Dysbiose intestinale et SIBO : l’importance de l’hygiène de vie

Les ballonnements chroniques, approche holistique et hygiène de vie. Les ballonnements, gonflements et durcissements de ventre sont les principaux symptômes chroniques de la dysbiose intestinale et du SIBO.

Petit rappel. Le ballonnement chronique, c’est à la fois un problème de :

1) prolifération de certaines bactéries (comme propioni bacterium acnes, par exemple) dans le tube digestif, dès la bouche ; il faut donc assainir les microbiotes digestifs et notamment celui du grêle (approche du Dr Donatini) et éventuellement le microbiote du colon (approche des professeurs Vincent Castronovo et Olivier Coudron, entre nombreux autres) ; mieux comprendre l’impact des antibiotiques, véritable calamité des temps modernes. Il s’agit de la cause environnementale. 

2) perte de vitalité des organes digestifs, c’est donc un ensemble d’habitudes à intégrer dans notre vie (voir l’article ci-dessous) et d’autre part souvent il faudra trouver le moyen de traiter la dysbiose, ce qui est très complexe, que nous allons tout au long de cet article. limiter la réactivation des virus chroniques qui altèrent notre immunité et également le nerf vague, ainsi qu’alcaliniser votre terrain, surveiller la ferritine et le ralentissement thyroïdien, véritable épidémie (cf les recherches des docteurs Stéphane Résimont et Benoit Claeys). Alcaliniser le terrain passe avant tout par baisser les fermentations, donc régler la dysbiose, ce qui est extrêmement complexe. Il s’agit de la cause métabolique et fonctionnelle.

3) Intoxication des tissus de notre corps : plus personne n’ignore cette réalité, et je pense que certains pesticides, présents dans notre environnement, ont été particulièrement délétères pour la bonne santé de nos bactéries intestinales ces dernières années. Et par dessus le marché on consomme régulièrement des molécules chimiques qui se nomment… médicaments. A un moment donné, notre corps dit stop !   

Comment se fait-il que nous assistons à une augmentation exponentielle des cas de ballonnement chronique, des troubles de la sphère intestinale en général et de l’immunité. Notamment depuis les années 2010. La réponse est qu’il s’agit d’un phénomène multifactoriel

Que faire concrètement ? La première chose à faire c’est d’adopter graduellement de nouvelles habitudes quotidiennes qui permettront de mettre toutes les chances de votre côté pour stimuler les forces d’auto-guérison qui sommeillent en vous ; Retrouver l’équilibre perdu de l’écosystème intestinal et ainsi, in fine, baisser l’inflammation chronique (ou « de bas grade » comme disent les scientifiques). Et ceci au côté du traitement que votre praticien vous aura proposé. Il est important de le suivre. Ne serait-ce que pour évaluer sa pertinence. Le retour à la santé sera le fruit d’un ensemble d’actions, parfois de longue haleine. Un certain nombre de nutriments se révèlent aujourd’hui efficaces pour assainir les bactéries, levures, parasites et virus qui prolifèrent dans le tube digestif. Mais sans suivre un minimum de règles d’hygiène de vie, vous pourriez bien être déçu par les résultats de votre traitement !

Pensez à toutes les bénéfices que vous pourriez obtenir si vous tenez compte des conseils qui sont décrits ci-dessous, qui valent de l’or, car fruit de plusieurs  années d’expérience.
Ils sont bien plus efficaces que les tonnes de compléments alimentaires que vous pourriez avaler, qui sont souvent mal assimilés tant que les capacités d’absorption de la paroi intestinale restent altérées.
Je raconte souvent comment Taty Lauwers, une auteure belge passionnante et avant-gardiste, a totalement stabilisé deux maladies graves uniquement par l’alimentation. Et comme le dit le Dr Philippe Fievet, spécialiste de l’intestin, les compléments alimentaires de qualité sont là uniquement pour accélérer votre rétablissement. Le plus important est dans l’assiette. Je rajoute « et dans l’hygiène de vie », c’est à dire avant tout se réconcilier avec son corps. Nous avons négligé notre corps durant des années. Il est temps de faire machine arrière et de s’en occuper à nouveau, avec bienveillance, avec amour.

