Améliorer la vidange gastrique – Traiter enfin le reflux gastro-œsophagien

AMELIORER LA VIDANGE GASTRIQUE  –  AGIR SUR LE RGO (Reflux Gastro-œsophagien)  

Avertissement : protocole à adapter en fonction de chaque personne ; il est quasi impossible d’avoir des résultats fiables sans tenir compte du terrain : il est donc incontournable de consulter.

Introduction. Le reflux gastrique serait-il, en fait, LE mal du siècle ?

Il y un nombre croissant d’indices qui vont dans ce sens. Pourquoi ? Et bien parce que, en dehors de l’abus de certains antibiotiques et médicaments, la genèse de la majorité des troubles intestinaux chroniques se trouve dans ce qui se passe dans la partie haute du tube digestif : bouche, estomac, duodénum. Le sort du chyme intestinal en dépend grandement. Vous l’aurez compris, la fonction buccale et gastrique est l’une des toutes premières clés de santé, tout comme l’est la qualité des aliments consommés. Inutile de vous cacher que traiter votre RGO sera un vrai petit challenge. Mais avec un peu de persévérance, on peut y arriver  (surtout si on s’intéresse à la thyroïde, vous verrez pourquoi plus loin) 

Hernie hiatale et mini reflux. Il faut tout d’abord comprendre que le reflux gastrique est beaucoup plus fréquent que ce que l’on croit : parce que ce sont la plupart du temps des mini reflux, on ne sent pas de gène particulière, ou presque pas ; généralement on a juste « pas trop faim » le matin, éventuellement on se sent légèrement nauséeux. Mais ça passe tout compte fait assez rapidement. Pourtant un jour on vous apprend que vous souffrez d’une hernie hiatale, ou d’une béance du cardia (« entrée » de l’estomac). La hernie hiatale, c’est quand le sommet de l’estomac passe au dessus du diaphragme, à travers le hiatus œsophagien (l’orifice qui laisse l’œsophage traverser le diaphragme (l’estomac est en dessous du diaphragme). 

Et comment croyez vous que la hernie hiatale s’est créée ?  Et bien à cause des mini reflux, répétées ! Chaque nuit nous nous allongeons, et pas toujours l’estomac vide. Cela fermente toute la nuit, surtout si vous avez une insuffisance de sécrétions gastriques et également si vous avez mangé sucré ou des céréales raffinées (qui se transforment vites en sucres) : cela va nourrir les bactéries et/ou les levures. Cette prolifération va contribuer à faire stagner le bol alimentaire, acidifié par l’acide chlorhydrique. Si ça se répète quotidiennement, cette stagnation remonte jusque dans la partie inférieure de l’œsophage (SIO) : celui-ci, sous l’action de l’acide, va se contracter /rétracter ; à force de se contracter, il va tirer l’estomac vers le haut : vous l’avez compris, peu à peu le sommet de l’estomac va passer à travers le hiatus œsophagien.

En fait Les malformations du cardia sont en fait exceptionnelles. La hernie hiatale est donc bien la conséquence du reflux, et non la cause. La stagnation favorise de son côté la prolifération des bactéries et donc les fermentations : c’est un véritable cercle vicieux qui s’installe. 

J’en profite pour préciser que l’œsophage passer juste derrière le cœur, très proche de celui-ci. Or il existe une notion de perméabilité des tissus ; vous l’aurez compris, en cas de mini reflux répétés, on a parfois une sensation de suffoquer, d’avoir du mal à respirer, ou d’avoir « mal au cœur » (d’ailleurs en anglais les brûlures d’estomac se disent « heartburn »).   

Vous pourriez très bien expliquer ça à votre médecin, il prendra ainsi probablement davantage en compte le phénomène de fermentations, cause des reflux. En proposant de nouvelles stratégies pour  résoudre naturellement ce phénomène, cela épargnerait à de nombreuses personnes de développer des troubles gastriques chroniques. On pourrait également s’épargner des années d’IPP (médicaments anti-acides) qui sont dorénavant montrées du doigt par les spécialistes du microbiote intestinal et les immunologues puisqu’on sait aujourd’hui que la prise d’IPP sur une  longue période favorise l’hyper-perméabilité (ou porosité) intestinale, qui est mise en cause, rappelons-le, dans le développement de l’auto-immunité.     

Le reflux va également perturber la flore bactérienne de la bouche et de la plaque dentaire. Cela va dans les deux sens. La flore buccale va également influencer grandement le reste du tube digestif (voir, à ce propos, le livre du Dr Bruno Donatini : Les virus, à l’origine des principales maladies d’aujourd’hui). En savoir plus sur la flore buccalehttps://www.youtube.com/watch?v=oFD6RVQz8sY

J’en profite pour vous initier à l’importance cruciale de la sphère bucco-dentaire : https://www.youtube.com/watch?v=EqDjPQmF8zI 

Ostéopathie. J’en profite pour préciser qu’il existe plusieurs manipulations ostéopathiques intéressantes dans la hernie hiatale ou autre trouble gastrique chronique. La plupart du temps avec des mouvements en direction du bas et de la gauche. Certains ostéopathes (ou autres techniques manuelles : chiropractie,  étiopathie) vous proposeront peut être l’une d’entre elles. Consulter en technique manuelle, dans un trouble gastrique, est particulièrement précieux, que ce soit pour corriger un dysfonctionnement mécanique ou influer sur du neurologique. 

La nuit on vidange mal son estomac. L’estomac n’est pas doté de muscles de péristaltisme (qui poussent vers la sortie, c’est à dire vers l’intestin) comme l’est l’intestin : se sont des muscles qui malaxent. Le muscle péristaltique de l’estomac, c’est le pylore. Or le pylore ne va que peu se contracter la nuit car, étant allongé, le bol alimentaire est plutôt dans la partie fundique et non antrale (partie basse) de l’estomac. D’autre part la mélatonine (et la valentonine), l’hormone du sommeil, qui est à son plus haut niveau durant le sommeil, ralentit  le fonctionnement gastrique (et stimule par contre le fonctionnement du colon). Heureusement que la mélatonine possède une activité antioxydante importante, et contribue à la réparation de nos tissus et la régénération de notre organisme, y compris le mucus gastrique. Les troubles du sommeil, où veiller tard, augmente ainsi le risque de troubles gastriques. Ce qui est assez logique puisque l’on diminue encore son système nerveux parasympathique ( le système nerveux du ralentissement / relaxation), déjà bien mis à mal par le stress chronique (système nerveux orthosympathique). Or c’est le système parasympathique qui gère les organes digestifs. https://www.dovepress.com/circadian-rhythm-and-sleep-influences-on-digestive-physiology-and-diso-peer-reviewed-fulltext-article-CPT

D’ailleurs beaucoup de personnes évitent de manger tard le soir. mais pas toujours suffisamment : tout dépend de la tonicité digestive de chacun.  En cas de dîner tardif, la majorité des personnes auront au réveil encore une partie du bol alimentaire de la veille dans l’estomac. Avec de la fermentation en prime, surtout si on a consommé du sucré….

Hypochlorhydrie. On fermentera également en cas d’hypochlorhydrie : l’acide chlorhydrique de l’estomac possède une fonction d’assainissement des germes du bol alimentaire. Et chez un certain nombre de personne, on a remarqué que les brûlures d’estomac sont causées par une gastrite (inflammation de la muqueuse) chronique. Or les gastrites sont essentiellement provoquées par les proliférations bactériennes et/ou fongiques. Donc elles ne sont aucunement liées à la production d’acide chlorhydrique mais à l’inflammation dû aux fermentations. Cette vision des choses remet complètement en question l’intérêt des IPP pour traiter les brûlures d’estomac sur le long terme. Parler d’hypochlorhydrie est devenu très populaire aux USA et on ne compte plus le nombre de vidéos faites par des médecins sur le sujet, comme par exemple celles des très médiatiques docteurs Josh Axe ou Joseph Mercola, ou bien celle du Dr Shane Watt : https://www.youtube.com/watch?v=Nh-ezOkvd0Y . On propose donc aux personnes qui souffrent de brûlures et de RGO de réduire l’inflammation (ce qui n’est pas toujours une mince affaire) puis de favoriser la sécrétion d’acide chlorhydrique afin de lutter contre les fermentations (via une supplémentation en Betain Hcl par exemple). Et il y a de bons résultats chez de nombreuses personnes. Pour ma part je pense que cette stratégie ne convient pas à tout le monde, et je m’intéresse dorénavant plutôt à la thyroïde (et la fatigue surrénalienne) dans ces cas là. 

