment consommé et comment vous vous sentez dans les 12 h qui suivent et comment sont les selles ; et on reste attentif après les 12 heures. Cela complète l’approche de suppression des FODMAP¨et permet aussi de s’observer, qui est quelque chose que l’on a carrément oublié dans notre mode de vie moderne : on a la tête dans le guidon en permanence ; tout est dans la tête… on n’habite plus son corps…

      Il est bon de rappeler que chaque personne est unique. L’art thérapeutique est de trouver LA méthode qui sera la mieux adaptée à un instant T pour chaque personne. A titre d’exemple je connais une personne qui a complètement arrêté de ballonner à la suite de 2 longues séances de chi nei tsang (massage profond du ventre) !

      Par ailleurs les personnes améliorées par l’approche de Taty Lauwers (qui individualise les conseils alimentaires en fonction de nombreux paramètres) sont nombreuses. C’est une des premières auteures à avoir insisté sur la notion d’aliments « ressourçants » (sans additifs/pesticides et non transformés), puis des Fodmap.
      Les méthodes énergétiques de traitement des intolérances peuvent aussi être parfois utiles (comme la méthode JMV par exemple : on « destresse » l’organisme vis à vis de tel ou tel aliment ou allergène).
      Enfin j’ai récemment constaté cela : quand il y a un important « blocage » immunitaire d’origine infectieuse, les champignons médicinaux sur le long terme peuvent être utiles mais pas de façon significative avant qu’on ait pu « déprogrammer » l’infection « d’origine » (durant l’enfance par exemple) via la biorésonnance (thérapie quantique, ou « fréquentielle » comme par exemple l’approche fréquentielle du Dr Fiche, au Luxembourg). Certains praticiens sont efficaces dans ce domaine, mais il y en a peu.

      • BENARD FREDERIC dit :

        Bonjour,

        Je cherche un thérapeute en microimmunothérapie (et biorésonance, pourquoi pas), afin de traiter une gastrite chronique, probablement causé par le HHV-7. J’ai l’EBV réactivé aussi. J’habite dans le Var.

        Pour ceux qui cherche un traitement efficace pour H pylori, le sulforaphane marche très bien.

  38. Louise dit :

    Bonjour,

    À la fin octobre dernier, j’ai été diagnostiquée avec une pseudopolyarthrite rhizomélique et la maladie de Horton. Je n’ai pas eu le choix que d’accepter la Prednisone. Mais je cherche à m’en seuvrer le plus rapidement possible.

    Je savais déjà que mes problèmes d’inflammation étaient dus à mon alimentation, grâce à des émissions sur un réseau de télévision publique aux USA, dont un documentaire avec J.-J. Virgin. J’ai découvert Jacqueline Lagacé et le Dr Seignalet en même temps que je recevais le diagnostique.

    C’est seulement vendredi que j’ai entendu parler du Dr Donatini et de ses travaux. Savez-vous s’il y a des naturopathes formés au Québec ou au Nouveau-Brunswick. J’ai déjà certaines huiles essentielles; dont la mélaleuca (tea tree) et une menthe verte (est-ce que cela pourrait remplacer la menthe poivrée? J’ai tellement hâte d’essayer ce traitement.

    Merci,

    Louise

  39. gobananas dit :

    Bonjour,

    Vous écrivez « le meilleur allié de la flore, c’est « l’endobiote » : les endobactéries et endomycorhizes (mycellia) présents dans les légumes ayant poussés dans une bonne terre (riche en humus)
    Ils alimentent et renforcent notre biote, ou flore intestinale »

    Est ce que vous savez si les endobactéries et endomycorhizes sont détruits par une cuisson vapeur douce (ie 100°C) ?

    Merci pour votre réponse

    François

  40. gobananas dit :

    Bonjour,

    Le Dr Donadoni dit que l hygiène intestinale commence par une bonne hygiène de la bouche
    Connaissez vous de produits permettant justement d entretenir une bonne hygièene de la bouche, en plus d’un alimentation correcte ?

    Merci

  41. o.malley dit :

    Bonjour,
    Une question d’ordre général : un Crohn stabilisé sous imurel est il compatible avec le protocole du Docteur Donatini (ou bien est il souhaitable pour ses effets optimum l’arrêt de l’ imurel) ?
    Merci.

  42. marie dit :

    Bonjour,
    Merci pour votre site très instructif !
    Que pensez-vous du régime cétogène (80% lipide, 15% protéines, 5% glucide) en cas de SIBO, candidose et fatigue chronique ?