Les 4 règles incontournables :

1) Favoriser une alimentation ressourçante : cf le livre de Taty Lauwers : Nourriture vraies ; les aliments doivent être le moins transformés possible (aliments industriels, de supermarché, etc..), frais, cuits à feu doux + favoriser les légumes variés, bio si possible + les céréales complètes ou semi-complètes comme le riz (car les céréales raffinées ont un index glycémique élevé). On sait maintenant que les aliments bio (ou qui ont poussés dans une terre riche en humus ou en mycorhyses) sont bien plus riches en antioxydants, et ils sont également riches en endobiote, ce qui permet de ré-ensemencer le microbiote. 

Concernant les légumes il faudra faire un sacré travail de repérage, par vous-même, de ceux que vous tolérez et de ceux que vous ne tolérez pas. Si vous souffrez d’hyper-réactions à l’histamine, aux salicylates, aux amines ou encore aux phosphates, seulement VOUS pouvez le déterminer.
Une éviction de ces aliments, ainsi que des aliments riches en FODMAP, est incontournable durant quelques mois.

2) Supprimer totalement le sucré au petit déjeuner et limiter le sucré et les céréales raffinées en général, surtout si vous avez un métier sédentaire (si on mange sucré et que l’on reste assis la grande majorité de la journée, ce sucre va  macérer dans vos organes digestifs !) Au petit déjeuner, il est bien plus intéressant de consommer des protéines (notamment animales ou des œufs si tolérés) et des bonnes graisses afin de nourrir le cerveau et ainsi ne plus être attiré par le sucré durant toute la journée ni par le grignotage entre les repas ; si ces envies subsistes, augmentez la portion de bonnes graisses et traitez le stress et la candidose.
Il est hautement recommandé de prendre un petit déjeuner protéiné et salé (genre petit déjeuner anglais), ou bien des céréales germées en poudre (magasins bio).
Bonnes graisses : il s’agit notamment de l’huile de coco et du beurre cru ou de baratte, éventuellement clarifié (il faut savoir 100% des personnes intolérantes aux produits laitiers peuvent le consommer (puisqu’il n’a ni lactose ni caséine). Consommer du beurre est une bonne chose puisqu’il est riche en rétinol (vitamine A animale) et en acide butyrique et est donc excellent pour l’intestin ; le rétinol est également excellent pour la thyroïde).

A noter que consommer du foie bio de volaille ou de veau, ou encore du foie de morue, est quasiment une panacée pour l’immense majorité des gens.

3) Ne jamais grignoter entre les repas ; 3 repas par jour maximum ; Et 1 à 2 fois par semaine, ne faire que 2 repas dans la journée (les personnes ayant un profil  sanguino-pléthorique devraient ne faire que 2 repas par jour en permanence).  

4) Bien mâcher chaque bouchée, sans quoi vous ne verrez que peu d’améliorations ; mâchez entre 20 et 30 fois chaque bouchée avant d’avaler ! 

Les autres règles :  

5) Pratiquer un sport régulièrement, dans la mesure du possible
Le minimum est de marcher tous les jours. La marche nordique est excellente.

6) Pratiquer une méthode de gestion du stress. Il est existe de nombreuses, à commencer par le sport, le yoga, le massage, la respiration par le ventre et la cohérence cardiaque, toutes les pratiques psycho-corporelles, la méditation de pleine conscience, etc…
De même, se faire accompagner dans son cheminement intérieur va de soi. Si suivre une psychothérapie vous rebute, vous pouvez rechercher les services d’un(e) sophrologue par exemple, ou bien un très bon hypnothérapeute. Ce n’est pas ce qui va régler les troubles intestinaux, mais chez un nombre non négligeable de personne, l’action d’une gestion du stress est une aide plus que précieuse.