Petit déjeuner français sucré. Après une telle nuit, on n’a donc pas faim le matin : ce qui est d’ailleurs une des raisons de notre attrait pour les aliments sucrés : le fameux et catastrophique petit déjeuner français ; comme on n’a pas trop faim, on se dirige vers des aliments agréables à manger, ça passe mieux… Or, on n’a pas conscience que l’on a déjà créé LE cercle vicieux : les aliments sucrés vont déclencher la sécrétion d’insuline et créer ainsi de l’hypoglycémie réactionnelle : 2 heures après le repas on a déjà faim, non parce que l’estomac est vide mais parce que l’insuline a fait son travail : baisser le taux de sucre dans le sang. Et c’est la machine a glycémie instable qui est déclenchée pour toute la journée ! les habitudes de grignotage entre les repas dans les entreprises françaises n’aident évidement pas… D’autre part ces aliments sucrés vont continuer à alimenter les bactéries et les levures dans l’estomac et le duodénum. De plus manger sucré le matin ne va pas dans le bon sens pour aider l’organisme à secréter de la dopamine, le neuromédiateur du matin (le précurseur de la dopamine est en effet la L-tyrosine, une protéine). Il est donc beaucoup plus logique de consommer un petit déjeuner salé et protéiné : ça va permettre de mieux stabiliser l’humeur pour une bonne partie de la journée, voir toute la journée. J’ai un nombre non négligeable de témoignages de personnes qui ont moins de fringales sucrées le soir une fois l’habitude du petit déjeuner salé mis en place. Ou bien un déjeuner suffisamment riche en protéines et bonnes graisses, afin de nourrir le cerveau. Vous comprenez ainsi pourquoi je suis tellement partisan d’un dîner tôt, comme dans les pays nordiques, et comme nos ancêtres, qui ne possédaient pas d’électricité. Dîner tôt : si tant est qu’on ne grignote pas après. Les desserts aussi sont à limiter. On pourra toutefois finir le repas par une « note sucrée », comme je le recommande souvent.

Rythmes de vie et chronobiologie. Concernant les horaires de repas, je suis bien conscient que nous avons tous nos propres rythmes. Il est hors de question pour moi de vous amener à adopter un rythme qui ne vous convient pas. Au contraire, on sait aujourd’hui que mieux connaître ses horloges internes permet de mieux vivre, mieux dormir et se ressourcer, mieux digérer, mieux travailler et être performant, etc… Cette notion est passionnante et j’invite en fait les personnes qui me lisent à s’intéresser à ce sujet et à déterminer quel est leur « chronotype ».  Un des chefs de file de cette approche se nomme le Dr Michael Breus, auteur du livre Quand, faites votre révolution chronobiologique et réalisez pleinement votre vie. Selon lui il existerait essentiellement 4 chronotypes différents, résultat de 30 ans d’expérience. Un questionnaire, au début du livre, permet de déterminer quel est son profil : on est soit un lion, un ours, un loup, ou bien un dauphin, ce dernier chronotype par exemple étant celui qui ne dort qu’à moitié (qu’avec un des deux hémisphères cérébraux selon l’auteur) et qui comptabilise le plus d’insomniaques chroniques. A chaque type correspond des horaires optimaux pour manger, dormir, travailler. Le Dr Breus affirme avoir ainsi aider un nombre incalculable de personnes à mieux vivre.     

Grignotage. Grignoter entre les repas est l’autre maladie de civilisation. Cela va empêcher le tube digestif de s’auto-nettoyer. Sur les forums américains de personnes souffrant de troubles digestifs chroniques et de SIBO, que je lis régulièrement, on parle très souvent d’un mystérieux phénomène musculaire : le « CMM », ou Complexe Moteur Migrant. Cela fait partie du  péristaltisme digestif, c’est à dire un balayage musculaire, qui part de l’estomac et qui traverse tout l’intestin. Il se ferait, chez la plupart des gens, environ toutes les 3 heures, mais uniquement si l’estomac est vide. Ainsi le grignotage empêche cet « auto-nettoyage » périodique  prévu par la nature, probablement pour limiter, justement, les proliférations bactériennes et/ou fongiques. Empêcher ce qui pourrait se développer de façon intempestives dans notre tube digestif, qui est, je le rappelle, en contacte permanent avec notre environnement, notamment via la bouche. Cela nous amène à prendre conscience d’une chose étonnante : le système digestif n’est finalement pas à l’intérieur de nous, mais à l’extérieur de nous ! Et oui, on ne se fait pas d’incision dans la peau pour manger ! La frontière entre soi et le non-soi est donc bien la muqueuse digestive, qui est un filtre et le lieu prépondérant de notre système immunitaire, Ce dernier est justement spécialisé pour faire le tri entre le soi et le non-soi. Lorsque cette différentiation ne se fait plus bien, c’est justement l’auto-immunité qui se développe.

Alors apprenons à ne pas trop grignoter, ce qui permettra de retrouver le plaisir d’avoir une vrai faim avant d’aller à table. Une habitude saine qui se perd parfois, tant l’accès aux victuailles est devenu simple et facile. Il suffit de rentrer dans un Monop’, d’ouvrir le frigo ou de rentrer dans un kebab pour avoir accès à des aliments en quelques minutes. Rappelons-nous que ça n’a pas toujours été le cas, loin de là. Jusque dans un passé assez récent, la plupart d’entre nous devions produire (ou chasser et cueillir pour certaines peuplades) notre propre nourriture pour pouvoir vivre.    

Compression des organes digestifs. Que ce soit lors d’une grossesse ou en cas de surpoids, les organes digestifs peuvent être compressés : le placenta dans un cas et les tissus adipeux dans l’autre, par leur volume, laissent moins de place au bol alimentaire pour avancer dans le duodénum : il n’y parfois que quelques millimètres de diamètre pour que le chyme puisse se faufiler, alors même que le bol alimentaire n’est pas encore complètement digéré (découpé en petites molécules), surtout si vous n’avez pas suffisamment mâché. Le reflux est dans ce cas d’origine mécanique.

Il faudra alors redoubler d’attention pour consommer des aliments qui fermentent peu (moins de glucides), mâcher longuement et dîner très tôt. Signalons également que sur le plan anatomique, il existe un coude à la fin de la dernière partie du duodénum (D4), en même temps qu’il peut il y avoir une compression vasculaire puisque l’aorte est juste derrière le duodénum et l’artère mésentérique supérieure juste devant (pince mésentérique).  

 

Etape 1 : hygiène de vie et bonnes habitudes

A- Bien vérifier s’il n’y a pas d’hypothyroïdie: demandez à votre médecin de doser la TSH, mais on peut également mesurer la T4 et la T3 (et éventuellement la R-T3) 

En effet il y a un lien direct entre un ralentissement de la thyroïde, véritable épidémie, et la sécrétion de sucs digestifs et d’acide chlorhydrique dans l’estomac en particulier ; autrement dit l’hypothyroïdie entraînerait souvent une hypochlorhydrie et un ralentissement métabolique général d’ailleurs.

La mesure de la TSH est insuffisante, expliquent le Dr Stéphane Résimont ainsi que Bruno Lacroix, spécialistes en médecine fonctionnelle. Il sera plus pertinent de demander au patient s’il répond à un certain nombre de signes cliniques. D’autre part il faut savoir que nous souffrons dorénavant avant tout d’une mauvaise conversion de la T4 en T3. Or c’est bien la T3 qui est importante, c’est elle qui est utilisée par nos mitochondries, donc indispensable au fonctionnement de nos cellules. Les valeurs de la T3 devraient ainsi être proche de la borne supérieure dans une analyse sanguine. La plupart des gens, actuellement, souffrent d’une carence en T3. C’est la raison pour laquelle de plus en plus de médecins prescrivent Euthyral, un médicament qui contient à la fois de la T4 et de la T3.

Encore mieux : on peut aider notre organisme à convertir la T4 en T3 ; il faudra un apport suffisant en : magnésium de qualité (donc pas un magnésium de pharmacie sauf éventuellement D-stress booster), en zinc, en sélénium, en vitamine B12 (méthylcobalamine), en fer assimilable (donc pas de tardyféron) et en progestérone (doser au préalable). En cas d’échec on peut demander à son médecin le médicament appelé cynomel, ou bien faire une cure du complément alimentaire GTA. 

Interview passionnante du Dr Stéphane Résimont, spécialiste en médecine fonctionnelle (et sportif de haut niveau) et en hormonologie https://www.youtube.com/watch?v=ygRYUZv7Vkc 

Il est possible, avant d’entamer une médication qui va devenir permanente, c’est de vérifier si les follicules sont encore viables ou non, en faisant une scintigraphie à l’iode. Certains endocrinologues proposent cet examen. Attention, il s’agit pas d’un examen anodin. Le plus intelligent est de se baser sur les 25 signes d’hypothyroïdie.      

Dans un premier temps on peut toutefois tenir compte des taux de vos analyses sanguines. Si votre TSH est > 1,5 il est peut-être temps de soutenir le fonctionnement de votre thyroïde à l’aide d’une supplémentation (sélénium, zinc, iode, vitamine B12, vitamine A, etc…) comme le font la plupart des médecins américains et canadiens, car il se pourrait bien que vous soyez en début d’hypothyroïdie. D’autre part, les spécialistes estiment que : a) près de 80% des hypothyroïdies sont auto-immunes ! (Hashimoto). C’est tout à fait impressionnant ! b) que près de 40% des femmes occidentales soufreraient de thyroïdite d’Hashimoto. Oui vous avez bien lu : 40%. Or on sait que l’auto-immunité est quasiment toujours liée à la porosité intestinale (écartement chronique des jonctions serrées des entérocytes). Merci le stress, le blé moderne et les antibiotiques ! 

Visiblement tous les médecins et endocrinologues français ne sont en courant des dernières avancées scientifiques concernant la thyroïde. Ainsi de très nombreuses personnes sont en hypothyroïdie sans le savoir.  