    • bonjour Très bonne question ! le régime cétogène est utile dans les cas ou il est nécessaire d’affamer les cellules tumorales ou dans l’épilepsie. Dans le SIBO on propose plutôt des cures : le régime GAPS (Dr Natasha Campbell McBride) ou « Nouvelle Flore » (Taty Lauwers) qui contiennent un % élevé de lipides et de protéines (puisque qu’ils fermentent pas ou très peu) mais toutefois moins de lipides que le cétogène : cela revient finalement à un régime paléo stricte (cf le bouquin « Paléobiotique ») : donc aucune céréale même le riz, et d’une façon générale très peu de féculent et surtout pas de Fodmap : on peut ainsi garder une bonne quantité de légumes dans l’assiette du moment que ce ne soit pas un Fodmap. On évitera également les graisses cuites. La cure peut être de quelques semaines et sera ensuite « adoucit » en ré-introduisant graduellement des féculents bien tolérés par votre système digestif (généralement : riz semi-complet bio, patates douces, quelques pommes de terre bio, des céréales sans gluten). Côté protéines on privilégiera bien sûr jaune d’œuf, poisson, volailles bio, et surtout le petit déjeuner sera protéiné et gras (beurre non pasteurisé ou huile de coco par exemple) et sans céréales ou très très peu (comme recommandé en chrononutrition d’ailleurs).
      Remarque : on ne répétera jamais assez l’importance de mastiquer.
      On pourrait donner une belle image : spiritualiser l’acte de mange : en mastiquant et en étant dans une attitude de gratitude (dans le temps on bénissait le repas) on élève le taux énergétique des aliments, qui viennent ensuite apporter cette lumière à nos cellules. Certains parlent de « manger en conscience », je vais de plus en plus vers cette conception et c’est pour ça que je vous en parle aujourd’hui.

  43. Loic dit :

    J’ai une petite question concernant le candida.

    On trouve beaucoup de sources contradictoires sur le sujet, certains affirmant qu’il se développe plus dans un milieu acide, d’autres qui disent que c’est en fait le manque d’acide de l’estomac qui le fait proliférer.
    Pour ma part, j’ai pu constater que c’est dans les périodes où j’avais l’estomac le plus acide que je sentais un mal-être plus prononcé (fatigue, etc). Mais des anti acides m’ont aussi donné ce genre de symptômes (fatigue, éruptions cutanées, etc).
    Alors qui croire?

    • De plus en plus de personnes s’aperçoivent que le souci est la vidange de l’estomac. Il se développe des reflux, depuis le duodenum, ce qui se mesure bien à l’échographe. Du coup il ne s’agit pas d’un excès de production d’acide dans l’estomac, il s’agit de reflux.
      Ensuite, aux USA, suite à la publication d’un ouvrage qui a eu un certain succès (Why stomach acid is good for you, du Dr Jonatha Wright) beaucoup de gens ont observé des améliorations en se supplémentant en bétaine Hcl, qui favorise la production d’acide chlorhydrique dans l’estomac (en France nous avons le citrate de bétaine). Pour un nombre important de personnes, la digestion globale s’en trouve améliorée : il y a moins de reflux. Cela signifierait que favoriser la bonne sécrétion d’acide chlorhydrique va dans le bon sens. Bruno Lacroix, formateur chez Energetica Natura, précise : 80% des RGO (reflux) peuvent être améliorés par cette stratégie (attention donc aux 20% restant qui eux ont besoin d’un IPP / anti-acide).

      L’explication va plus loin : l’acide chlorhydrique favorise la sécrétion des sucs digestifs du duodenum (via des récepteurs spécifiques) : ces sucs digestifs, essentiellement les enzymes pancréatique et la bile, sont très alcalins. Ainsi avoir suffisamment d’acide chlorhydrique favorise l’alcalinisation du duodenum donc de l’intestin grêle.
      Pour sa part le Dr Donatini préfère généralement recommander des enzymes digestives.
      Les candidoses se développent en effet sur un terrain acide ; concrètement, sur une flore intestinale qui fermente au méthylacétate.

  44. marie dit :

    Merci pour votre réponse !

    Ok donc au final vous n’êtes pas un adepte du régime cétogène (hormis en cas de tumeur ou épilepsie) !!! je vous pose la question car je suis tombée sur le site de Stephanie Person, ce régime a l’air de lui réussir… 🙂

    « On évitera également les graisses cuites »
    donc on doit éviter la graisse de canard et le lard, en cas de SIBO ??