Il est impressionnant de constater combien de personnes, notamment les femmes, ont du mal à respirer par le ventre (voir plus bas).  Or les émotions sont liées au plexus solaire. Intéressez-vous donc à la respiration par le ventre !      

Lire des livres inspirant est également intéressant. Miracle Morning, par exemple, m’a récemment beaucoup intrigué. On prend conscience combien une journée peut être profondément influencée par ce qui se passe au réveil, au début de notre journée. En fait, lire des témoignes d’autres personnes est très inspirant ! Il existe maintenant quantité de livres écrits par des personnes qui témoignent de comment ils ont fait pour guérir ou stabiliser telle ou telle pathologie chronique. 

Personnellement, en gestion du stress, je pratique la méthode BMB, le Qi qong et un peu de méditation de pleine conscience.

7) Respecter sa chronobiologie : il faudra remplir les questionnaires qui sont au début du livre du Dr Michael BREUS : QUAND, faites votre révolution chronobiologique
Vous connaîtrez ainsi votre chrono-type et vous pourrez appliquer graduellement les recommandations du Dr Breus (30 ans de recherches !) pour mieux coller à votre horloge interne : vous allez vous sentir mieux car si votre rythme de vie va à l’encontre de votre horloge interne, vos organes sont quelque peu déboussolés. A découvrir !

8) Limiter les fruits : pour la plupart des personnes : 1 fruit par jour maximum ; un nombre important de personnes souffrent en effet de malabsorption du fructose.

9) Dîner tôt : le soir, dîner 3 heures minimum avant le coucher ; c’est une règle incontournable en fait ; en cas de RGO on peut même dîner 4 heures avant le coucher.

10) Auto-massage du ventre, le soir, avec des huiles essentielles de lavande et de basilic et un peu d’huile végétale ; éventuellement rajouter de l’huile essentielle d’encens (oliban), (ou bien de Lentisque pistachier), une sorte de panacée pour les profils inflammatoires et immuno-déprimés.  
Tous les soir, durant 5 mn ; appuyer chaque soir un peu plus en profondeur

11) Limiter les aliments FODMAP, surtout les « forts Fodmap », ceux qui fermentent beaucoup. Difficile de passer à côté quand on s’intéresse aux troubles chroniques de l’intestin. Cela fait très certainement partie de votre « traitement ». Il existe plusieurs ouvrages de références et de nombreux sites spécialisés.

En revanche l’éviction des FODMAP ne doit surtout pas devenir permanente, sinon l’intestin devient graduellement fainéant, et au final ça n’arrange rien (cf les travaux d’André Burckel). Il faut avant tout supprimer les aliments inflammatoires (surtout le blé moderne), baisser l’inflammation avec certains nutriments et réparer la paroi intestinale (cf l’intérêt de l’acide hyaluronique ente autres). C’est la raison pour laquelle j’ai une assez bonne opinion de l’épeautre et du kamut, si votre intestin les supporte.

Remarque : en cas de forte perte de poids, il faudra prendre des substituts hyper assimilables afin de ne pas perdre trop de poids. Comme Survimed par exemple, produit hospitalier de grand qualité, que l’on peut trouver sur certains sites belges.

Concernant le blé moderne, une publications montre qu’il favorise la porosité, ou hyper-perméabilité intestinale, même en l’absence de gêne ou de troubles digestifs.

12) Ondes électro-magnétiques : notamment pour les citadins, se protéger, dans la mesure du possible, des ondes électro-magnétiques (antennes relais, wi-fi, téléphone portables collé à l’oreille, etc…). Le nombre de publication est aujourd’hui suffisamment important pour prendre en compte ce paramètre et ne plus le traiter par dessus la jambe.