  • Si la THS est entre 1,5 et 3 je recommande de tenter une cure d’oligo-éléments : magnésium, zinc, sélénium, éventuellement un peu d’iode (extrait d’algue) durant 2 mois par exemple et de bien observer ce que vous ressentez 
  • Si la TSH est > 3 : une cure d’un complexe vitaminique soutenant le fonctionnement thyroïdien sera probablement à envisager (Thyrotabs par exemple, ou Meda-stim ou Tironat, ou n’importe quel autre complexe vitaminique) : vous pourrez ainsi évaluer combien il est intéressant de prendre en compte cette « zone d’ombre » qu’est une TSH entre 1,5 et 4,2 (sauf que le vrai souci est presque toujours une mauvaise conversion de la T4 en T3 )
  • Je rappelle que 4,2 est le taux qui va déclencher chez de nombreux médecins la prescription de levothyrox). Sur ce une nouvelle difficulté se rajoute avec la nouvelle formule de lévothyrox qui pose des soucis à de très nombreuses personnes, mais c’est un autre sujet. Le Dr Résimont explique que le levothyrox est très mal adapté aux vrais besoin des patients puisque ceux-ci ne souffrent généralement pas d’un manque de T4 mais de T3. 
  • Les 25 principaux signes cliniques typiques d’un ralentissement thyroïdien : frilosité, peau sèche (observer talons, coude, tibias), voix rauque, constipation, prise de poids ou difficile à gérer le poids, extrémités froides (voir syndrome de Raynaud ?), fatigue dès le matin, courbatures musculaires, marbrures de la peau, oedème le matin (yeux, doigts, orteils), moral up and down et dépression, perte de cheveux, ongles fragiles, migraine réfractaire à tout traitement préventif, rigidités articulaires le matin, cholestérol élevé avec LDL élevés, bradypsychie (cerveau au ralenti), gastroparésie, fatigue post-prandiale, infections respiratoires et ORL à répétition, et enfin, l’un des signes les plus fiables : la température matinale basse : < 36,6°. Il existe plus de 25 signes d’hypothyroïdie à T3 : basons nous plus sur la clinique (les symptômes) que sur les marqueurs biologiques, dont la fiabilité est contestable. Je vais bientôt publier les preuves que permettent de dire ça.      
  • Les poisons environnementaux de la thyroïde : ils sont de plus en plus nombreux ! A commencer par les  molécules organochlorées, le fluor et le brome, qui sont présents un peu partout, notamment : certains traitements et revêtements anti-incendies, eau du robinet, matériaux de finition  dans certaines habitations récentes, l’ameublement et dans les produits ménagers. Les cuirs, quant à eux, subissent des traitements chimiques très agressifs (attention aux vêtements en cuir, et surtout les canapés en cuir, une vrai calamité) ; cf d’urgence le film Demain, tous crétins ? https://www.demaintouscretins.com/ diffusé sur Arte en novembre 2017. Et attention aussi à l’eau des piscines, souvent très chlorée. Je connais une personne qui a observé une dégradation constante de sa santé après emménagement dans un appartement moderne, pourtant situé en Dordogne, dans lequel était présent trop de traitements en tout genre. Elle a dû déménager au bout de 5 mois.

B- Alimentation

Limiter au maximum les aliments sucrés et assimilés (sodas), le blé moderne (particulièrement pro-inflammatoire selon plusieurs publications de grande ampleur : pain, semoule, pâtes, surtout raffinés, biscuits, gâteaux, pâtes feuilletés, viennoiseries), les plats industriels, l’alcool, et le lactose (lait liquide, la plupart des yaourts). Tous ces aliments ralentissent de façon considérable la vidange gastrique, tout comme tout aliment ayant un indice glycémique élevé, ainsi que les aliments ayant un fort indice Fodmap. C’est devenu un incontournable que d’imprimer la liste des aliments fortement fermentescibles, lorsque l’on va faire ses courses (sur les listes Fodmap, ceux avec un point rouge). Je rappelle que de nombreux fruits sont des Fodmap et qu’il faut donc se méfier des excès de fruits. Les céréales comme le riz seront préférées complètes ou semi-complètes. 

D’ailleurs je soupçonne fortement le cerveau de déclencher la sécrétion d’insuline dès qu’il détecte le goût sucré dans la bouche, quelle qu’en soit l’origine. Du coup il me semble qu’il faut également se méfier des édulcorants car votre cerveau l’interprète comme du sucré ! Limiter également la consommation de café et supprimez les boissons gazeuses au repas (les minéraux de ces eaux pétillantes vont tamponner l’acide gastrique et diminuent donc la qualité de la digestion, malgré ce que l’on pourrait croire parfois).

Si vous n’arrivez pas à vous séparer de votre habitude de dessert, pourquoi ne pas essayer des alternatives : quelques oléagineux (amande, noix, noisette, noix du brésil, de macadamia) ou un peu de fromage de qualité (tomme de montagne affiné de plus de 6 mois de façon à ne plus avoir de lactose) ; Et si la « note sucrée » est indispensable, on peut opter par exemple pour : petit bonbon bio à la menthe, gingembre confis ou ½ pot de compote sans sucre ou tisane avec une once de miel ou de fleur de coco (tisane de menthe ou gingembre, romarin, thym, réglisse, mélisse), ou carré de chocolat noir (ou encore un peu de de myrtilles ou kiwi ou clémentine mais uniquement en cas de repas sans féculents).

On évitera également les graisses cuites : fritures diverses, et même l’huile non bio ; la qualité des huiles est fondamentale pour la fonction digestive et hépatique. 

Favoriser en revanche : les légumes variés (sauf ceux qui fermentent comme les Fodmap, les aubergines, petits poids) ; On considère que les fibres sont particulièrement intéressantes pour améliorer la fonction de vidange gastrique. Le matin il est recommandé d’opter pour un petit déjeuner protéiné / salé et sans sucres (céréales / fruits / laits même végétaux).   

Aider la digestion : on pourra utiliser quelques alicaments bienvenus :

Eau chaude citronnée au levé : 1/4 de citron suffit largement, on pourra même le répéter plusieurs fois dans la journée, loin des repas   

Gingembre : à râper quotidiennement dans son assiette : vous pouvez en abuser, pas de souci ! sous forme de tisane également 

– graines de fenouil, graines de courge, thym, romarin, Triphala pour les adeptes de l’ayurveda ; le romarin peut être intéressant aussi de par son action antioxydante + cholérétique + anti-ulcéreuse 

Dans la mesure du possible :

– bien mâcher : lorsqu’on avale il faut que la bouchée soit totalement liquide ! Acheter le cas échéant le livre Mastiquer c’est la santé, de France Guillain, ou Je mange en pleine conscience, de Susan Albers ; livres passionnants ! On peut également se former à l’auto-hypnose, de façon a apprendre le lâcher-prise et les micro-siestes à son système nerveux.

– une promenade digestive après le repas va dans le bon sens

– dîner très tôt (par exemple vers 18h30), ou bien dîner léger. On se vengera alors le matin avec un petit déjeuner salé copieux, voir un vrai petit repas, ce qui représente souvent un effort à faire seulement durant quelques jours. Finalement l’organisme s’habitue vite. Lorsque l’on mange un vrai petit repas le matin (si possible protéiné et avec de bonnes graisses aussi), un petit miracle se met en place : on est graduellement de moins en moins attiré par le sucré et par le grignotage entre les repas. Or c’est bien là l’une des plus précieuses aides que l’on pourra apporter à notre estomac pour mieux fonctionner, et pour se protéger contre les proliférations bactériennes et fongiques, qui est la principale cause des reflux chroniques. 

 

C- Bouger et transpirer: c’est l’une des recommandations les plus importantes pour résoudre les soucis de mauvaise vidange gastrique : traiter le ralentissement du système nerveux parasympathique (nerf vague). Faire du sport tous les 2 jours durant 20 mn minimum vers 18h, par exemple, lorsque l’estomac est vide, ou bien le matin ; on va contribuer à vidanger l’estomac grâce à de l’activité physique permettant d’aller jusqu’à l’essoufflement et la transpiration : jogging, vélo, vélo elliptique, la plupart des sports. Pour une personne qui veut se remettre à bouger, le plus simple est de commencer par la marche : marcher un peu plus longtemps chaque jour, en accélérant à la fin du parcours, de manière à transpirer. Eviter la natation en général car les bassins sont malheureusement des nids à germes ! De plus on est allongé au lieu d’être debout, et on subit l’agression du chlore. Si vous estimez que la piscine vous fait beaucoup de bien, tâcher de  choisir des bassins de 50 m, ou, bien entendu, la mer.

Transpirer : si vous transpirez peu et bien une partie de vos problèmes digestifs viennent  peut-être de là ! Il est alors possible de faire du sauna classique ou du sauna japonais (infrarouges lointains) ou le bain hyperthermique, facile à faire à partir du moment où on possède une baignoire (demander le protocole).

Gestion du stress. Le reflux gastrique chronique se rencontre très souvent chez les personnes ayant une vie particulièrement stressante. Alors de l’œuf ou de la poule il est quasiment impossible de déterminer la causalité, car une mauvaise vidange de l’estomac est particulièrement anxiogène et favorise le stress, ou plutôt la baisse de l’humeur, ce qui n’est pas la même chose. On peut commencer par faire un effort pour essayer de manger dans le calme, comme suggéré ci-après.      

