Se désacidifier, une clé importante pour baisser l’inflammation chronique

PROTOCOLES POUR SE DESACIDIFIER

En fonction de chaque cas, il faudra privilégier telle ou telle technique permettant de drainer les acides hors du corps et d’améliorer les mécanismes de défense et de de réparation de l’ADN de nos cellules (enzymes antioxydantes).

Se désacidifier est l’une des pierres angulaires de notre capacité à baisser l’inflammation chronique.

 

  • Apporter des minéraux, des vitamines et des antioxydants permettant de se désacidifier : c’est « l’incontournable » de la désacidification.

Le principe est le suivant : les sels minéraux alcalinisants (basifiants), associés à un acide faible (ex : carbonate, citrate, bi-tartrate, etc…), sont capables de convertir les acides forts (cristaux d’acides accumulés dans nos tissus) en acides faibles : ceux-ci pourront alors rejoindre le sang, qui a une capacité réduite mais constante d’éliminer ces acides faibles. On peut ainsi agir de façon continue mais efficace sur l’équilibre acido-basique : cela prend généralement de 3 à 4 mois minimum.

En cas de forte acidose, il est possible d’accélérer la désacidification en s’aidant par la transpiration/hyper-sudation et le drainage rénal.

Les minéraux les plus efficaces sont : bisglycinate ou citrate de magnésium et bicarbonate de potassium ; mais les complexes de minéraux (magnésium + potassium + calcium + sodium + silice) sont recommandés par plusieurs spécialistes. Selon eux, leur action serait plus complète.  Historiquement les complexes de minéraux les plus mis en avant sont : Erbasit, Probase, Megabase, Alcabase, Alcavie. Mais depuis quelques années quasiment tous les laboratoires de compléments alimentaires proposent un complexe de minéraux. On peut également juste se procurer du bicarbonate de potassium car c’est le plus actif (par exemple chez Nutrimuscle.com à un prix imbattable). Le Lithothamne est également intéressant, d’autant qu’il contient également de l’iode, mais attention à son action constipante.

Les minéraux alcalinisants se prennent entre les repas : ½ à 1 cuillère à café 1 à 2 fois par jour.

Certains complexes contiennent du fer, donc il sera intéressant de connaître au préalable votre taux de ferritine.

Des cures d’antioxydants complètent l’action des minéraux, par leur action bénéfique sur le « stress oxydatif », c’est dire lorsque les capacités antioxydantes des cellules sont dépassées par l’hyper-oxydation et la baisse du métabolisme mitochondrial, induites par les nombreux facteurs de la société moderne : pollutions et hyper-médication, infections chroniques (bactériennes et virales), stress chronique, sédentarité, carences, dysbiose, pollution électromagnétique, etc…

L’une des familles d’antioxydants les plus reconnues sont les polyphénols, tels que la quercétine, le resvératrol ou les OPC issus de la peau du raisin ou encore de l’écorce du pin maritime. L’un des OPC les plus étudiés est le Pycnogénol. D’autres antioxydants sont de plus en plus utilisés, souvent en synergie, par les laboratoires : N-acétyl-cystéine, Acide R-lipoïque, Co-enzymes Q10, etc…

On les utilisera lorsque l’inflammation est profondément installée.

Des cures de vitamines naturelles sont dans la plupart du temps également recommandées, notamment les vitamines du groupe B, permettant entre nombreuses autres fonction, une amélioration de la méthylation, une fonction métabolique de base qui est parfois perturbée.

Dans certains cas, l’action profondément antioxydante du jeûne thérapeutique peut être utilisée.   

 

  • Eliminer : la « masse » de cristaux d’acide accumulés dans nos tissus, une fois transformés en acides faibles par les minéraux, doit être éliminée par l’augmentation de la capacité de nos émonctoires : peau, reins, poumons.
  1. La peau: réapprendre à transpirer est l’un des principaux remèdes de retour à la santé ! avec de très nombreux témoignages que vous pouvez consulter sur les forums de personnes souffrants de pathologies chroniques :
  • La marche transpirante: si on en a la possibilité, pratiquer chaque jour ½ heure de marche rapide ou de jogging (ou 1 heure de marche normale) en étant très chaudement habillé ou avec un kway. Marcher dans la nature peut être une bonne idée si l’on en croit des études japonaises qui montrent que les « bains de forêt » (Shinrin-yoku) sont immunostimulants.
  • Le sauna classique ou à infrarouges : on pratiquera au moins 1 séance de sauna par semaine durant 2 mois : soit un sauna dans un spa ou chez un kiné, soit un sauna japonais à infrarouge (les dômes) dans un spa, soit un sauna japonais pliable que l’on se procure sur Ebay.fr ou Amazon.fr (entre 180 et 250 €).

La durée du sauna est généralement de ½ heure. Cela dépend de la température : si la température est très élevée, on entrecoupera la séance par une douche tiède au bout de 15 mn.

  • Bains désacidifiants : enfin il existe des bains désacidifiants comme Alcabain.
  • Le bain hyperthermique: dans votre baignoire, vous faite couler de l’eau à 36° (ou moins) et vous mettez 100 à 200 g de sulfate de magnésium (sel d’Epsom, que l’on pourra acheter sur  bonsel.fr) + un peu de gros sel de mer (sel de guérande). Il faudra rentrer dans l’eau de façon lente, afin d’habituer son corps. Ensuite on peut faire monter la température à 37 puis 38°. On peut même aller jusqu’à 40° mais surtout pas les premières fois. Ainsi, de séance en séance, on va rééduquer les capacités transpiratoires de son corps. C’est l’un des moyens de transpirer les plus accessibles. Malheureusement les logements ne sont pas toujours équipés de baignoire.