Il faut bien reconnaître que le fait que l’on observe une forte accélération des cas de troubles chroniques de l’intestin depuis le passage de la 3G à la 4G est assez troublant.

Pour ne citer que lui, le Dr Joachim Mutter, à Constance, en Allemagne, a de bons résultats sur ses patients atteints de pathologies chroniques comme la maladie de Lyme, en leur demandant, entre de nombreuses autres recommandations, d’isoler toutes les installations électrique et électro-magnétique de leur habitation (cf la video sur youtube).     

13) Géobiologie : si votre santé tarde à s’améliorer, certaines personnes témoignent que faire vérifier son habitation par un géobiologue (perturbations « géo-telluriques ») a été déterminant ; notamment si vous avez remarqué que vous dormez mieux quand vous n’êtes à l’extérieur de chez vous. On pourrait même avoir la curiosité de faire une enquête, quand c’est possible, sur la santé des précédents locataires, ou des voisins. En géobiologie, il ne faut pas hésiter à demander un 2ème avis.

Les deux soucis avec cette approches sont : 1) les géobiologues utilisent des outils qui ne sont pas toujours très scientifiques. 2) cela rajoute un coût supplémentaire, d’autant qu’il est utile d’avoir au moins un deuxième avis avant d’envisager de déménager !   

14) Aliments carminatifs : si les ballonnements persistent : à chaque repas , dans l’assiette, rajouter :
– des graines de fenouil (que l’on peut aussi trouver moulues)
– du gingembre râpé (1/2 cuillère à café minimum) (éviter la poudre et préférer le gingembre frais et bio)
– des graines de courge

Aussi : 

  • des feuilles de romarin fraîches mélangées quotidiennement à vos plats peuvent être particulièrement intéressantes pour leur action vitalisante, antioxidante et hépatique 
  • Après le repas, mettre une bouillotte tiède sur l’estomac

15) Thérapeutiques naturelles, holistiques, énergétiques : elles sont souvent très utiles ! Elles permettent d’utiliser des outils éprouvés par l’expérience, et peuvent contribuer peu à peu à vous faire retrouver l’équilibre perdu de l’écosystème intestinal et baisser l’inflammation chronique. 
Par exemple:

  • certains praticiens de MTC (médecine traditionnelle chinoise) ont de bons résultats sur la santé digestive. Cela complète les recommandations des spécialistes du microbiote pour retrouver l’équilibre perdu.
    J’ai remarqué que cette démarche ne fonctionne que si vous avez intégré que c’est VOUS qui allez réussir à stimuler vos forces d’auto-guérison.
  • un autre exemple : la gymnastique taoïste enseigne comment revitaliser nos organes, les uns après les autres
  • la respiration ventrale et cohérence cardiaque : en fait c’est LA pratique quotidienne, sur le long terme, qui peut tout changer pour les hyperballonnés ! Pourquoi ? et bien parce que la respiration ventrale permet de stimuler le nerf vague, le nerf dont on parle de plus en plus, notamment parce qu’il est le principal nerf de la relaxation mais surtout parce qu’il gère tous les organes digestifs. Pour en savoir je vous recommande de lire un des livres de référence : https://www.editions-jouvence.fr/livre/se-protéger-des-stress-inflammations-chroniques-et-maladies-chroniques-grâce-au-nerf-vague. Jean-Marie Defossez sait de quoi il parle : souffrant d’un fort syndrome de fatigue chronique depuis des années, il a entendu parlé d’exercices respiratoires ayant une action anti-inflammatoire : il a fait venir des USA les chercheurs qui ont fait ces découvertes s’est formé à leurs méthodes. Ces exercices, particulièrement efficaces s’ils sont pratiqués quotidiennement, font partie intégrantes de sa méthode de coach-respiration.
  • Il est également possible d’aller encore plus loin et faire un véritable travail sur soi via la respiration accélérée : la Respiration Transformatrice, du Dr Judith Kravitz, une méthode à laquelle je me forme actuellement, qui est juste incroyable ! A vivre au moins une fois dans sa vie ! Pour en savoir plus : http://clesdesante.com/respiration-transformatrice-une-methode-gestion-du-stress-dauto-guerison/