Dynamiser / relaxer les organes digestifs:

Le Chi nei tsang, le désormais célèbre « massage profond » du ventre, dès que vous pouvez, afin de remettre du mouvement dans tous les organes digestifs.

En attendant on pratiquera de l’automassage du ventre ; faite vous confiance ! il est quasiment impossible de se faire du mal en exerçant des pressions douces sur son ventre, par exemple en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre. Au cabinet j’enseigne le Massage Respiratoire des Organes (technique issue du chi nei tsang) : moyen d’améliorer la mauvaise vidange gastrique particulièrement intéressant, auquel j’ai été formé. 

  • Assainir la flore de la bouche: c’est là l’un des principaux secrets de l’amélioration, sur le long terme, du fonctionnement digestif (demander le protocole) ;
  • Le calme intérieur: manger dans le calme + 1 spray d’huile de magnesium sur le plexus solaire + 2 gouttes d’huiles essentielles de Petit grain (+ 2 gouttes d’huile essentielle de Basilic en cas de maux de ventre) ; parfois c’est le bourgeon de Figuier qui apportera le répit tant attendu
  • pratiquer la cohérence cardiaque 5 mn 3 x par jour : la respiration par le ventre rythmée ; je recommande même de pratiquer plus longtemps les exercices de respiration ventrale, et on a là une des grande clés du retour à la santé digestive ! On peut même pratiquer une méthode assez bluffante d’efficacité : 
  • La Respiration Transformatrice : voilà donc une méthode d’une incroyable efficacité puisque non seulement elle va permettre de cultiver le calme intérieur, mais elle est surtout capable de stimuler les forces d’auto-guérison de façon assez étonnante. Du coup je recommande  vivement de prévoir au moins une séance avec un praticien, puis de pratiquer quotidiennement chez soi.     
  • appliquer une bouillotte (pas trop chaude) 10 mn sur le foie + 5 mn sur l’estomac 
  • Auto-massage du ventre au coucher : dans un peu d’huile végétale (sésame par exemple) on mettra 2 gouttes d’huile essentielle de basilic (ou bigarade) et de lavande : masser le ventre de la manière qui vous va le mieux ; au bout de quelques temps vous pouvez peut être essayer d’appuyer un peu plus en profondeur afin de favoriser les mouvements internes des organes.

En cas de soucis de sommeil : ce sera une priorité à régler, sans quoi le système nerveux ne peut s’équilibrer. La mélatonine peut souvent être une très bonne aide.

En cas de profil boulimique et/ou de fringales sucrées :

1) consultation avec des spécialistes du rapport à la nourriture, (en région parisienne : cf Géraldine Desindes ou un(e) hypnothérapeute)

2) Envisager une supplémentation en poudre : cannelle, chrome, Berberine, Gymnema sylvestris, par exemple, ou des complexes de plantes (Ultra sugar control du labo Nature Plus, ou Gluco 3 de Therascience par exemple) + consommer de l’huile MCT (triglyrécides à chaînes moyennes comme on trouve sur Nutribe.com : les acides gras sont extraordinaires pour nourrir les cellules de notre intestin et également pour apporter un sentiment de satiété. 

On peut éventuellement stimuler la sérotonine vers 17h (Griffonia ou  5HTP) car cela peut apporter un sentiment de relaxation et aide quelque peu le péristaltisme. 

Mais concernant la sérotonine, le neurotransmetteur du soir, je préfère toutefois favoriser la sécrétion de la dopamine du matin grâce au petit déjeuner protéiné. Il faut tout faire pour préférer un petit déjeuner protéiné, quand c’est possible, notamment en mangeant tôt et/ou léger le soir.

Il faudra également assainir la candidose, ce qui revient en fait à tout faire pour re-dynamiser les muqueuses digestives.

 

ETAPE 2 : si cela ne suffit pas, rajouter des compléments alimentaires

  1. Compléments alimentaires:
  • Continuer l’eau chaude + ¼ de citron (on peut aussi mettre le citron dans une tisane de gingembre + éventuellement de fleur d’oranger) : au réveil + éventuellement 2 autres fois dans la journée, en dehors des repas 
  • Enzymes protéolytiques : Bromélaïne, qui permet d’amoindrir les biofilms résistants qui se sont formés sur les muqueuses digestives : pour agir sur les biofilms, on prendra les enzymes protéolytiques dans un estomac vide.
  • Les enzymes digestives (amylases, lipases, protéases, pancréatine animale, etc…) quant à elles, proposées par de nombreux laboratoires, seront également parfois utiles, afin de mieux digérer le bol alimentaire (découper les aliments en minuscules molécules), ce qui permet de limiter les fermentations et d’améliorer l’assimilation des nutriments : chez Solaray par exemple vous avez le très complet Super Digestaway (sur Iherb.com )
  • Plante digestive et apéritive (stimule le fonctionnement gastrique) : la gentiane (en gélule , en tisane ou en ampoule) : très intéressante pour améliorer la digestion, en complément d’une stratégie antimicrobienne :
  • Plantes antimicrobiennes : berberine, allicine (principe actif de l’ail), lapacho, acide caprylique, Extrait de pépin de pamplemousse ; la berbérine notamment, ou n’importe quelle autre plante, ou le chrome, ayant une action sur la résistance à l’insuline sera bienvenue : j’ai en effet remarqué leur intérêt pour améliorer la vidange gastrique. 
  • Huiles essentielles relaxantes : en effet, les reflux sont particulièrement liés au niveau de stress chronique : du coup se poser toutes les 3 heures environ et sentir à pleines narines quelques gouttes de lavande fine , de marjolaine aussi, sera très intéressant pour favoriser la vidange gastrique 
  • Vérifier votre taux de vitamine B12 : celle-ci est en effet fondamentale pour ne nombreuses fonctions, notamment elle est impliqué dans la méthylation, mais elle a rôle potentiellement important dans le fonctionnement de l’estomac (facteur intrinsèque)
  • Magnésium de qualité : sous forme bisglycinate ou glycérophosphate, certaines personnes le magnésium est un incontournable pour améliorer la digestion 
  • Zinc-carnosine (labo supersmart.com) : 1 à 2 comprimés par jour ; ce complément est reconnu par les colopathes comme étant une grande aide
  • Mastic gum (gélule) ou Mastic de chios (gomme à mâcher) : cette résine issu de l’arbre Lentisque pistachier, très commun en Grèce, est un excellent assainissant de la bouche et de l’estomac, il est utile en cas de reflux chronique ainsi qu’en cas d’Helicobacter pylori
  • Traditionnellement on conseille des associations de plantes, ce n’est pas efficace pour tout le monde, il faut donc essayer : Gingembre-Réglisse, Camomille-Mélisse, Gentiane-angélique, ou encore des huiles essentielles douces apéritives et antispasmodiques (basilic, estragon, citron, gingembre, etc…) 
  • Autres nutriments / complexes : Gastrazyme (bioticvs resarch) ; Quantadigest (labo Phytoquant) : assez complet, surtout pour les personnes nauséeuses ou amaigries + QuantaGinger ; Huiles essentielles digestives et antispasmodiques et anti-histaminique : Oleocaps n°3 (Pranarom) ; Aloe Vera ou Aloe Ferox : ce latex dorénavant bien connu est parfois utile en cas de RGO ; je l’utilise peu car certaines personnes le tolèrent mal ; Bambou tabashir ou autre source de silicium : intéressant dans certaines formes de reflux et « d’acidose » importante ; c’est un anti-ulcéreux, anti-inflammatoire, antioxydant, reminéralisant.
  •  
  • Bien vérifier la thyroïde, avec un élève du Dr Stéphane Résimont, sans quoi vous pourriez bien être déçu par tous vos efforts d’hygiène de vie et vos traitements ! Quelques nutriments sont à essayer. La première chose à faire toutefois est de vérifier l’état du foie, car si vous avez un foie gras, la conversion de la T4 en T3 se fera mal. Le même cas de figure se rencontre si vous avez été exposé aux pollutions environnementales (notamment les citadins).

 Sevrage des IPP : certaines personnes, accompagnées par leur médecin, arrivent à diminuer graduellement le dosage de leur IPP (inhibiteur de la pompe à proton) en prenant en compte les recommandations de cet article. Si malgré ça, les brûlures d’estomac reviennent, ces personnes prennent 2 à 3 fois par jour un peu d’argile blanche (Argiletz) diluée dans un peu d’eau : 1/4 de cuillère à café maximum ; faire tremper au préalable. L’argile va se comporter comme un pansement sur la muqueuse irritée. On peut également essayer EsophaCoolhttps://www.lifeextensioneurope.fr/esophacool-60-chewable-tablets-life-extension

En revanche cela ne traite pas les causes, : c’est à dire les proliférations bactérienne et/ou fongique et/ou parasitaires + l’insuffisance des sécrétions digestives, ainsi que les réactivations virales chroniques.  

  • En cas de surpoids on prendra : Sulfate de magnésium: ½ cuillère à café 2 heures environ après le dîner (si ça ne suffit pas monter à 1 cuillère à café) mais attention ça peut être irritant ; le malate de citrulline, est également utilisé par certaines personnes, en dehors des repas : 5 à 10 mg par jour, peut être utilisé.
  • Certaines personnes ont de bons résultats en prenant de la Betain HCL (Hydrozyme par exemple) durant un certain temps (1 mois par exemple), mais comme vu précédemment il y a un certain nombre de personnes qui ont une hypochlorhydrie (ce qui favorise la prolifération des bactéries) à cause d’une hypothyroïdie frustre : du coup la solution est plutôt de soutenir le fonctionnement thyroïdien avec zinc, sélénium, magnésium, vitamine B12 (zinc ou zinc-carnosine).