    « manger en conscience » oui cela a un sens, je vais aller moi aussi vers cette conception !

  45. Céline dit :

    Bonjour,

    Tout d’abord mille mercis pour tous ces précieux renseignements, qui me permettent de mieux comprendre ce test respiratoire que je viens de passer et le traitement en mycothérapie associé.

    Néanmoins, je me pose encore quelques questions questions : autant je suis convaincue de l’efficacité de ce protocole pour soigner la flore pathogène, candida albicans, virus, etc …, autant je me demande si une maladie aussi complexe que la maladie de Lyme que être traitée ainsi ? Je suspecte fortement cette maladie être à l’origine de la plupart de mes troubles et vais très certainement passer les tests prochainement, mais pouvez-vous déjà me préciser s’il vous plaît si la mycothérapie peut agir sur cette maladie réputée difficile à soigner ?

    Vous en remerciant par avance,
    Bien cordialement,

    Céline

    • bonne question !
      Lyme est un sujet vaste et complexe. Ce qui est certain c’est qu’on a affaire, comme dans les autres « maladies émergentes », à un dérèglement du système immunitaire. Ce qui explique pourquoi les symptômes répertoriés sont si proches de ceux répertoriés dans d’autres « dérèglements immunitaires » comme les maladies auto-immunes, le syndrome de fatigue chronique ou la fibromyalgie pour n’en citer que quelques unes.
      Partant de là le Dr Donatini la considére globalement comme une atteintes auto-immune (cf l’ouvrage « Les champignons comestibles, aliments d’avenir pour combattre les principales maladies d’aujourd’hui). Les champignons médicinaux pourront donc probablement être utiles même si je pense qu’il faut mettre en place en véritable « programme complet de retour à la santé digestive » afin de voir des effets probants et durable sur l’immunité. Tout dépend de l’état de dérèglement digestif, d’abrasion de la paroi du grêle, et selon moi, d’intoxication aux métaux lourds.
      Ceci étant dit ça ne signifie pas que la maladie de Lyme ait ses propres particularités, challenges et difficultés, bien recensés entre autres par Judith Alberta que j’ai rencontré à plusieurs reprises.
      La difficulté réside avant tout dans la fiabilité du diagnostique, c’est la raison pour laquelle il ne faut pas perdre de temps pour mettre en place sa propre stratégie pour remonter son système immunitaire par tous moyen aujourd’hui disponible. Je connais un praticien à Annecy qui a de bons résultats dans Lyme.

  46. Rennesson dit :

    Bonjour

    Que pensez-vous des anti-acides du genre argile ou Formule alcalinisante du Dr Jacob’s lorsque trop d’acidité dans l’estomac et mauvaise vidange?
    Les aliments doivent-ils réellement ne rester pas plus de deux heures dans l’estomac??

    Merci et très belle chaude journée,

    • un excès d’acidité dans l’estomac (qui est en fait du reflux) a 2 principales causes :
      1) une mauvaise vidange de l’estomac : mauvaise hygiène de vie (comme dîner tard) et alimentaire (indice glycémique élevé), hernie hiatale, pince duodénale, stress, anxiété, manque d’exercie physique, faible sécrétion d’acide chlorhydrique, etc, etc… chaque cas est particulier
      2) un statut infectieux et de micro-inflammation chronique des muqueuses digestives, causant une malabsorption (des glucides en particulier) et du coup une acidification du système digestif et développement de fermentation au méthylacétate

      • Madeleine dit :

        Bonjour, pouvez vous m’envoyer le protocole  » vidange estomac ». Merci beaucoup pour toutes ces informations. Une question: vivant à L’étranger donc impossiblité de consulter un spécialiste pour l’instant. Quels changements dois-je faire pour me sentir mieux en attendant de pouvoir consulter ( gaz malodorants et brûlant depuis accouchement il y a 5 « mois et douleurs au ventre des que je manges). Merci d’avance

        • ETIENNE dit :

          le document est partie à votre adresse mail. Plusieurs recommandations décrites seront doonc à essayer, comme par exemple :
          – bains de bouche pour assainir la flore buccale
          – dîner très tôt ou très léger
          – petit dej protéiné en contre-partie
          – alimentation sans Fodmap ou bien paléo (cf le livre Paléobiotique)

          En attendant pourquoi pas faire une cure de Oleocaps n° 2 (pharmacie) : 1 à 2 capsules au repas du soir durant 1 mois