16) Astuces remarquables de santé

a) Bain dérivatif : souvent très utile ! il s’agit de refroidir le périnée : particulièrement intéressant si vous êtes en surpoids ou constipé, ou souffrez de troubles hépatiques.
On achète en pharmacie une poche de gel thermique, on met au congélateur et on s’assoit dessus au moins 1/2 heure par jour (par exemple quad on est devant le PC ou la télé) ; soyez assidu !

b) Bains de magnésium : mettez au moins 250 g de sulfate de magnésium (sel d’Epsom) dans un bain chaud ; très intéressant ! en particulier en cas de fatigue chronique ; vous pouvez acheter 2,5 kgs de sulfate de magnésium sur bonsel.com par exemple

c) Transpirer : avec le sauna classique ou bien le sauna à infrarouge : méthode de détox et anti-âge très intéressante pour tous ! et en particulier en cas de « maladie de l’acidose » comme la fibromyalgie, l’arthrose, les maladies auto-immunes, maladie de Lyme, etc…

d) faire une formation de massage ou autre méthode de bien-être !
et oui ! se mettre à pratiquer une méthode et la proposer à son entourage est une voie royale pour cheminer pour de bon vers la guérison, et c’est valable pour tout le monde !

Je rêve d’un monde où on pourra s’inviter facilement et sans arrière pensée à partager une danse ou une séance de massage aussi facilement que pour faire du lèche-vitrine ou boire une bière !

Réflexions sur la clé de la santé : se trouve-t-elle dans la cellule ? Je pense qu’une cellule est avant tout une entité électro-magnétique, ou fréquentielle. Certains vont même jusqu’à dire que « le microbiote est rien, le terrain est tout« . On parle en effet de plus en plus des probiotiques, de bonnes bactéries qui vont contribuer à réensemencer notre intestin, mais dans quelle terre allons-nous planter ces graines ? La terre, c’est notre corps, nos tissus. Ne sont-ils pas déjà gorgés de molécules chimiques, notamment de perturbateurs endocriniens et de « perturbateur microbiotiques » ? Il y a en effet une plus grande porosité des tissus les uns avec les autres que ce qu’on pensait avant. Simplement apporter des probiotiques ne sera souvent pas suffisant, et un nombre très important de personnes s’en aperçoivent car il y a beaucoup de déçus des  probiotiques ! Il faudra donc à mon avis s’intéresser de plus en plus aux méthodes efficaces de « détox » (acide alpha-lipoïque, infrarouge, ozonothérpie, etc, etc…). 

Vous êtes unique. Enfin, je rappelle que l’éducateur de santé qu’est le naturopathe doit idéalement vous amener à vous faire prendre conscience que vous êtes votre propre et unique thérapeute. Il faut vous efforcer de voir la cohérence de votre démarche personnelle. Vous êtes le seul tisserand de votre paradigme. Chaque personne est unique. Le grand « nouveau paradigme » du 21ème, c’est l’autonomie. J’ai rencontré un jour un homme qui a consulté des médecins et thérapeutes durant 40 ans de sa vie, pour un nombre toujours croissants de symptômes. Il en a vu un nombre incalculable, ce qui a cumulé des sommes d’argent exorbitantes. Le jour où il s’est autorisé à recevoir enfin des personnes dans un cabinet, tous ses symptômes ont disparus en quelques mois. Il s’était enfin autorisé à exprimer les qualités qui dormaient au fond de lui.

 

Christophe ETIENNE

Naturopathe spécialiste du SIBO

6 thoughts on “Dysbiose intestinale et SIBO : l’importance de l’hygiène de vie

  1. lecointre pierre

    absolument passionnant, je me suis reconnu dans bcp de ces exemples (stress chronique, acidose, biote, respiration, ..)
    après avoir couru des centaines de thérapeutes qui m’ont mis sur la paille, y aurait il un espoir, c’est ce que je crois fermement, mais, par où commencer ..?