En cas de SIBO (prolifération bactérienne de l’intestin grêle : ballonnements et maux de ventre chroniques) :

  • A- SIBO à hydrogène : huile essentielle d’Origan (ADP par exemple) + Berberine (ou Neem), puis l’excellent Laetiporus Thym Menthe ; la menthe poivrée est un nutriment particulièrement précieuse en cas de SIBO et de SII (syndrome de l’intestin irritable) 
  • B- SIBO à méthane / méthylacétate : Berberrine (ou Neem) + Allicine (Allimed, à acheter sur le site anglais: https://www.allicin.co.uk/product.php/13/23/allimed_reg__100_capsule_pack), ou éventuellement EPP

Le Sibo est notamment la conséquence d’une mauvaise digestion sur le long terme : soit une insuffisance gastrique, et/ou pancréatique, et/ou hépatique. Il est donc parfois nécessaire de rajouter des enzymes pancréatiques en plus de la Betain Hcl.         

Si la gastrite (brûlures d’estomac) continue au bout d’un mois :

Essayer d’autres compléments, par exemple :

  • Hericium erinaceus: champignon médicinal capable de stimuler la régénération « nerveuse » des cellules, via le NGF (labos DFN par exemple, ou gamme Micosalud) ; très utile dans les troubles digestifs chroniques, ainsi que dans les colites diarrhéiques impérieuses chroniques 
  • Ganoderme-Coriolus: c’est là l’un des principaux outils de l’immunostimulation : avec le Héricium, Ganoderme-Coriolus est très précieux pour lutter contre les stases gastriques et intestinales, dûes à des réactivations virales chroniques (cf le livre Virus, à l’origine des principales maladies d’aujourd’hui) ; agir sur l’intestin et la motricité de l’intestin sera d’autant plus précieux le ralentissement des fonctions de l’iléon (fin de l’intestin grêle : on parle de « frein iléal ») agit directement sur la vidange gastrique.  
  • Ou du lapacho: cette plante a également une action immunostimulante / antivirale intéressante.
  • Zinc-carnosine (labo supersmart.com) : passer à 2 comprimés par jour ; ce complément est reconnu par les colopathes comme étant une grande aide
  • Mélisse en tisane ou en gélule, par exemple auprès du labo ETNAS (Arofitom melisse : 1 gélule à chaque repas)
  • Polyphénols ou autres antioxydants: leur action peut être tout à fait déterminante, c’est la thèse du Dr Martine Cotinat, une des gastro-entérologues spécialisée dans le reflux gastro-œsophagien et les brûlures d’estomac (publication de 2 ouvrages sur le sujet). Les polyphénols les plus connus sont : quercétine, resvératrol, OPC, pycnogénol, ginkgo, rutine ; autres anti-oxydants : N-acetyl-cystéine, acide R-lipoïque, extrait de thé vert (EGCG), sélénium, vitamine E (tocotriénols), etc…

Les polyphénols seront particulièrement intéressants en cas d’excès de fer cellulaire (ferritine), ce qui est plus courant que ce qu’on croit (d’autant que l’excès de fer commence bien avant l’atteinte de la borne supérieure lors d’une prise de sang). Une ferritine élevée signifie  une présence excessive de fer avant tout dans le foie : un lien direct peut alors être fait avec une action pro-inflammatoire du foie sur le système immunitaire (cf LPS). Le scientifique américain Morley Robbins rajoute que l’excès de fer cellulaire s’accompagne souvent d’un excès de cuivre cellulaire, ce qui serait en fait, selon le biochimiste, l’une des explications de la difficulté pour l’organisme de lutter contre le stress oxydatif via hypo-production de glutathion. 

  • Olfactothérapie: on pourra agir sur l’anxiété (qui créé un cercle vicieux avec la mauvaise vidange gastrique) en servant de l’olfaction d’huiles essentielles relaxantes et/ou anxiolytiques. On se réfèrera au livre de Guillaume Géraud et Jean-Charles Sommerard, par exemple : Le guide de l’olfactothérapie.
  • Acupuncture: il est utile, dans la mauvaise vidange de l’estomac, d’avoir recours à un bon acupuncteur. Cela peut aider parfois de façon non négligeable. On peut également pratiquer du shiatsu avec une grande satisfaction.

 

En cas d’échec

Si le problème n’est toujours résolu au bout de plusieurs mois : les cas les plus difficiles sont les personnes qui vivent un stress professionnel quotidien + des repas d’affaire ou peu de temps pour déjeuner le midi ou difficulté à dîner tôt le soir ou peu de possibilité de se passer de gluten. Dans ce cas il est fort possible que vous soyez obligé de continuer un certain temps de prendre ces compléments alimentaires, en alternant l’étape 1 et l’étape 2 et de vous mettre pour de bon au sport.

Technique thermique pour vidanger l’estomac :

1) mettre le pied gauche dans une bassine d’eau bien chaude, l’autre dans de l’eau froide

2) 2 gouttes d’huile essentielle de petit grain bigarade (+ éventuellement basilic) dans le creux de l’estomac

3) une bouillotte chaude au même endroit (creux de l’estomac) : 5 mn environ suffisent généralement

 

En cas d’échec, c’est probablement un état infectieux chronique (réactivation virale chronique, via l’influence de virus ayant une incroyable capacité d’induire de la tolérance immunitaire tels que les virus de l’herpès, CMV ou encore EBV, avec une conséquence sur la motricité digestive géré par le système nerveux parasympathique (nerf vague). L’action sur les bactéries et virus se fera avec des plantes (lapacho), des nutriments antioxydants comme les polyphénols, ou encore avec des champignons médicinaux, puissants immunostimulants, en particulier Ganoderme (Reishi), auquel on rajoutera Hericium erinaceus.

Autres compléments alimentaires possible :

  • polyphénols : par exemple : Quercétine ou Pycnogénol ou Moducare ou OPC

Puis régénérer le système nerveux dysfonctionnel :

  • champs magnétiques pulsés
  • shiatsu, réflexologie, fasciathérapie, acupuncture (le point E36 peut être particulièrement intéressant)
  • stimulation du nerf vague via une neurostimulation quotidienne au niveau du conduit auditif de l’oreille gauche : il faudra investir dans un petit appareil : le TENS Eco 2 (ou UROSTIM 2, ce qui est la même chose) mais celui-ci ne peut être utilisé uniquement si toute trace de « terrain viral » a disparu.

33 thoughts on “Améliorer la vidange gastrique – Traiter enfin le reflux gastro-œsophagien

  1. Patrick Dupré

    Bravo pour toutes vos explications et recommandations; Il me faut revenir sur votre blog pour analyser plein de chose encore. Et pourtant je suis un difficile à convaincre.
    Je suis un papy artiste à la retraite avec un paquet de maladies. j’ai envoyé promené 6 de mes docteurs il y a trois ans car ils me donnaient des médicaments qui étaient en contre indications avec certaines de mes maladies . IPP avec mes anti agrégants plaquétaires. J’ai eu mes selles noir pendant un an. Je pratique régulièrement des jeûnes. et j’ai changé complètement mon alimentation depuis deux ans. Actuellement je recherche un trucs qui puisse remplacer mon Clopidogrel que je continue de prendre encore.
    Bien à vous ,
    Cordialement

    Patrick Dupré

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    1. ETIENNE Post author

      Merci pour votre mot ; Pour diminuer le dosage d’un antiagrégant plaquettaire, il faudra poser la question à un médecin formé en micro-nutrition.

      Il ne faut pas oublier, d’une façon générale, l’importance des omega 3 (huile de poisson ou huile d’Ulkenia pour les végétariens stricts), qui ont d’ailleurs une activité de fluidification du sang. Il faudra donc bien vous faire suivre par le médecin. L’activité physique douce est incontournable pour tout le système circulatoire et de protection oxydative. Je rappelle qu’une plaque d’athérome, c’est avant tout une histoire d’inflammation et d’oxydation. Donc l’alimentation est la pierre angulaire : et les études montrent, de façon indiscutable, l’intérêt du régime méditerranéen / crétois pour la santé cardio-vasculaire. C’est parce que ce régime est avant tout « non inflammatoire ». Voir les ouvrages de Michel de Lorgeril, ou bien de Jacqueline Lagacé.

      Reply
  2. Béatrice

    Bonjour Christophe,

    Super article, merci beaucoup de partager vos connaissances,

    J’ai une question, vous conseillez le kiwi ou la clémentine en fin de repas mais cela ne va-il pas fermenter après les protéines et le gras que je mange en grande quantités ?

    Je teste un régime quasi cétogène – cuit – sans fodmaps pour mon méthylacétate qui explose.. D’ailleurs deuxième question, le gras et les fibres des légumes verts ne ralentissent pas la vidange gastrique, car vous dites que les fibres augmentent la vidange mais souvent pour une gastro-parésie on conseille le contraire ?

