Infections urinaires et cystites : peut-on éviter les antibiotiques ?

Vaste et épineux problème que d’envisager d’éviter les antibiotiques lors d’une infection urinaire ! Certaines personnes sont confrontées à ce dilemme car elles ne supportent plus les prises d’antibiotiques : ça leur cause de forts désagréments au niveau digestif, des maux de ventre, des douleurs dans les intestins, parfois des douleurs insupportables ! Force est de constater qu’il nous faut parfois trouver des alternatives efficaces : en collaboration avec votre médecin traitant.

Cette démarche est d’autant plus importante que l’on est confronté à l’émergence des bactéries multirésistantes et c’est très inquiétant ! Rappel sur cette catastrophe annoncée : https://youtu.be/gGuUWYsFxXw

Ma première réaction est de proposer d’utiliser des “antibiotiques naturels”, notamment des huiles essentielles (anti-infectieuses et immuno-stimulantes), et d’autres nutriments. Ensuite il faudra trouver le moyen de trouver les causes (analyses sanguines approfondies, + dysbiose intestinale ?) et également de renforcer le système immunitaire.

  1. Huiles essentielles : option facultative mais chez certaines femmes l’application locale est très appréciée car elle soulage bien la gène urinaire : Sarriette des montagnes + Tea tree + Santal ou Palmarosa : 2 gouttes de chaque : application du mélange (6 gouttes), pur, sur le bas du ventre (niveau de la vessie) et 6 autres gouttes dans le bas du dos, 3 fois par jour ; prenez une marque de qualité
  2. Huiles essentielles par voie interne : demandez à votre pharmacien des capsules d’origan compact dosées à 50 mg : prenez en 6 par jour durant 5 à 7 jours ; encore plus simple, on peut prendre, chez Pranarom (pharmacie), Oleocaps n°2 : 2 capsules avant le repas, 3 fois par jour : ne pas dépasser 5 à 6 jours vu la concentration en huiles essentielles à phénol ; alternative : on peut également prendre, chez Biotics research, dont je suis fan, ADP (comprimés d’origan émulsionné) : 2 comprimés matin et soir ; Attention toutefois à l’abus d’huiles essentielles en cas de fragilité intestinale
  3. Argent colloïdal : à la place des huiles essentielles par voie interne, il est également possible de prendre de l’argent colloïdal par voie interne, sur une courte durée ça ne pose pas de problème, surtout si c’est la qualité Biotics research : Argentyn 23 : il faudra prendre 1 cuillère à soupe, mélangé avec 1 bouchon de jus d’aloé vera (par exemple Aloepure chez Biotics, afin de faciliter la diffusion intestinale de l’argent), 2 fois par jour, avant le repas ; il s’agit d’un “traitement” puissant et efficace, ne pas dépasser 2 semaines, en pratique on s’arrêtera 2 jours après la disparition des symptômes. Il faudra utiliser l’argent colloïdal par voie interne avec grande prudence et parcimonie car il s’agit d’un vrai antibiotique (action sur de très nombreux germes) et il est également considéré comme un métal lourd : idéalement il faudrait l’utiliser qu’en dernier recours. Toutefois, si vous n’abusez, il n’y a pas de danger. Cette recommandation ne vaut pas pour son utilisation par voie cutanée, qui ne pose aucun problème, même sur le long terme. Sur Paris, vous pouvez trouver la gamme Biotics research à la pharmacie Faldini (8 rue du Four 75006), ou bien sur newpharma.fr
  4. Urozol (Biotics research) : complexe de canneberge et autres plantes visée urinaire : 2 gélules matin et soir, durant 15 jours, notamment en cas de fragilité de la sphère uro-génitale, ou de récidives, je recommande de finir la boite et de lire la suite afin de renforcer vos défenses naturelles ; De nombreux autres laboratoires proposent un complexe agissant sur la sphère urinaire, chez Herbolistique par exemple : “confort urinaire” auquel on pourra rajouter de la gemmothérapie : Gemmocist durant 1 mois minimum afin d’agir plus en profondeur sur le plan énergétique
  5. Probiotiques : je recommande notamment Lactibiane CND 10 M (à visée uro-génitale) : 1 à 2 gélules par jour, le matin à jeun ; si vous souffrez de SIBO et que vous supportez mal les probiotiques, je vous recommande malgré tout de faire cette cure de 30 gélules de lactibiane CND ; ça vous fait donc 5 produits au total, mais ça vaut le coup car vous préservez la diversité de votre microbiote en évitant l’antibiotique, surtout s’il est à large spectre, ce qui est très précieux pour votre système immunitaire.