  47. o.malley dit :

    Bonjour,
    J’ai un Crohn plutôt stabilisé sous imurel (depuis plus de 3 ans). Mon souhait est de ne plus prendre imurel (pour ses effets secondaires ). Je pense à consulter un médecin formé à la méthode Donatini dans ma région. Dans cette hypothèse,quels peuvent être les enseignements des tests respiratoires dans le cas d’un Crohn traité et stabilisé ?..Comment savoir si je n’arrête pas imurel, si le traitement par les champignons agit ?.. Des questions basiques sûrement, mais auxquelles je ne trouve pas de réponses …
    Merci bien d’avance pour votre réponse !

  48. laurent dit :

    Bonjour,
    j’ai 47 ans, et un lymphome B..
    je dois voir bientot un hématologue qui va surement me dire de faire de la chimio et radiothérapie.
    J’ai lu beaucoup d’effets nefastes sur la santé, même plusiieurs années après.
    Je cherche un remède plus naturel et moins nocif contre ce lymphomle,
    je prends actuellement 3 fois par jour :
    de la bromeline, 3 gelules de 500 mg,
    de la vitamine c liposomale, 2 sachets de 1 gr
    des gelules shi ta ker (champignons), 2 gélules
    tout cela 3 fois par jour, et mange beaucoup de curcuma….
    Me conseillez vous de prendre des noyaux d’abricot (parait il , efficace contre cela)
    ou un champignon plus puissant?
    Merci pour votre réponse,
    Laurent

    • Christophe dit :

      merci pour votre commentaire mais je ne pense que ce soit un lieu de consultation ou de conseils à l’emporte pièce, surtout pour un tel diagnostique médical. Il faudra consulter un praticien expérimenté. Oui il existe des champignons immunostimulants, ainsi que des régimes utiles (cétogène par exemple).

  49. Antonin dit :

    Bonjour,

    j’ai régulièrement des reflux, mauvaise digestion des sucres (constipation diarrhée). J’ai fait le test du verre avec du bicarbonate de soude, et j’ai eu une éructation après 5minutes, j’ai aussi fait le test du verre et j’ai pleins de filaments, et depuis que j’ai arrêté ou très fortement diminué les sucres je sors enfin du brouillard et je revis doucement même si j’ai toujours ces satanés reflux qui me réveillent la nuit. Les FOS me provoquent beaucoup de gênes, fermentation avec des douleurs sur le côté droit. Je mange principalement de la viande poisson avec des légumes blanchi. Voilà ma question, je prend en supplément de la betaïne HCL, mais j’ai lu que ça n’était pas bon si l’on fermentait au méthylacetate. Donc pourquoi ne peut on pas en prendre si on a une hypo acidité ?et sinon comment rétablir une bonne acidité gastrique afin de mieux digérer et de vidanger plus vite l’estomac? En tout les cas Merci pour votre aide avec ce site, j’y vois un peu plus clair.

    • ETIENNE dit :

      Le reflux gastrique est un sacré challenge ! il signe une mauvaise vidange gastro-duodénale et absolument pas un excès d’acidité gastrique ; un excès de méthylacétate oui ça c’est bien possible, mais pas un excès d’acide chlorhydrique, en tous cas c’est très rare. D’où l’erreur de suivre un traitement aux IPP au long cours (dans la majorité des cas).

      Donc j’ai une bonne opinion de la bétaine HCL afin de favoriser la présence d’acide chlorhydrique qui est le point de départ d’une bonne digestion, avec la salive. Normalement le Ph de l’estomac doit être proche de 2.
      Pour moi la betain HCL va contribuer un peu à la baisse du méthylacétate qui est le résultat d’années et d’années d’hypochlorhydrie induite par le stress (ou l’anxiété) et/ou l’hyperactivité (ou sédentarité), associé à l’excès de sucre / céréales.
      Il faut aussi savoir que l’acide chlorhydrique va contribuer a une meilleure sécrétion de la bile et des enzymes pancréatiques, qui sont très alcalins et donc ralentissent le développement du méthylacétate dans le grêle. Surtout ils participent à la digestion et donc une bonne absorption des nutriments par le grêle. Tout ce qui n’est pas bien digéré va fermenter dans le grêle.