    Merci beaucoup

    Reply
    1. ETIENNE Post author

      Mon idée est de proposer une note sucrée, pas un dessert : tout dépend des quantités. Et tout dépend de l’état de la paroi digestive. S’il y a irritation, les fibres sont mal supportées. Il faudra avant tout baisser l’inflammation ; il y a plusieurs approches qui fonctionnent avec plus ou moins de bonheur ; la toute première chose est de déterminer lequel des 3 microbiotes on possède : cf les vidéos du Dr Bruno Donatini, un de mes maîtres :
      En quelques mois on peut avoir de bons résultats sur la gastro-parésie et retrouver le plaisir de consommer des fibres.

      Reply
      1. Béatrice

        Merci pour votre réponse Christophe,

        En effet, je supporte moyennement les fibres mais les seules fibres que je mange viennent des légumes verts. Je fermente au Méthylacétate (50) donc je fais un régime qui ressemble au cétogène (beaucoup beaucoup d’huile de coco) mais je me demande si le gras n’aggrave pas la vidange gastrique (je le lis sur internet), Qu’en pensez vous ? Il vaut mieux ne pas trop manger de riz si j’ai bien compris car même si il est bien assimilé pour un féculent, cela fermente .. ?

        Merci,
        Bien à vous

        Reply
        1. Béatrice

          Pour l’inflammation, j’ai le Hericium, la citrulline et le CGAT et quelques compléments que j’ai rajouté (omega 3, vitamine D)

          Reply
  3. Miss

    Merci pour cet article très intéressant comme tout votre site d’ailleurs/ Oui c’est complètement dans la droite ligne du Dr Donatini que je consulte avec régularité et dont le diagnostic avisé m’a sauvé la vie. Je mange sans gluten, sans lactose, sans sucre et pauvre en Fodmap.

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  4. Olivier

    Merci aussi pour cet article très précieux et très riche. Je l’ai déjà lu plusieurs fois et je sens que je vais le relire régulièrement tant il y a de paramètres à prendre en compte et de pistes à explorer.
    Savez vous si sur Montpellier il y a des professionnels de santé ayant cette même approche (qui semble si intelligente et de bon sens!)?

    Reply
    1. ETIENNE Post author

      merci ! Je vais faire une recherche… en attendant il faut aller ici :
      A Montpellier vous avez un excellent énergéticien : Alain Chevalot
      Et un bon spécialiste de médecine fréquentielle : Hervé Janecek

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  5. marie

    Bonjour

    Je ne peux m’empêcher d’écrire un commentaire suite à la lecture du « chapitre » sur la thyroïde.
    Connaissez vous l’histoire d’Hashimoto ? Et bien c’est le Dr Hashimoto qui a découvert cette pathologie auto-immune au Japon car beaucoup de japonais sont atteint de cette maladie au Japon… Et vous savez pourquoi ? Et bien parce que les japonais consomment beaucoup d’algues et donc d’iode et trop d’iode bloque la thyroïde et peut même être la source de cette maladie d’Hashimoto. Alors s’il vous plait arrêter de prescrire bêtement de l’iode à une personne en hypothyroïdie car ça peut être dangereux !!! Une personne en hypothyroïdie n’a pas nécessairement besoin d’iode et cela peut aggraver sa maladie. En sachant aussi qu’une très grande majorité des hypothyroïdies sont auto-immunes… alors donner de l’iode c’est mettre de l’huile sur du feu !

    La scintigraphie à l’iode est aussi un énorme risque à prendre s’il y a des prédispositions sans compter les erreurs de concentration d’iode et la capacité unique à chacun d’éliminer cet iode…

    La supplémentation à l’iode ne convient pas du tout à chacun, qu’on se le dise !

    Reply
  6. ISABELLE

    Bonjour
    je viens de lire votre article que je trouve très intéressant, je suis concernée par des problèmes gastriques chroniques.
    J’ai vu des spécialistes sans obtenir d’explications a mes problèmes, juste des prescriptions d’IPP que j’ai stoppé depuis peu, difficile ! je fais très attention a mon alimentation mais ça ne s’améliore pas
    Pouvez vous me donner des noms de médecins compétents et ayant la même approche sur Marseille
    Merci par avance

    Reply
    1. ETIENNE Post author

      Oui je recommande chaleureusement le Dr Jacques Bassier, un médecin spécialisé en micro-nutrition et qui fait de la recherche, donc à la pointe !

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  7. Adeline

    Bonjour, concernant les problèmes de vidange gastrique, vous indiquez qu.il faut privilégier un petit déjeuner protéiné. Pouvez-vous me donner un exemple, sachant qu.il faut éviter la charcuterie à cause des fodmaps. Par ailleurs, je comprends qu.il faut éviter le sucre et donc les fruits? Enfin, vous recommandez de ne pas grignoter entre les repas, j’avais lu qu.il fallait manger les fruits entre les repas. Merci pour votre aide.

    Reply
    1. ETIENNE Post author

      Très bonnes questions ! ça fait partie des interrogations incontournables car on est confronté de plus en plus à ce mal du siècle que sont les reflux et mini-reflux chroniques. Pourquoi manger des protéines le matin ? Et bien pour nourrir le cerveau, fabriquer de la dopamine (le neurotransmetteur du matin, précurseur des autres neurotransmetteurs), et ainsi diminuer les fringales durant la journée ; même le soir on aura moins de fringale si on prend un petit dej anglais (ainsi que de l’huile de coco).

      Si on grignote entre les repas on en peut pas s’en sortir puisque l’estomac n’est jamais vide et du coup les bactéries / levures prolifèrent, d’autant plus que l’estomac de très nombreuses personnes ne sécrète plus assez d’acide chlorhydrique (stress, hypothyroïdie et stéatose (foie gras), métaux lourds et autres pollutions notamment les perturbateurs endocriniens, etc…), du coup les bactéries prolifèrent d’autant plus dans l’estomac, or celles-ci n’ont rien à faire là ! En effet normalement un estomac est bien trop acide pour que des bactéries et des levures puissent y survivre. Les toxines, également, contribuent à cette prolifération.

      Il est donc incontournable de boire de l’eau filtrée (car l’eau du robinet contient de l’aluminium, un neuro-toxique, ainsi que des résidus de médicaments, et l’eau en bouteilles contient des perturbateurs endocriniens contenus dans le plastique).

      Il faut donc faire un effort pour ne consommer que 3 repas par jour, voir 2 repas par jour. Consommer 2 repas par jour est beaucoup simple si on consomme suffisamment de protéines et de bonnes graisses le matin ou le midi. Par bonnes graisses j’entends notamment l’huile de coco, d’olive, beurre cru ou de baratte, graisse de canard, huile de cameline, etc…)

      Concernant la charcuterie, il faut bien admettre qu’il existe 2 grandes catégories : la grasse et la maigre. Il faut éviter la grasse car c’est quand même globalement du mauvais gras, sauf si c’est bio et artisanal. Personnellement je recommande la charcuterie maigre : jambon cru, viande de grison, on peut rajouter le rôti de dindonneau, le magret de canard et autres spécialités associés que Taty Lauwers appelle les « presque charcuteries ».
      Concernant le fait que les charcuteries maigres soient un aliment Fodmap j’en doute fort. D’autre part il faut savoir que supprimer les aliments Fodmap a pour conséquence que les intestins deviennent fainéant. On devient en fait intolérant à de plus en plus d’aliments. Notamment la famille des choux et des alliacés, il serait à mon avis utile de la ré-introduire assez rapidement car ça apporte de nombreux nutriments intéressants pour le fonctionnement des organes digestifs. On prendra soin de blanchir les choux /brocoli/oignons : 3 minutes dans l’eau bouillante, on jette d’eau puis on finit de cuire normalement. On peut éventuellement blanchir 2 fois.

      On recommande souvent de consommer des fruits entre les repas ? Oui c’est vrai, c’est qu’on entend souvent. Moi je pose une question de base : à quoi ça sert de manger des fruits ? On oubli souvent que les vitamines se trouvent avant tout dans les légumes. Saviez vous qu’il y a bien plus de vitamine C dans des poivrons rouge que dans une orange ?
      Ce qui est certain c’est que nos ancêtres européens consommaient des fruits uniquement en été et en automne, en tout petite quantité.
      Ce qui est également certain c’est que le fructose fermente dans l’intestin et que ça finit par créer un foie gras. Or c’est justement le foie gras (stéatose) qui est l’autre maladie du siècle ! A force de manger trop de sucre et de féculents par rapport à notre activité physique, on a finit par avoir un foie gras et du coup on développe des pathologies chroniques du système immunitaire (qui, selon les statistiques, commencent presque toujours par des ballonnements chroniques et des reflux). D’ailleurs l’une de mes principales actions au cabinet est de vérifier ce point concernant le foie. Juste pour info le syndrome de fatigue chronique a 3 causes : la porosité / dysbiose / candidose intestinale, le foie fatigué et l’intoxication aux métaux lourds

      J’ai remarqué que le cerveau ne fait pas la différence entre les aliments sucrés : dès qu’on met du sucré dans la bouche, il donne l’ordre au pancréas de fabriquer de l’insuline. Donc on développe bel et bien un mode de vie dont une des caractéristiques est de sécréter souvent de l’insuline, avec possiblement un épuisement du pancréas à la clé.

      Donc je pense qu’il faut limiter la consommation des fruits (qui est une des vertus du régime Fodmap d’ailleurs), sauf les baies de myrtilles et de cassis, éventuellement séchées, et privilégier la consommation des fruits sous forme de compotes, à la fin d’un repas ou le matin avec le petit déjeuner anglais.
      Le Dr Stéphane Résimont m’a autorisé à transmettre son document de 50 idées de petits déjeuners. Je vous l’envoie.