    Reply
  2. NEANT

    Bonjour !
    A 41 ans je réalise seulement que cela fait au moins 6 ans que je souffre de SIBO (depuis mes grossesses…).
    Je viens de parcourir plusieurs articles de votre blog : ils sont passionnants ! Merci pour ces partages, étant blogueuse moi-même, je sais à quel point vous nous donnez de votre temps.
    Amitiés

    Jennifer

    Reply
  3. chleo

    Bonjour Etienne, des personnes guérissent du sibo parfois avec les Huiles essentielles ?
    Merci

    Reply
    1. ETIENNE Post author

      bonjour
      en effet les huiles essentielles (HE) d’origan compacte et de menthe poivrée sont les 2 huiles essentielles parmi les plus reconnues dans le traitement du Sibo. Il faudra prêter attention à la quantité et surtout prendre sous une forme qui permette d’atteindre l’intestin grêle, sinon ça ne sert à rien ; donc il faudra éviter de mettre des gouttes d’huiles essentielles dans la bouche, c’est inutile et même parfois dangereux (notamment si ce sont des HE à phénol ce qui est justement le cas de l’origan).

      La plupart du temps ça ne suffit pas (c’est bien pour ça que je reste 2 heures avec chaque personne au cabinet).
      Il faudra adopter d’autres recommandations, notamment :

      1) contribuer à augmenter la sécrétion naturelle d’acide chlorhydrique dans l’estomac, mais parfois également la sécrétion de la bile et des enzymes pancréatiques

      2) traiter la dysbiose, ce qui est l’une des choses les plus complexes qui soit !! Il faut en effet se rappeler que dans un cas de Sibo il y a toujours une dysbiose.

      Les actions les plus importantes étant, pour améliore une dysbiose, comme vous devez le savoir, de se tourner de plus en plus vers :
      – les « nourritures vraies » (le moins transformées possibles) ; désolé mais ce sera complexe de s’en sortir si vous continuez à déjeuner dans une cantine d’entreprise
      – s’intéresser aux aliments locaux et de saison
      – filtrer l’eau de boisson avec un bon filtre
      – essayer les aliments lacto-fermentées en toute petite quantité, à mélanger dans son assiette avec les autres aliments
      – généralement éviter le végétarisme (ça dépend de chaque personne) car ça créé finalement pas mal de carences
      – dès que c’est possible remettre de la variété dans son alimentation.

      Ce qui signifie qu’il faut se méfier des régimes très restrictifs sur le long terme (y compris le régime sans Fodmap) car les carences vont s’accentuer.
      Je signale un régime qui semble intéressant à essayer : celui sans lectines (protéines inflammatoires) mais comme d’habitude ça ne correspond pas à tout le monde

      3) Gérer le stress : on a observé une forte prévalence du stress chronique dans le Sibo
      Pour être plus précis, c’est le flot permanent de pensées qui finit par épuiser l’énergie du pancréas et du foie.

      C’est la raison pour laquelle je recommande avant tout une gestion du stress qui permette de se réconcilier avec son corps (donc de décroître les flots de pensées) : sport, toute méthode psycho-corporelle, massage, sauna, et en particulier les méthodes de respiration : certaines méthodes de respiration permettent d’accélérer de façon importante le traitement du Sibo : ce sera l’objet de mes prochains articles

      4) se détoxifier en profondeur (« détox cellulaire »), notamment des pesticides (perturbateurs endocriniens) afin de retrouver un meilleur fonctionnement hormonal, et s’aider le cas séchéant de plantes à tropisme hormonal

      5) Couvrir les principales carences nutritionnelles (notamment celles qui influent sur le ralentissement surrénalien et thyroïdien)

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