      Donc dans le reflux gastrique :
      1) d’abord diminuer l’irritation gastrique : arrêt du sucré et malbouffe et de tout ce qui est raffiné + apprendre à mâcher + réglisse (+ éventuellement « vitamine U »)
      2) dîner très tôt de façon à aller se coucher après digestion complète du repas + éventuellement sulfate de mg
      3) assainir le milieu gastrique, en fonction des cas : champignons médicinaux (ganoderme, hericium), citrulline ou betaïne HCL, gentiane, zinc picolinate, mélisse, gingembre, graines de fenouil, bourgeon de Figuier, antioxydants (flavonoïdes, acide alpha-lipoïque, n-acetyl-cysteine, etc… : cf le livre du Dr Martine Cotinat), huiles essentielles (HE) en très petite quantité (citron, gingembre, tea tree, basilic ou estragon, menthe) ; omega 3 ; en cas de fortes douleurs : 4 à 5 gouttes par jour de Sangre de grado + trouver le légume qui vous convient + 2 semaines de la cure « décrocher des sucres » de Taty Lauwers (me demander)
      4) autres : tens (microstimulations électriques) au niveau de l’estomac ou au niveau de l’oreille (stimulation du nerf vague), bouillotte chaude sur l’estomac, quelques gouttes d’HE basilic ou petit grain bigarade dans le creux de l’estomac ; stimulation du point d’acupuncture E36
      5) suivre un méthode de gestion du stress (au minimum cohérence cardiaque)
      6) sport régulier
      7) kiné / ostéopathie viscérale, ou chi nei tsang

      Cette approche fonctionne dans de très nombreux cas ! L’idéal est de vérifier avec les mesures du GazDétect l’efficacité d’une supplémentation en betaïne HCL.

  50. alexandre dit :

    Bonjour,

    Pendant plusieurs années, j’ai consommé alcool a l’excès.
    J’ai maintenant 30 ans et je souffre de brûlure d’estomac et beaucoup de bruit de digestion la nuit.

    Le Dr. Donatini ou un de ses élèves peuvent-ils trouver la cause?

    Pourrait-ce être un estomac qui se vidange mal?

    Bien à vous!

    • ETIENNE dit :

      Oui comme l’excès de consommation de sucre, l’alcool consommé sur une longue période fragilise (et donc ralenti) les organes digestifs hauts (estomac, duodenum) : cela peut s’apprécier entre autres à l’aide du GazDetect et l’échographe. Il faut absolument favoriser la vidange de l’estomac en assainissant son milieu. N’hésitez pas à lire les recommandations en cas de reflux (les brûlures d’estomac sont apparentés à du reflux), afin d’éviter le cercle vicieux des IPP, expliquées dans un commentaire récent.

  51. lori dit :

    J’ai fait le test respiratoire par un médecin formé à la méthode Donatini voici ce qu’il m’a prescrit:
    – Laetiporus+HE citon gingembre arbre à thé
    -Laetiporus+HE origan canelle clou de girofle
    Ma question est: Peut on prendre ces 2 mélanges ?
    Si oui comment: en alternant? ensemble?

    • ETIENNE dit :

      Le plus sage est de lui demander directement car chaque praticien a sa propre façon de procéder. Il n’y a à priori rien qui empêche d’associer les deux.

  52. lori dit :

    et que me conseiller vous à mettre en place au niveau du régime alimentaire?
    Merci

    • ETIENNE dit :

      Je recommande l’achat du livre de Marion Kaplan Paléobiotique car c’est bien expliqué et il y a un certain nombre de recettes assez sympathiques qui peuvent vous inspirer pour le quotidien. Le livre de Julien Venesson est également bien.
      Selon ma conception des choses (c’est à dire aucun fanatisme et s’inspirer de la façon dont s’alimentaient nos arrières grand-parents) il faut avant tout éviter les excès de sucres / céréales raffinés / laitages / graisses cuites.

      Deux précisions :
      1) les fromages ne sont pas considérés comme des laitages ; favoriser ceux affinés de plus de 6 mois, plutôt de chèvre ou de brebis
      2) concernant les « graisses cuites » ça signifie éviter la cuisson à température élevée : ainsi même les viandes / poisson / oeufs il faut s’efforcer de les cuire à feu doux le plus souvent possible (on peut donner du goût autrement qu’en faisant frire les aliments).

  53. Sandrine dit :

    Quel site super intéressant! Merci pour toutes vos explications car moi aussi je patauge un peu dans tout ça, entre les ipp, les champignons et les huiles essentielles…le plus dur trouver le truc qui fonctionne avec soi!Merci

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