      Reply
  8. Aurélie

    Bonjour,
    Un grand merci Christophe pour votre article magnifique.

    J’ai plusieurs problèmes digestifs, (acidité de l’estomac, et de l’oesophage, aérophagie intense, ballonnements, ) même si je ne mange qu’une assiette de légumes avec un peu de graisse de coco.
    On ne parle pas beaucoup des personnes minces (40 /1,60) ! Je me sens faible,
    Je suis stressée d’une manière générale (dystonie neuro-végétative).
    Mais ce qui me perturbe le plus depuis 8 ans – j’ai 68 ans – est une arythmie diagnostiquée fibrillation auriculaire paroxystique durant 6 à 7 h généralement lorsque je suis couchée entre 23 h et 2 h) que je nomme « arythmie digestive ».
    J’ai donc décidé de ne plus manger le soir après 17 h (quelquefois ce n’est pas évident, car j’ai des brûlures de l’estomac malgré tout), mais pas ou bc moins d’arythmie .
    Pouvez-vous s’il-vous-plaît me donner votre sentiment.
    D’autre part, connaissez-vous un thérapeute en 21, ou 69.
    Je vous remercie infiniment.

    Reply
    1. ETIENNE Post author

      merci !
      Oui votre profil semble correspondre au profil « air »(vata), en ayurveda, ou « neuro-arthritique » en naturopathie. Une des caractéristiques de ce profil est, généralement, une insuffisance des sécrétions digestives au sens large (en tous cas, je remarque très souvent une fragilité sur ce plan là, soit au niveau de l’estomac, soit le pancréas, soit le foie, soit sur plusieurs de ces organes). Reste à savoir lesquelles en faisant quelques investigations, mais celles-ci sont le parent pauvre de la médecine. Aux USA on mesure régulièrement les enzymes pancréatiques dans les selles.
      Il est donc impératif de prendre soin des sécrétions digestives, en mastiquant bien, le cas échéant faire de longues cures de gentiane et zinc-carnosine, et ne pas négliger la consommation, au moins en toute petite quantité, de fibres non digestibles (amidon résistant) telles que des légumineuses trempées 3 jours dans l’eau.

      Dans votre cas il faudra probablement essayer de rajouter des enzymes digestives. Les enzymes vont contribuer à améliorer la digestion du bol alimentaire, ce qui peut contribuer de façon positive à la prise de poids (pour info les médecins donnent de la pancréatine (créon)).

      Pour info je viens juste de compléter l’article, dans la partie « compléments alimentaires ».

      L’arythmie peut être reliée en partie au reflux oesophagien. En effet l’oesophage est situé juste derrière le coeur, quasiment collé à celui-ci. D’où les améliorations lorsque vous dînez plut tôt. C’est une excellente idée, qui a d’autres conséquences positives sur l’ensemble des fermentations intestinales.

      Reply
  9. Aurélie

    Merci de tout coeur Christophe.

    Votre analyse judicieuse correspond bien à ce que mon corps me dit actuellement : SYNDROME SEC =
    – yeux secs, bouche sèche surtout la nuit = pb glandes endo et exocrines ?
    Effectivement, c’est comme si la nourriture restait coincée quelque part + lourdeur d’estomac et son cortège.
    Le souci quand mon dernier repas est à 17 h, est souvent la faim à 21 h avec spams douloureux à l’estomac, brûlures… Dans ce cas, je prends un peu de psyllium ; cela se calme, mais l’arythmie peut arriver, même avec ce tout petit encas.
    De + Qq tâches blanches sur mes mains : Vitiligo (maladie auto-immune).
    Je vais faire des analyses pour un syndrome de Gougerot.
    Pour trouver un médecin en 21 ou 69, dois-je m’adresser à Forêt-nature ?
    Je tiens compte de vos conseils en vous remerciant de votre belle générosité.

    Reply
  10. Aurélie

    Christophe,
    Vous dire également la présence d’un herpès virus labial depuis de longues années.
    Burn-out à 50 ans = Cortisol en chute libre – Glandes surrénales dans les chaussettes.
    Merci, Merci.

    Reply
  11. Danielle

    Bonjour
    Mes nombreuses pathologies , diabete type 2 , thyroide , hernie hiatale toutes traitées par différents spécialistes je me retrouve après plusieurs années de traitements avec une gastroparesie devant laquelle les docteurs déclarent forfait !
    Je suis très fatiguée et dans un état de malaise permanent .
    Le gastro m,a fait suivre un regime sans foodmap contre l,avis du diabetologue mais cela ne marche pas sur moi .
    Actuellement plus rien ne passe ni la nourriture ni les medicaments et je ne sais plus vers qui me tourner .
    Pourriez vous me donner un conseil car on me dit que la gastroparesie ne guérit pas .
    Merci d,avance .

    Reply
    1. ETIENNE Post author

      Bonjour
      Il est en effet urgent de trouver un médecin formé en micro-nutrition, ou bien un praticien formé par le Dr Donatini. Dans quelle région êtes vous ?
      L’hypothyroïdie mal soignée (70% des cas selon le Dr Stéphane Résimont) + les réactivations virales chroniques sont les 2 principales causes de la gastroparésie car cela entraîne un ralentissement ou une paralysie du nerf vague. Du coup il est également possible d’acheter un neurostimulateur (TENS Eco 2) + oreillette à mettre dans l’oreille gauche : .

      Il faudra probablement également un accompagnement global. Côté alimentation, le régime sans lectines est assez souvent plus intéressant que le régime sans FODMAP

      Reply
  12. Maria

    Bonjour
    En raison de remonté acides , j’ai été sous IPP en continu pendant 7 ans ,mais je les ai arrêtés il y a deux mois sur le conseil de mon médecin homéopathe ( baisse de l’immunité), qui m a prescrit de la dolomite, et un traitement homéopathique et gemmothérapique . J’ai récemment passé une fibroscopie et on m’a diagnostiqué une béance cardiale. Le gastro entérologue m a prescrit des IPP « à la demande », mais je ne veux pas retomber dans ce cercle vicieux. Mon traitement homéo a permis d’améliorer les choses , mais je souhaiterais savoir si il y a un Gastroentérologue sur LILLE qui soigne avec d’autres méthodes que les IPP. J’ai lu quelque part aussi que certains gastro entérologues pratiquaient l’hypnose pour resserrer le cardia . Savez vous si cela existe sur LILLE? Merci d’avance. Maria

    Reply
    1. Christophe Post author

      Bonjour
      Bravo de prendre votre santé en main ! Non je n’ai pas d’adresses de gastroentérologues.
      Je connais plusieurs personnes qui utilisent la dolomite, ou le lithothamne ou l’argile blanche, à la demande, à la place des IPP : ça agit comme un pansement.

      Je rappelle que le zinc-carnosine est également utile.

      D’autre part il est utile de faire un effort sur le repas du soir : on peut s’arranger pour le sauter et transférer le repas du soir à la place du petit déjeuner. D’autant que si on mange salé le matin, ça contribue à une meilleure sécrétion de la dopamine, comme l’explique le Dr Stéphane Résimont, et l’humeur est parfois améliorée.

      Trouver un praticien d’hypnose qui pourrait agir sur le cardia est une très bonne idée. N’hésitez pas à faire des recherches sur google.

      Enfin je rappelle que les reflux sont souvent indirectement liés à une stéatose hépatique (ce qui agit de façon négative sur la conversion de la T4 en T3) et/ou une hypothyroidie frustre (ce qui ralentie toutes les muqueuses digestives). Du coup n’hésitez pas à rechercher un praticien en micro-nutrition qui pourrait vérifier ces aspects là. Pour moi la béance du cardia est la conséquence des reflux et non la cause.

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  13. Cristina

    Bonjour, et merci pour cet article très détaillé! J’ai moi même été atteinte de l’H.pylori et eue plusieurs traitements à prendre afin de résoudre mes problèmes de reflux gastrique. Personnellement ce qui m’a aidé à me rétablir c’est l’argile verte, quelle solution miracle!! Je partagerai votre article en tout cas

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      1. Aurélie

        Bonjour Christophe,

        Je viens de recevoir SUPER DIGESTAWAY, comme vous me l’avez proposé un peu plus haut, mais je suis ennuyée pour la posologie. Pouvez-vous me l’indiquer s’il-vous-plaît.
        J’ai hâte de prendre ces enzymes car depuis quelques jours, je veux faire des petits-déjeuners très protéïnés, comme il se doit, (oeufs, poissons) mais cela me donne des reflux et un pyrosis violent.
        Je pense qu’il faut avoir une bonne capacité digestive pour manger beaucoup de protéïnes le matin, même si le repas du soir est pris très tôt (17 h 30 /18 h).
        Je vous remercie de votre gentillesse.
        Bonne santé à vous
        Aurélie

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        1. ETIENNE Post author

          Vous dites : Je pense qu’il faut avoir une bonne capacité digestive pour manger beaucoup de protéines le matin

          Réponse : cela dépend de chacun, c’est plutôt rare en fait car les protéines fermentent peu (comme les lipides crues et bio).

          Il faut avant tout traiter la gastrite, qui est la conséquence d’un amoindrissement de la couche du mucus gastrique, et apprendre à vidanger l’estomac. Ce qui est toute une science dans laquelle je commence à passer maître.

          Il faudra prendre 1 gélule de Digestaway au début de chaque repas. En cas d’échec, envisager d’autres nutriments spécifiques : Mastic gum ou DGL (réglisse), gentiane, Zinc-carnosine, Lapacho, Hericium erinaceus, Gingembre concentré, fenugrec, Hydrozyme, gastrazyme, Bio-para, Allimed, EPP, Mélatonine, Limonène, etc, etc…
          Pour réduire la brûlure d’estomac (pyrosis) : Aleo vera, lithothamne, argile verte ou blanche, dolomite, HE de basilic ou estragon + menthe poivrée ou camomille romaine, carvi, Oleocaps n°3.
          Eventuellement une bouillot tiède sur l’estomac ou le bas du dos.

          Et adopter d’autres actions utiles d’hygiène de vie, à commencer par apprendre à respirer par le ventre et surtout à améliorer la qualité du sommeil, mais c’est plutôt lors d’une séance que l’on peut déterminer la méthode qui sera la plus efficace pour vous.

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  14. Aurélie

    Merci Christophe de me parler de sommeil ! Un symptôme de plus !
    C’est exact, mon sommeil est très perturbé pour cause d’acouphènes.l
    Que faire ???
    De plus, ils augmentent d’intensité lorsque j’ai une douleur.

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  15. aby

    Bonjour,

    Merci pour cet article très bien détaillé qu’on ne retrouve que très rarement de nos jours.Je suis une jeune trentenaire qui souffre de reflux acide depuis plusieurs années maintenant (brulure au niveau de l’oseophage, rots, gaz , ballonnements et halitose). Une première fibroscopie il y a des années de cela objectivée une petite béance du cardia, puis IPP, puis une deuxiéme fibroscopie quelques années plus tard (fibroscopie normale, je ne sais pas si le résultat a été faussé ou non par la prise d’IPP dans le mois précédant l’examen) puis manométrie et pH-mètrie qui retrouve une hypotonie de l’œsophage.
    J’ai depuis arrêté les IPP. J’ai essayé de prendre de la betaine HCL sans succès, même chose pour les probiotiques, chorella, spiruline.
    Depuis mes problèmes de reflux, j’ai également constaté que mon ventre est tout le temps gonflé alors que je suis mince .
    Je continue mes recherches pour pouvoir , je l’espère, en finir un jour.
    Dans votre article, vous parlez d’assainir la flore de la bouche( demandez le protocole), serait il possible d’avoir plus d’éléments sur ce sujet? Pourquoi n’a t’on jamais de reflux le matin malgré un petit déjeuner? J’ai l’impression que les reflux ne surviennent qu’après le déjeuner et le repas du soir? Pourriez vous me donner un exemple de petit dejeuner proteiné pour les personne souffrant de reflux?
    Merci

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    1. ETIENNE Post author

      Oui les muqueuses digestives sont ralenties, et on ressent ce ralentissement davantage dans le courant de la journée ou le soir, que le matin. Les muqueuses digestives ralenties, c’est même là le souci principal ! C’est la principale caractéristique de quasiment toutes les pathologies chroniques : certains ont des reflux, d’autres ballonnent de façon chronique.

      Donc il faut re-dynamiser les muqueuses. Je recommande de plus en plus de pratique des exercices de respiration ventrale car je me suis aperçu que c’est particulièrement efficace. Non seulement on active la sphère abdominale donc la sphère digestive, mais c’est également un travail sur les émotions enfouies, et là c’est parfois bluffant : en stimulant les forces d’auto-guérison, la respiration dynamique ventrale est en passe de devenir une des principales clés de retour à la santé :
      Aux côtés de la detox, au sens large, et de la detox des métaux lourds en particulier

      Il existe des quantités de sites qui proposent des petit déjeuners protéinés. Je précise qu’il est indispensable, dans de nombreux cas, de ne manger que 2 fois par jour. L’estomac aura ainsi plus de temps pour se vidanger.
      Je vous envoie le protocole pour assainir la flore buccale.

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  16. DIOP

    Que dire! Si ce n’est vous remercier d’avoir pris le temps de me lire et de répondre à mon commentaire. Cela fait beaucoup de bien pour des personnes comme nous qui souffrons dans le silence pour ce que les autres qualifient de « petits maux ». Eh oui la respiration, on m’en a déjà parlé. Il faut maintenant que je m’y mette. Ce n’est pas un hasard si beaucoup de personne en parle. Je vais m’atteler à lire votre article sur la respiration dynamique.
    Milles mercis.

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  17. Pauline

    Bonjour,
    Je trouve votre article vraiment très intéressant.
    J’ai vu un médecin formé par le docteur Donatini, je suis positive au méthyle acétate. De plus, elle m’a fait faire une prise de sang et j’ai un virus ancien ebv, j’ai donc ce virus dans les muqueuses car il paralyse le nerf vague et empêche la bonne vidange de l’estomac. Elle a ajouté que j’avais une petite dysbiose et une malapsortion clinique. Comme traitement, j’ai ganoderme coriolus et laetiporus+he origan cannelle clou de girofle ainsi que he citron gimgembre arbre à thé. Je pense que j’ai ce virus depuis un moment car j’ai une petite gingivite, les yeux secs depuis un an et demi, et le nez bouché depuis 3 ans environ, des fourmillements dans les jambes et des bourdonnements dans les oreilles.
    Pour mon problème de nerf vague je dois voir un ostéopathe viscérale prochainement, j’espère que cela va m’aider. Je mange sans gluten et je limite le lactose et fodmpas. Egalement, je mange des poissons gras et beaucoup de produits à base d’Oméga 3 et polyphenols. Je prends un jus de citron bio dans un verre d’eau et une cuillère d’huile de pépins de courges avant chaque repas. J’ai une complémentation en vitamine c, d et zinc. Avant de voir le médecin formé par le docteur Donatini j’ai été suivi par une naturopathe qui m’a donné des probiotiques durant 3 mois, ce qui n’est pas bon dans mon cas. Pensez-vous que cela est remediable? Est ce que ebv se soigne et est ce que je peux retrouver un bon fonctionnement de mon estomac ? En combien de temps verrais je une amélioration ? Pourrais je reprendre une alimentation normale?
    Bien cordialement,
    Pauline

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    1. ETIENNE Post author

      Selon moi on ne peut vraiment pas dire « les probiotiques ce n’est pas bon ». On est à côté du problème, que ce soit d’un point de vue scientifique que pragmatique, puisque certaines personnes bénéficient positivement aux cures de probiotiques. Même si, il est vrai, la plupart des probiotiques ont une faible capacités d’adhérence au microbiote selon les divers spécialistes universitaires des probiotiques que j’ai eu la chance de rencontrer.

      Je rappelle que chaque personne est unique. Une des caractéristiques du SIBO, et du SIBO à méthylacétate en particulier, c’est qu’on ne supporte pas les prébiotiques et les probiotiques puisque l’une des caractéristiques principales du SIBO est le ralentissement des muqueuses digestives. Or ce n’est pas les probiotiques qui traitent ce ralentissement. Une greffe fécale pourrait certainement être efficace, mais je ne trouve pas cette solutions très satisfaisante sur un plan intellectuel et éthique.

      Ce ralentissement a de nombreuses causes :

      1) dysbiose et appauvrissement de la qualité et de la diversité du microbiote : microbiote familial appauvri et/ou excès d’antibiothérapies à large spectre dans son parcours médical ou dans celui des parents ; il va s’en dire que la baisse immunitaire qui en résulte contribue aux réactivations virales chroniques (de la famille herpétique)

      2) polymorphismes génétiques : certains paramètres génétiques prédisposent aux troubles chroniques, que ce soit pas manque de capacité de détox (phase 2 de détox du foie par exemple, ou au niveau du grêle, par manque ou insuffisance de certains cytochromes de la famille P450) par exemple, ou le polymorphisme FUT2 non sécréteur, qui empêche d’avoir une bonne sécrétion de mucus, entre autres

      3) intoxications aux pollutions : une des causes majeures selon moi, notamment les pesticides, les moisissures, les adjuvants des médicaments, les IPP, les métaux lourds, les traitements de l’ameublement ; S’intéresser aux méthodes modernes et efficace de détox est un incontournable dans bien des cas.
      Concernant les métaux lourds, je m’intéresse actuellement à la nano-zéolite, qui serait un moyen particulièrement efficace de se détoxifier si l’on en croit les (très) nombreux témoignages : à suivre !

      4) Une hypothyroïdie, auto-immune ou non, conséquence des 3 premiers points, mais qui accélèrent le ralentissement des muqueuses

      5) Le stress et les émotions enfouies qui ralentissent le fonctionnement du système parasympathique ; or il se trouve que l’un des principaux nerfs du système nerveux parasympathique est le nerf vague, le nerf qui gère en grande partie les organes digestifs !
      Apprendre à respirer par le ventre est donc un incontournable dans bien des des cas ; on peut même pratiquer des méthodes se basant sur la respiration ventrale dynamique et rythmée, et là on a des résultats parfois assez bluffants. De plus, cette méthode stimule l’auto-guérison !

      Le sport, bien entendu, est également une des voix royales pour agir sur cet aspect.

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