  6. Hygiène de vie : voici quelques recommandations que vous devez connaître, mais il est parfois bon de se répéter : buvez au minimum 1,5 litres d’eau (filtrée) par jour jusqu’à élimination des bactéries ; ne vous retenez pas d’uriner : à chaque fois que vous y allez, c’est autant de germes éliminés ; si vous portez un diaphragme, revoyez éventuellement votre mode de contraception ; j’en profite pour porter à votre attention le meilleur mode de contraception naturelle : l’utilisation de Lady-comp, un moniteur formidable, qui permet peu à peu d’étudier vos cycles via les données que vous lui transmettez, et qui affiche une fiabilité de 99,3% de bout de 2 mois !, rappelons que la pilule et le stérilet perturbent parfois de façon non négligeable le système hormonal, et possiblement votre système immunitaire également ; Urinez avant et après tout rapport sexuel ; adoptez une hygiène locale irréprochable, y compris dans la qualité des sous vêtements (coton bio) ; Ne laissez pas s’installer une constipation ; le cas échéant continuez à traiter votre dysbiose intestinale ou alcalinisez votre terrain. La pilule contraceptive en question. Il est peut être utile de préciser que prendre la pilule n’est pas un acte si anodin que a pour notre corps et bien sûr pour notre système hormonal en particulier, et également sur l’état de notre système uro-génital. Plusieurs femmes (5 ou 6 femmes) m’ont signalé s’être débarrassé de leurs infections urinaires chroniques en arrêtant la pilule. je me devais donc de la signaler. Dans notre monde soumis aux pollutions chimiques et électro-magnétiques de toutes sortes, la donne n’est plus la même qu’à l’époque de nos parents et grand-parents. On est obligé d’être encore bien plus attentif à notre corps et aux signaux qu’il peut nous envoyer. L’état de notre microbiote intestinal détermine de manière particulièrement importante la bonne forme de notre système hormonal. En fonction de ça, il est bien possible que votre corps supporte plus ou moins bien telle ou telle pilule. Il ne faudra pas hésiter, également, à changer de pilule si on a des doutes. Et s’intéresser éventuellement au Lady-comp dont il est en début de paragraphe.
  7. A la fin de l’infection je recommande de renforcer le système immunitaire, par exemple : cure d’un Multivitamines de qualité : c’est en fait l’une des clés pour remonter son système immunitaire : en effet le stress quotidien et le mode de vie moderne au sens large finit par épuiser notre corps ; on va notamment finir par épuiser nos glandes surrénales (la fameuse “adrenal fatigue” des américains) puis notre thyroïde, d’autant que le stress quotidien nous empêche de digérer correctement, et donc précipite la dégringolade… Cela explique en grande partie le succès grandissant des “superfood”, ces aliments particulièrement complets et nourrissants (spiruline, goji, maca, cranberries, açai, pollen frais, et des centaines d’autres…), ainsi que des superfood immunostimulants (champignons médicinaux, gelée royale, griffe du chat, huile de nigelle, etc…) et des plantes adaptogènes (ginseng, rhodiola, astragale, ashwagandha, eleutherocoque, etc…) qui, en aidant le corps à s’adapter au stress chronique, ont également une action immunostimulantes, d’autant qu’elles soutiennent réellement le fonctionnement surrénalien, et redonne de l’énergie au corps dans son ensemble, donc à la fonction digestive. Une fois le SIBO résolu, une cure de prébiotiques permettant de nourrir la bonne flore intestinale en accroissant la production d’acide butyrique (amidon résistant comme Symbiointest par exemple) est la plupart du temps une stratégie incontournable, ainsi que des probiotiques ciblés. Il faut parfois envisager de mesurer la dysbiose intestinale en faisant faire une analyse du microbiote : par exemple le Florinscan, auprès des laboratoires REUNIS, qui est un examen que je connais bien et qui complète bien l’approche du Sibo (prolifération bactérienne). Le Florinscan permettra d’y voir plus clair quant aux bactéries qui manquent ou encore les bactéries qui sont en trop. On arrête donc de prendre des probiotiques à l’aveuglette, on connaît enfin quelles sont les souches bactériennes qui manquent. Consulter un bon homéopathe est également une excellent idée.
    Je signale que plusieurs publications mentionnent l’intérêt de l’huile de CBD (cannabis thérapeutique) dans les infections urinaires à répétions, je me permets donc de la mentionner, vu que la légalisation de cette huile est quasiment acquise en France certainement au cours de l’année 2020. Il faudra alors demander une ordonnance à son médecin.

2 thoughts on “Infections urinaires et cystites : peut-on éviter les antibiotiques ?

  1. Nat

    Bonjour,
    j’ai un SIBO methyl acetate et hydrogène, il s’avère que j’ai une infection urinaire qui n’est pas guérie depuis plusieurs mois. Que me conseillez-vous ? J’avais cru comprendre que le Dr Donatini ne recommandait pas les huiles essentielles ni l’argent colloïdale par voie orale. J’avais pensé au D-Mannose mais c’est un FODMAP. Que pensez-vous du macérât huileux de bourgeons d’airelles ?
    Merci par avance.

    Reply
    1. ETIENNE Post author

      J’ai traité ce sujet ici

      Je ne comprends pas bien cette façon de penser que c’est “tout ou rien”. En effet l’argent colloidal il ne faut pas en abuser mais quand c’est nécessaire c’est un allié précieux pour éviter les excès d’antibiotiques puisque ceux ci peuvent nous conduire à la catastrophe. ça s’appelle le bon sens.

      Oui le bourgeon d’airelle est particulièrement indiqué pour rééquilibrer le terrain hormonal et “uro-génital”, avec le framboisier, le frêne et l’aulne. On peut rajouter un complexe phyto comme par exemple : https://www.herbolistique.com/les-herbolistiques/684-bien-etre-urinaire.html
      durant 3 mois (3 semaines par mois) !

      Mais un système immunitaire fatigué c’est presque toujours la conséquence d’un épuisement des glandes surrénales (les américains appellent ça “Adrenal fatigue”), qui est en même la grande cause du ralentissement des muqueuses digestives : en faisant une cure d’un complexe capable de soutenir les glandes surrénales et “remonter le terrain” et redynamiser les muqueuses digestives, il y a très souvent de belles améliorations dans les infections chroniques. Ces complexes doivent contenir un multi-vitamines-minéraux de qualité + des plantes adaptogènes (par exemple : ginseng, astragale, rhodiola, eleuthérocoque, ashwagandha, maca, bacopa, cordyceps, basilic sacré, griffe du chat, schisandra, certains champignons médicinaux : reishi, cordyceps, etc…).
      Voici quatre exemples : ADHS ou Bio-rhodiola plus, du labo Biotics research, ou “Adrenal Energy formula” du labo Life Extension (attention pas de vitamines dans ce complexe) mais il y a en a bien d’autres !
      Une autre sorte de “complexe de nutriments” sont les substituts de repas de qualité, comme ceux de Kriss-laure par exemple, qui contiennent des nutriments 100% naturels donc bien assimilés par l’intestin, déshydratés, couvrant les besoins du corps et des organes fatigués, y compris les intestins. L’immunité peut alors remonter, petit à petit. Vu que le terrain est soutenu par l’ensemble des nutriments, les muqueuses digestives sont moins ralenties et elles vont recommencer à supporter les pré et probiotiques (en toute petite quantité) présents dans les produits, surtout si le prébiotique ne crée pas de ballonnements (le glucomannane) et les probiotiques sont sélectionnés pour baisser l’inflammation. Du coup, la flore intestinale va se rééquilibrer lentement mais graduellement.

      Si votre complexe contient peu de minéraux et oligo-éléments, je vous recommande de rajouter du lithothamne ou de l’eau de mer (sérum de Quinton ou encore mieux, Mineralis Life, 1 cuillère à soupe par jour, dans un peu d’eau, le matin à jeun, durant 2 mois minimum).

      Parallèlement il faudra peut être aborder certains tabous :
      1) la contraception féminine : en effet la pilule peut très bien finir par perturber le fonctionnement optimal de l’intestin et du foie, donc de l’immunité (notamment une carence de progestérone peut perturber le fonctionnement de la paroi intestinale, et les excès d’œstrogènes peuvent entrainer de l’inflammation à histamine)
      2) les rapports sexuels non protégés : le temps de calmer les infections il sera en effet conseillé de se protéger durant plusieurs mois
      3) j’en profite pour rappeler que nous sommes en quasi osmose bactérienne avec les personnes que nous côtoyons à la maison : si ces personnes possèdent une perturbation de leurs microbiotes (notamment microbiotes de la peau + bouche + tube digestif) il sera complexe de ne pas être influencé!

      Enfin si ça ne suffit pas on pourra tenter la toute dernière découverte du professeur Castronovo : remonter l’immunité en favorisant la production d’un mucus intestinal de bonne qualité en faisant une cure de Fucodyn, qui contient une enzyme présente dans le lait maternel.

      Reply

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.