Bain hyperthermique + capillothérapie du Dr Salmanov : le must ! On peut, en plus du sulfate de magnesium, rajouter un mélange aromatique mis au point dans les années 1950 par le Dr Alexandre Salmanov lors de son exil en France : le « bain capillar », élaboré à base d’huile essentielle de pin maritime (pinus pinaster) et d’extraits de bourgeons et plantes. On mettra de 3 à 6 bouchons dans son bain. Il existe 3 sortes de bain capillar : le jaune, quand on est plutôt hypotendu, le blanc, quand est plutôt hypertendu (hypertension artérielle), et le mixte. Il est considéré par de nombreuses personnes comme un des musts de l’anti-âge. Tout simplement par ce que l’une des caractéristiques du vieillissement est la sclérose graduelle de nos capillaires, c’est-à-dire les minuscules artérioles qui apportent l’oxygène et les nutriments à nos cellules. Il s’agit donc d’un grand bain de jouvence et cela aide également pour se désacidifier, via une meilleure élimination du gaz carbonique (produits par nos cellules) dans le sang.

Livre de référence : L’hydrothérapie chez soi, de Michel DOGNA ety Anne-Françoise L’HÔTE, aux Ed. Guy Trédaniel. 

 Remarque : le sauna ou le bain hyperthermique est d’autant plus bénéfique que c’est, de plus, une thérapeutique antivirale reconnue (hyperthermie).

 

  1. Les reins : il s’agit de favoriser la diurèse par des cures de plantes : tisanes, ampoules ou gélules. En pratique on préparera des tisanes de mélanges de plantes, par exemple  :
  • « Roy-eau acido » du laboratoire La Royale, 2 ampoules le matin à jeun, un mois minimum
  • Tisane « Anti-acide » de La-royale : faire un grand bol chaque jour, ce qui favorise la diurèse
  • Tisane Alcaplantes 7×7, du labo Jentschura : idem
  • Tisanes de plantes sudorifiques : bardane et pensée sauvage, mais également mélisse, bourrache, plantain, sureau

En cas de reins fatigués ou chez une personne âgée, il sera intéressant de faire une cure de Lespedeza (laboratoire Oemine) : 1 bouchon dans ½ litre, à boire durant la journée.  

 

  1. Les poumons : les poumons sont capables d’éliminer les acides, rendus faibles par les minéraux, via l’expiration du gaz carbonique. C’est la raison pour laquelle la marche ou le sport doux sont si bénéfiques : il y aura à la fois la respiration et la transpiration ! Des séances régulières de respirations amples, ou de pranayama, sont bien sûr bienvenus.

 

  • Traiter l’hypochlorhydrie : cela peut paraître contradictoire mais favoriser le taux d’acide chlorhydrique dans l’estomac est très bénéfique. Pour 2 raisons principales :
  1. L’acide chlorhydrique (Hcl) permet d’assainir les germes du bol alimentaire, ainsi que d’assurer une bonne digestion puisque l’Hcl est précurseur de sucs digestifs, notamment de la pepsine qui est l’enzyme permettant de digérer les protéines.
  2. En cas de manque d’Hcl, des capteurs envoient des messages à la vésicule biliaire et au pancréas pour signaler que l’estomac est peu acide et donc qu’il faut produire moins de bile et d’enzymes pancréatiques, qui sont très alcalinisants. Du coup, à cause de cette baisse de sucs digestifs alcalinisants, le bol alimentaire reste acide. En même temps l’insuffisance de la bile et des enzymes pancréatiques entraine une mauvaise digestion dans l’intestin grêle, source de fermentations, qui sont particulièrement acidifiantes.
  3. Parfois le souci est une insuffisance pancréatique ou hépatique (souvent héréditaire) : dans ce cas, il est préférable d’apporter une supplémentation en enzymes pancréatiques ou en stimulants hépatiques ou biliaires.

 

  • Traiter la dybiose intestinale/ le Sibo : agir sur la tonicité de nos organes digestifs et muqueuses digestives est un défi à lui tout seul ! Comme vous le savez, j’en ai fait ma spécialisation (qui englobe plusieurs approches thérapeutiques et alimentaires complémentaires.

Le nombre de repas quotidiens est également à étudier : car si l’on mange alors que l’estomac est encore à moitié plein, c’est un cercle vicieux car le CMM (complexe moteur migrant, qui permet une sorte d’auto-nettoyage musculaire du tube digestif) ne se fait plus correctement. C’est l’une des grandes causes de « l’encrassement » de notre appareil digestif.

  • Une pauvreté de la flore intestinale est une des premières choses à mesurer (via le taux de nitrites dans la salive, ou un Florinscan). Les stratégies pour y remédier sont nombreuses et délicates : cela prend souvent plusieurs séances.

Remarques : baisser l’acidose est donc incontournable pour baisser l’inflammation chronique.

  • Autres causes

Mais il existe de nombreuses autres causes : il faudra parfois également :

  • Détoxifier :
  1. Des toxines diverses : nombreuses pollutions accumulées, foie fatigué, certains complexes de détox sont à envisager.
  2. Les métaux lourds : des protocoles spécifiques sont en cours d’élaboration
  • Traiter la stéatose hépatique + l’excès de graisse viscérale, pro-inflammatoires
  • Baisser fer et cuivre cellulaires et augmenter ceux érythrocytaires (globules rouges) : connaître le taux de ferritine, entre autres, est primordial : dans ce domaine, l’approche de Morley Robbins est de plus en plus étudiée et pratiquée.
  • Se protéger des ondes électro-magnétiques, qui favorisent, entre autres, la croissance des mauvaises bactéries, et amplifie le statut inflammatoire en général. 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *