Améliorer la vidange gastrique – Traiter enfin le reflux gastro-œsophagien

AMELIORER LA VIDANGE GASTRIQUE  –  AGIR SUR LE RGO (Reflux Gastro-œsophagien)  

Avertissement : protocole à adapter en fonction de chaque personne ; il est quasi impossible d’avoir des résultats fiables sans tenir compte du terrain : il est donc incontournable de consulter.

Introduction. Le reflux gastrique serait-il, en fait, LE mal du siècle ?

Il semble bien que ce soit le cas. Pourquoi ? Et bien parce que la genèse de la majorité des troubles intestinaux chroniques se trouve dans ce qui se passe dans la partie haute du tube digestif : bouche, estomac, duodénum. Un grande partie du sort du bol alimentaire en dépend. De la même manière que l’origine de la majorité des maux de dos chroniques se trouve dans l’état de l’intestin. Vous l’aurez compris, la fonction buccale et gastrique est la toute première clé de santé, tout comme l’est la qualité des aliments consommés. Inutile de vous cacher que traiter votre RGO sera un vrai petit challenge. Mais avec un peu de persévérance, on peut y arriver !

Hernie Hiatale. Il faut tout d’abord comprendre que le reflux gastrique est beaucoup plus fréquent que ce que l’on croit : parce que ce sont la plupart du temps des mini reflux, on ne sent pas de gène particulière, ou presque pas ; généralement on a juste « pas trop faim » le matin, éventuellement on se sent légèrement nauséeux. Mais ça passe tout compte fait assez rapidement. Pourtant un jour on vous apprend que vous souffrez d’une hernie hiatale, ou d’une béance du cardia (« entrée » de l’estomac). La hernie hiatale, c’est quand le sommet de l’estomac passe au dessus du diaphragme, à travers le hiatus œsophagien (l’orifice qui laisse l’œsophage traverser le diaphragme (l’estomac est en dessous du diaphragme). 

Et comment croyez vous que la hernie hiatale s’est créée ?  Et bien à cause des mini reflux, répétées ! Chaque nuit nous nous allongeons, et pas toujours l’estomac vide. Cela fermente toute la nuit, surtout si vous avez une insuffisance de sécrétions gastriques et également si vous avez mangé sucré ou des céréales raffinées (qui se transforment vites en sucres) : cela va nourrir les bactéries et/ou les levures. Cette prolifération va contribuer à faire stagner le bol alimentaire, acidifié par l’acide chlorhydrique. Si ça se répète quotidiennement, cette stagnation remonte jusque dans la partie inférieure de l’œsophage (SIO) : celui-ci, sous l’action de l’acide, va se contracter /rétracter ; à force de se contracter, il va tirer l’estomac vers le haut : vous l’avez compris, peu à peu le sommet de l’estomac va passer à travers le hiatus œsophagien.

En fait Les malformations du cardia sont en fait exceptionnelles. La hernie hiatale est donc bien la conséquence du reflux, et non la cause. La stagnation favorise de son côté la prolifération des bactéries et donc les fermentations : c’est un véritable cercle vicieux qui s’installe. 

Vous pourriez très bien expliquer ça à votre médecin, il prendra ainsi probablement davantage en compte le phénomène de fermentations, cause des reflux. En proposant de nouvelles stratégies pour  résoudre naturellement ce phénomène, cela épargnerait à de nombreuses personnes de développer des troubles gastriques chroniques. On pourrait également s’épargner des années d’IPP (médicaments anti-acides) qui sont dorénavant montrées du doigt par les spécialistes du microbiote intestinal et les immunologues puisqu’on sait aujourd’hui que la prise d’IPP sur une  longue période favorise l’hyper-perméabilité (ou porosité) intestinale, qui est mise en cause, rappelons-le, dans le développement de l’auto-immunité.     

Le reflux va également perturber la flore bactérienne de la bouche et de la plaque dentaire. Cela va dans les deux sens. La flore buccale va également influencer grandement le reste du tube digestif (voir, à ce propos, le livre du Dr Bruno Donatini : Les virus, à l’origine des principales maladies d’aujourd’hui). En savoir plus sur la flore buccalehttps://www.youtube.com/watch?v=oFD6RVQz8sY

J’en profite pour vous initier à l’importance cruciale de la sphère bucco-dentaire : https://www.youtube.com/watch?v=EqDjPQmF8zI 

Ostéopathie. J’en profite pour préciser qu’il existe plusieurs manipulations ostéopathiques intéressantes dans la hernie hiatale ou autre trouble gastrique chronique. La plupart du temps avec des mouvements en direction du bas et de la gauche. Certains ostéopathes (ou autres techniques manuelles : chiropractie,  étiopathie) vous proposeront peut être l’une d’entre elles. Consulter en technique manuelle, dans un trouble gastrique, est particulièrement précieux, que ce soit pour corriger un dysfonctionnement mécanique ou influer sur du neurologique. 

La nuit on vidange mal son estomac. L’estomac n’est pas doté de muscles de péristaltisme (qui poussent vers la sortie, c’est à dire vers l’intestin) comme l’est l’intestin : se sont des muscles qui malaxent. Le muscle péristaltique de l’estomac, c’est le pylore. Or le pylore ne va que peu se contracter la nuit car, étant allongé, le bol alimentaire est plutôt dans la partie fundique et non antrale (partie basse) de l’estomac. D’autre part la mélatonine (et la valentonine), l’hormone du sommeil, qui est à son plus haut niveau durant le sommeil, ralentit  le fonctionnement gastrique (et stimule par contre le fonctionnement du colon). Heureusement que la mélatonine possède une activité antioxydante importante, et contribue à la réparation de nos tissus et la régénération de notre organisme, y compris le mucus gastrique. Les troubles du sommeil, où veiller tard, augmente ainsi le risque de troubles gastriques. Ce qui est assez logique puisque l’on diminue encore son système nerveux parasympathique ( le système nerveux du ralentissement / relaxation), déjà bien mis à mal par le stress chronique (système nerveux orthosympathique). Or c’est le système parasympathique qui gère les organes digestifs. https://www.dovepress.com/circadian-rhythm-and-sleep-influences-on-digestive-physiology-and-diso-peer-reviewed-fulltext-article-CPT

D’ailleurs beaucoup de personnes évitent de manger tard le soir. mais pas toujours suffisamment : tout dépend de la tonicité digestive de chacun.  En cas de dîner tardif, la majorité des personnes auront au réveil encore une partie du bol alimentaire de la veille dans l’estomac. Avec de la fermentation en prime, surtout si on a consommé du sucré….

Hypochlorhydrie. On fermentera également en cas d’hypochlorhydrie : l’acide chlorhydrique de l’estomac possède une fonction d’assainissement des germes du bol alimentaire. Et chez un certain nombre de personne, on a remarqué que les brûlures d’estomac sont causées par une gastrite (inflammation de la muqueuse) chronique. Or les gastrites sont essentiellement provoquées par les proliférations bactériennes et/ou fongiques. Donc elles ne sont aucunement liées à la production d’acide chlorhydrique mais à l’inflammation dû aux fermentations. Cette vision des choses remet complètement en question l’intérêt des IPP pour traiter les brûlures d’estomac sur le long terme. Parler d’hypochlorhydrie est devenu très populaire aux USA et on ne compte plus le nombre de vidéos faites par des médecins sur le sujet, comme par exemple celles des très médiatiques docteurs Josh Axe ou Joseph Mercola, ou bien celle du Dr Shane Watt : https://www.youtube.com/watch?v=Nh-ezOkvd0Y . On propose donc aux personnes qui souffrent de brûlures et de RGO de réduire l’inflammation (ce qui n’est pas toujours une mince affaire) puis de favoriser la sécrétion d’acide chlorhydrique afin de lutter contre les fermentations (via une supplémentation en Betain Hcl par exemple). Et il y a de bons résultats chez de nombreuses personnes. Pour ma part je pense que cette stratégie ne convient pas à tout le monde, et je m’intéresse dorénavant plutôt à la thyroïde (et la fatigue surrénalienne) dans ces cas là. 

Petit déjeuner français. Après une telle nuit, on n’a donc pas faim le matin : ce qui est d’ailleurs une des raisons de notre attrait pour les aliments sucrés : le fameux et catastrophique petit déjeuner français ; comme on n’a pas trop faim, on se dirige vers des aliments agréables à manger, ça passe mieux… Or, on n’a pas conscience que l’on a déjà créé LE cercle vicieux : les aliments sucrés vont déclencher la sécrétion d’insuline et créer ainsi de l’hypoglycémie réactionnelle : 2 heures après le repas on a déjà faim, non parce que l’estomac est vide mais parce que l’insuline a fait son travail : baisser le taux de sucre dans le sang. Et c’est la machine a glycémie instable qui est déclenchée pour toute la journée ! les habitudes de grignotage entre les repas dans les entreprises françaises n’aident évidement pas… D’autre part ces aliments sucrés vont continuer à alimenter les bactéries et les levures dans l’estomac et le duodénum. De plus manger sucré le matin ne va pas dans le bon sens pour aider l’organisme à secréter de la dopamine, le neuromédiateur du matin (le précurseur de la dopamine est en effet la L-tyrosine, une protéine). Il est donc beaucoup plus logique de consommer un petit déjeuner salé et protéiné : ça va permettre de mieux stabiliser l’humeur pour une bonne partie de la journée, voir toute la journée. J’ai un nombre non négligeable de témoignages de personnes qui ont moins de fringales sucrées le soir une fois l’habitude du petit déjeuner salé mis en place. Ou bien un déjeuner suffisamment riche en protéines et bonnes graisses, afin de nourrir le cerveau. Vous comprenez ainsi pourquoi je suis tellement partisan d’un dîner tôt, comme dans les pays nordiques, et comme nos ancêtres, qui ne possédaient pas d’électricité, je le rappelle. Dîner tôt : si tant est qu’on ne grignote pas après, bien sûr. Les desserts sont aussi à limiter. On pourra toutefois finir le repas par une « note sucrée », comme je le recommande souvent.

Rythmes de vie et chronobiologie. Concernant les horaires de repas, je suis bien conscient que nous avons tous nos propres rythmes. Il est hors de question pour moi de vous amener à adopter un rythme qui ne vous convient pas. Au contraire, on sait aujourd’hui que mieux connaître ses horloges internes permet de mieux vivre, mieux dormir et se ressourcer, mieux digérer, mieux travailler et être performant, etc… Cette notion est passionnante et j’invite en fait les personnes qui me lisent à s’intéresser à ce sujet et à déterminer quel est leur « chronotype ».  Un des chefs de file de cette approche se nomme le Dr Michael Breus, auteur du livre Quand, faites votre révolution chronobiologique et réalisez pleinement votre vie. Selon lui il existerait essentiellement 4 chronotypes différents, résultat de 30 ans d’expérience. Un questionnaire, au début du livre, permet de déterminer quel est son profil : on est soit un lion, un ours, un loup, ou bien un dauphin, ce dernier chronotype par exemple étant celui qui ne dort qu’à moitié (qu’avec un des deux hémisphères cérébraux selon l’auteur) et qui comptabilise le plus d’insomniaques chroniques. A chaque type correspond des horaires optimaux pour manger, dormir, travailler. Le Dr Breus affirme avoir ainsi aider un nombre incalculable de personnes à mieux vivre.     

Grignotage. Grignoter entre les repas est l’autre maladie de civilisation. Cela va empêcher le tube digestif de s’auto-nettoyer. Sur les forums américains de personnes souffrant de troubles digestifs chroniques et de SIBO, que je lis régulièrement, on parle très souvent d’un mystérieux phénomène musculaire : le « CMM », ou Complexe Moteur Migrant. Cela fait partie du  péristaltisme digestif, c’est à dire un balayage musculaire, qui part de l’estomac et qui traverse tout l’intestin. Il se ferait, chez la plupart des gens, environ toutes les 3 heures, mais uniquement si l’estomac est vide. Ainsi le grignotage empêche cet « auto-nettoyage » périodique  prévu par la nature, probablement pour limiter, justement, les proliférations bactériennes et/ou fongiques. Empêcher ce qui pourrait se développer de façon intempestives dans notre tube digestif, qui est, je le rappelle, en contacte permanent avec notre environnement, notamment via la bouche. Cela nous amène à prendre conscience d’une chose étonnante : le système digestif n’est finalement pas à l’intérieur de nous, mais à l’extérieur de nous ! Et oui, on ne se fait pas d’incision dans la peau pour manger ! La frontière entre soi et le non-soi est donc bien la muqueuse digestive, qui est un filtre et le lieu prépondérant de notre système immunitaire, Ce dernier est justement spécialisé pour faire le tri entre le soi et le non-soi. Lorsque cette différentiation ne se fait plus bien, c’est justement l’auto-immunité qui se développe.

Alors apprenons à ne pas trop grignoter, ce qui permettra de retrouver le plaisir d’avoir une vrai faim avant d’aller à table. Une habitude saine qui se perd parfois, tant l’accès aux victuailles est devenu simple et facile. Il suffit de rentrer dans un Monop’, d’ouvrir le frigo ou de rentrer dans un kebab pour avoir accès à des aliments en quelques minutes. Rappelons-nous que ça n’a pas toujours été le cas, loin de là. Jusque dans un passé assez récent, la plupart d’entre nous devions produire (ou chasser et cueillir pour certaines peuplades) notre propre nourriture pour pouvoir vivre.    

Compression des organes digestifs. Que ce soit lors d’une grossesse ou en cas de surpoids, les organes digestifs peuvent être compressés : le placenta dans un cas et les tissus adipeux dans l’autre, par leur volume, laissent moins de place au bol alimentaire pour avancer dans le duodénum : il n’y parfois que quelques millimètres de diamètre pour que le chyme puisse se faufiler, alors même que le bol alimentaire n’est pas encore complètement digéré (découpé en petites molécules), surtout si vous n’avez pas suffisamment mâché. Le reflux est dans ce cas d’origine mécanique.

Il faudra alors redoubler d’attention pour consommer des aliments qui fermentent peu (moins de glucides), mâcher longuement et dîner très tôt. Signalons également que sur le plan anatomique, il existe un coude à la fin de la dernière partie du duodénum (D4), en même temps qu’il peut il y avoir une compression vasculaire puisque l’aorte est juste derrière le duodénum et l’artère mésentérique supérieure juste devant (pince mésentérique).  

 

Etape 1 : hygiène de vie et bonnes habitudes

  1. Bien vérifier s’il n’y a pas d’hypothyroïdie: demandez à votre médecin de doser la TSH, mais on peut également mesurer la T4 et la T3 (et éventuellement la R-T3) 

En effet il y a un lien direct entre un ralentissement de la thyroïde et la sécrétion de sucs digestifs et d’acide chlorhydrique dans l’estomac en particulier ; autrement dit l’hypothyroïdie entraînerait parfois une hypochlorhydrie.

Si votre TSH est > 2 alors il est peut-être temps de soutenir le fonctionnement de votre thyroïde à l’aide d’une supplémentation (sélénium, zinc, iode, vitamine A) comme le font tous les médecins américains et canadiens. Dès que la TSH est supérieure à 2, on parle, dans les pays anglo-saxons, d’hypothyroïdie frustre.

  • Si la THS est entre 2 et 3 je recommande de tenter une cure d’iode (Ibiane, du labo Pileje, en Pharmacie, par exemple) ou bien Fucus ou autre iode naturel (extrait d’algue)
  • Si la TSH est > 3 : une cure d’un complexe vitaminique soutenant le fonctionnement thyroïdien sera probablement à envisager (Thyrotabs par exemple, ou Tironat) : vous pourrez ainsi évaluer combien il est intéressant de prendre en compte cette « zone d’ombre » qu’est une TSH entre 3 et 4,2
  • Je rappelle que 4,2 est le taux qui va déclencher chez de nombreux médecins la prescription de levothyrox). Sur ce une nouvelle difficulté se rajoute avec la nouvelle formule de lévothyrox (cf notre article sur le sujet) qui pose des soucis à de très nombreuses personnes, mais c’est un autre sujet.
  1. Alimentation

Limiter au maximum les aliments sucrés et assimilés (sodas), le blé moderne (particulièrement pro-inflammatoire selon plusieurs publications de grande ampleur : pain, semoule, pâtes, surtout raffinés, biscuits, gâteaux, pâtes feuilletés, viennoiseries), les plats industriels, l’alcool, et le lactose (lait liquide, la plupart des yaourts). Tous ces aliments ralentissent de façon considérable la vidange gastrique, tout comme tout aliment ayant un indice glycémique élevé, ainsi que les aliments ayant un fort indice Fodmap. C’est devenu un incontournable que d’imprimer la liste des aliments fortement fermentescibles, lorsque l’on va faire ses courses (sur les listes Fodmap, ceux avec un point rouge). Je rappelle que de nombreux fruits sont des Fodmap et qu’il faut donc se méfier des excès de fruits. Les céréales comme le riz seront préférées complètes ou semi-complètes. 

D’ailleurs je soupçonne fortement le cerveau de déclencher la sécrétion d’insuline dès qu’il détecte le goût sucré dans la bouche, quelle qu’en soit l’origine. Du coup il me semble qu’il faut également se méfier des édulcorants car votre cerveau l’interprète comme du sucré ! Limiter également la consommation de café et supprimez les boissons gazeuses au repas (les minéraux de ces eaux pétillantes vont tamponner l’acide gastrique et diminuent donc la qualité de la digestion, malgré ce que l’on pourrait croire parfois).

Si vous n’arrivez pas à vous séparer de votre habitude de dessert, pourquoi ne pas essayer des alternatives : quelques oléagineux (amande, noix, noisette, noix du brésil, de macadamia) ou un peu de fromage de qualité (tomme de montagne affiné de plus de 6 mois de façon à ne plus avoir de lactose) ; Et si la « note sucrée » est indispensable, on peut opter par exemple pour : petit bonbon bio à la menthe, gingembre confis ou ½ pot de compote sans sucre ou tisane avec une once de miel ou de fleur de coco (tisane de menthe ou gingembre, romarin, thym, réglisse, mélisse), ou carré de chocolat noir (ou encore un peu de de myrtilles ou kiwi ou clémentine mais uniquement en cas de repas sans féculents).

On évitera également les graisses cuites : fritures diverses, et même l’huile non bio ; la qualité des huiles est fondamentale pour la fonction digestive et hépatique. 

Favoriser en revanche : les légumes variés (sauf ceux qui fermentent comme les Fodmap, les aubergines, petits poids) ; On considère que les fibres sont particulièrement intéressantes pour améliorer la fonction de vidange gastrique. Le matin il est recommandé d’opter pour un petit déjeuner protéiné / salé et sans sucres (céréales / fruits / laits même végétaux).   

Aider la digestion : on pourra utiliser quelques alicaments bienvenus :

Eau chaude citronnée au levé : 1/4 de citron suffit largement, on pourra même le répéter plusieurs fois dans la journée, loin des repas   

Gingembre : à râper quotidiennement dans son assiette : vous pouvez en abuser, pas de souci ! sous forme de tisane également 

– graines de fenouil, graines de courge, thym, romarin, Triphala pour les adeptes de l’ayurveda ; le romarin peut être intéressant aussi de par son action antioxydante + cholérétique + anti-ulcéreuse 

Dans la mesure du possible :

– bien mâcher : lorsqu’on avale il faut que la bouchée soit totalement liquide ! Acheter le cas échéant le livre Je mange en pleine conscience, de Susan Albers : passionnant ! On peut également se former à l’auto-hypnose, de façon a apprendre le lâcher-prise et les micro-siestes à son système nerveux.

– une promenade digestive après le repas va dans le bon sens

– dîner très tôt (par exemple vers 18h), ou bien dîner très léger (on se vengera alors le matin avec un petit déjeuner salé copieux, voir un vrai petit repas, ce qui représente souvent un effort à faire durant quelques jours. L’organisme s’habitue très vite. Lorsque l’on mange un vrai petit repas le matin (si possible protéiné et avec de bonnes graisses aussi), un petit miracle se met en place : on est graduellement de moins en moins attiré par le sucré et par le grignotage entre les repas. Or c’est bien là l’une des plus précieuses aides que l’on pourra apporter à notre estomac pour mieux fonctionner, et pour se protéger contre les proliférations bactériennes et fongiques, qui est la principale cause des reflux chroniques. 

 

  1. Bouger et transpirer: c’est l’une des recommandations les plus importantes pour résoudre les soucis de mauvaise vidange gastrique ! Faire du sport tous les 2 jours durant 20 mn minimum vers 18h, par exemple, lorsque l’estomac est vide, ou bien le matin ; on va contribuer à vidanger l’estomac grâce à de l’activité physique permettant d’aller jusqu’à l’essoufflement et la transpiration : jogging, vélo, vélo elliptique, la plupart des sports ; éviter la natation en général car les bassins sont malheureusement des nids à germes ! On choisira sinon si possible des bassins de 50 m, ou, bien entendu, la mer.
  2. Transpirer : si vous transpirez peu et bien une partie de vos problèmes digestifs viennent  peut-être de là ! Il est alors possible de faire du sauna classique ou du sauna japonais (infrarouges lointains) ou le bain hyperthermique, facile à faire à partir du moment où on possède une baignoire (demander le protocole).
  1. Gestion du stress. Le reflux gastrique chronique se rencontre très souvent chez les personnes ayant une vie particulièrement stressante. Alors de l’œuf ou de la poule il est quasiment impossible de déterminer la causalité, car une mauvaise vidange de l’estomac est particulièrement anxiogène et favorise le stress, ou plutôt la baisse de l’humeur, ce qui n’est pas la même chose. On peut commencer par faire un effort pour essayer de manger dans le calme, comme suggéré ci-après.      
  1. Dynamiser / relaxer les organes digestifs:

Le Chi nei tsang, le désormais célèbre « massage profond » du ventre, dès que vous pouvez, afin de remettre du mouvement dans tous les organes digestifs.

En attendant on pratiquera de l’automassage du ventre ; faite vous confiance ! il est quasiment impossible de se faire du mal en exerçant des pressions douces sur son ventre, par exemple en tournant dans le sens des aiguilles d’une montre. Au cabinet j’enseigne le Massage Respiratoire des Organes (technique issue du chi nei tsang) : moyen d’améliorer la mauvaise vidange gastrique particulièrement intéressant, auquel j’ai été formé. 

  • Assainir la flore de la bouche: c’est là l’un des principaux secrets de l’amélioration, sur le long terme, du fonctionnement digestif (demander le protocole) ;
  • Le calme intérieur: manger dans le calme + 1 spray d’huile de magnesium sur le plexus solaire + 2 gouttes d’huiles essentielles de Petit grain (+ 2 gouttes d’huile essentielle de Basilic en cas de maux de ventre) ; parfois c’est le bourgeon de Figuier qui apportera le répit tant attendu
  • pratiquer la cohérence cardiaque 5 mn 3 x par jour : la respiration par le ventre rythmée  
  • appliquer une bouillotte (pas trop chaude) 10 mn sur le foie + 5 mn sur l’estomac 
  • Auto-massage du ventre au coucher : dans un peu d’huile végétale (sésame par exemple) on mettra 2 gouttes d’huile essentielle de basilic (ou bigarade) et de lavande : masser le ventre de la manière qui vous va le mieux ; au bout de quelques temps vous pouvez peut être essayer d’appuyer un peu plus en profondeur afin de favoriser les mouvements internes des organes.

En cas de soucis de sommeil : ce sera une priorité à régler, sans quoi le système nerveux ne peut s’équilibrer. La mélatonine peut souvent être une très bonne aide.

En cas de profil boulimique et/ou de fringales sucrées :

1) consultation avec des spécialistes du rapport à la nourriture, (en région parisienne : cf Géraldine Desindes ou un(e) hypnothérapeute)

2) Envisager une supplémentation en poudre : cannelle, chrome, Berberine, Gymnema sylvestris, par exemple, ou des complexes de plantes (Ultra sugar contro du labo Nature Plus, ou Gluco 3 de Therascience) + stimuler la sérotonine vers 17h (Griffonia ou  HTP) + assainir la candidose

 

ETAPE 2 : si cela ne suffit pas, rajouter des compléments alimentaires

  1. Compléments alimentaires:
  • Continuer l’eau chaude + ¼ de citron (on peut aussi mettre le citron dans une tisane de gingembre + éventuellement de fleur d’oranger) : au réveil + éventuellement 2 autres fois dans la journée, en dehors des repas 
  • Enzymes protéolytiques : Bromélaïne, ou Serrapeptase, qui permet d’amoindrir les biofilms résistants qui se sont formés sur les muqueuses digestives : pour agir sur les biofilms, on prendra les enzymes protéolytiques dans un estomac vide.
  • Les enzymes digestives (amylases, lipases, protéases, pancréatine animale, etc…) quant à elles, proposées par de nombreux laboratoires, seront également souvent utiles, afin de mieux digérer le bol alimentaire (découper les aliments en minuscules molécules), ce qui permet de limiter les fermentations et d’améliorer l’assimilation des nutriments.   
  • Mycothérapie, ou un complexe anti-candidose, contenant notamment : berberine, allicine, lapacho, acide caprylique, EPP ; la berbérine notamment, ou n’importe quelle autre plante, ou le chrome, ayant une action sur la résistance à l’insuline sera bienvenue : j’ai en effet remarqué leur intérêt pour améliorer la vidange gastrique.   
  • ou gélules de Gingembre-Réglisse + éventuellement Camomille-Mélisse ou Gentiane-angélique
  • Ou autres nutriments / complexes : Quantadigest (labo Phytoquant) : très complet, surtout pour les personnes nauséeuses ou amaigries ; Gastriplex (labo Effiplex) ; Huiles essentielles digestives et antispasmodiques et anti-histaminique : Oleocaps n°3 (Pranarom) ; Aloe Vera ou Aloe Ferox : ce latex dorénavant bien connu est parfois utile en cas de RGO ; je l’utilise peu car certaines personnes le tolèrent mal ; Bambou tabashir ou autre source de silicium : intéressant dans certaines formes de reflux et « d’acidose » importante ; c’est un anti-ulcéreux, anti-inflammatoire, antioxydant, reminéralisant

 Sevrage des IPP : certaines personnes, accompagnées par leur médecin, arrivent à diminuer graduellement le dosage de leur IPP (inhibiteur de la pompe à proton) en prenant en compte les recommandations de cet article. Si malgré ça, les brûlures d’estomac reviennent, ces personnes prennent 2 à 3 fois par jour un peu d’argile blanche (Argiletz) diluée dans un peu d’eau : 1/4 de cuillère à café maximum ; faire tremper au préalable. L’argile va se comporter comme un pansement sur la muqueuse irritée.

En revanche cela ne traite pas les causes, : c’est à dire les proliférations bactérienne et/ou fongique et/ou parasitaires + l’insuffisance des sécrétions digestives, ainsi que les réactivations virales chroniques.  

  • En cas de surpoids on prendra : Sulfate de magnésium: ½ cuillère à café 2 heures environ après le dîner (si ça ne suffit pas monter à 1 cuillère à café) mais attention ça peut être irritant ; le malate de citrulline, est également utilisé par certaines personnes, en dehors des repas : 5 à 10 mg par jour, peut être utilisé.
  • Certaines personnes ont de bons résultats en prenant de la Betain HCL (Hydrozyme par exemple) durant un certain temps (1 mois par exemple), mais comme vu précédemment il y a un certain nombre de personnes qui ont une hypochlorhydrie (ce qui favorise la prolifération des bactéries) à cause d’une hypothyroïdie frustre : du coup la solution est plutôt de soutenir le fonctionnement thyroïdien avec de l’iode et éventuellement du zinc ou du zinc-carnosine.

En cas de SIBO (prolifération bactérienne de l’intestin grêle : ballonnements et maux de ventre chroniques) :

  • A- Sibo à hydrogène : huile essentielle d’Origan (ou Oleocpas n°2) + Berberine ou Neem
  • B- Sibo à méthane / méthylacétate : Berberrine ou Neem + Allicine (Allimed, à acheter sur le site anglais The natural dispensary), ou éventuellement EPP (extrait de pépin de pamplemousse, par exemple QuantaEPP) + protocole « Se désacidifier »

Le Sibo est notamment la conséquence d’une mauvaise digestion sur le long terme : soit une insuffisance gastrique, et/ou pancréatique, et/ou hépatique. Il est donc parfois nécessaire de rajouter des enzymes pancréatiques en plus de la Betain Hcl.         

Si la gastrite (brûlures d’estomac) continue au bout d’un mois :

Essayer d’autres compléments, par exemple :

  • Hericium erinaceus: champignon médicinal capable de stimuler la régénération « nerveuse » des cellules, via le NGF (labos DFN par exemple, ou gamme Micosalud) ; très utile dans les troubles digestifs chroniques, ainsi que dans les colites diarrhéiques impérieuses chroniques 
  • Ganoderme-Coriolus: c’est là l’un des principaux outils de l’immunostimulation : avec le Héricium, Ganoderme-Coriolus est très précieux pour lutter contre les stases gastriques et intestinales, dûes à des réactivations virales chroniques (cf le livre Virus, à l’origine des principales maladies d’aujourd’hui) ; agir sur l’intestin et la motricité de l’intestin sera d’autant plus précieux le ralentissement des fonctions de l’iléon (fin de l’intestin grêle : on parle de « frein iléal ») agit directement sur la vidange gastrique.  
  • Ou du lapacho: cette plante a également une action immunostimulante / antivirale intéressante.
  • Zinc-carnosine (labo supersmart.com) : 2 comprimés par jour ; ce complément est reconnu par les colopathes comme étant une grande aide
  • Mélisse en tisane ou en gélule, par exemple auprès du labo ETNAS (Arofitom melisse : 1 gélule à chaque repas)
  • Polyphénols ou autres antioxydants: leur action peut être tout à fait déterminante, c’est la thèse du Dr Martine Cotinat, une des gastro-entérologues spécialisée dans le reflux gastro-œsophagien et les brûlures d’estomac (publication de 2 ouvrages sur le sujet). Les polyphénols les plus connus sont : quercétine, resvératrol, OPC, pycnogénol, ginkgo, rutine ; autres anti-oxydants : N-acetyl-cystéine, acide R-lipoïque, extrait de thé vert (EGCG), sélénium, vitamine E (tocotriénols), etc…

Les polyphénols seront particulièrement intéressants en cas d’excès de fer cellulaire (ferritine), ce qui est plus courant que ce qu’on croit (d’autant que l’excès de fer commence bien avant l’atteinte de la borne supérieure lors d’une prise de sang). Une ferritine élevée signifie  une présence excessive de fer avant tout dans le foie : un lien direct peut alors être fait avec une action pro-inflammatoire du foie sur le système immunitaire (cf LPS). Le scientifique américain Morley Robbins rajoute que l’excès de fer cellulaire s’accompagne souvent d’un excès de cuivre cellulaire, ce qui serait en fait, selon le biochimiste, l’une des explications de la difficulté pour l’organisme de lutter contre le stress oxydatif via hypo-production de glutathion. 

  • Olfactothérapie: on pourra agir sur l’anxiété (qui créé un cercle vicieux avec la mauvaise vidange gastrique) en servant de l’olfaction d’huiles essentielles relaxantes et/ou anxiolytiques. On se réfèrera au livre de Guillaume Géraud et Jean-Charles Sommerard, par exemple : Le guide de l’olfactothérapie.
  • Acupuncture: il est utile, dans la mauvaise vidange de l’estomac, d’avoir recours à un bon acupuncteur. Cela peut aider parfois de façon non négligeable. On peut également pratiquer du shiatsu avec une grande satisfaction.

 

En cas d’échec

Si le problème n’est toujours résolu au bout de plusieurs mois : les cas les plus difficiles sont les personnes qui vivent un stress professionnel quotidien + des repas d’affaire ou peu de temps pour déjeuner le midi ou difficulté à dîner tôt le soir ou peu de possibilité de se passer de gluten. Dans ce cas il est fort possible que vous soyez obligé de continuer un certain temps de prendre ces compléments alimentaires, en alternant l’étape 1 et l’étape 2 et de vous mettre pour de bon au sport.

Technique thermique pour vidanger l’estomac :

1) mettre le pied gauche dans une bassine d’eau bien chaude, l’autre dans de l’eau froide

2) 2 gouttes d’huile essentielle de petit grain bigarade (+ éventuellement basilic) dans le creux de l’estomac

3) une bouillotte chaude au même endroit (creux de l’estomac) : 5 mn environ suffisent généralement

 

En cas d’échec, c’est probablement un état infectieux chronique (réactivation virale chronique, via l’influence de virus ayant une incroyable capacité d’induire de la tolérance immunitaire tels que les virus de l’herpès, CMV ou encore EBV, avec une conséquence sur la motricité digestive géré par le système nerveux parasympathique (nerf vague). L’action sur les bactéries et virus se fera avec des plantes (lapacho), des nutriments antioxydants comme les polyphénols, ou encore avec des champignons médicinaux, puissants immunostimulants, en particulier Ganoderme (Reishi), auquel on rajoutera Hericium erinaceus.

Autres compléments alimentaires possible :

  • polyphénols : par exemple : Quercétine ou Pycnogénol ou Moducare ou OPC

Puis régénérer le système nerveux dysfonctionnel :

  • champs magnétiques pulsés
  • shiatsu, réflexologie, fasciathérapie, acupuncture (le point E36 peut être particulièrement intéressant)
  • stimulation du nerf vague via une neurostimulation quotidienne au niveau du conduit auditif de l’oreille gauche : il faudra investir dans un petit appareil : le TENS Eco 2 (ou UROSTIM 2, ce qui est la même chose) mais celui-ci ne peut être utilisé uniquement si toute trace de « terrain viral » a disparu.

2 thoughts on “Améliorer la vidange gastrique – Traiter enfin le reflux gastro-œsophagien

  1. Patrick Dupré

    Bravo pour toutes vos explications et recommandations; Il me faut revenir sur votre blog pour analyser plein de chose encore. Et pourtant je suis un difficile à convaincre.
    Je suis un papy artiste à la retraite avec un paquet de maladies. j’ai envoyé promené 6 de mes docteurs il y a trois ans car ils me donnaient des médicaments qui étaient en contre indications avec certaines de mes maladies . IPP avec mes anti agrégants plaquétaires. J’ai eu mes selles noir pendant un an. Je pratique régulièrement des jeûnes. et j’ai changé complètement mon alimentation depuis deux ans. Actuellement je recherche un trucs qui puisse remplacer mon Clopidogrel que je continue de prendre encore.
    Bien à vous ,
    Cordialement

    Patrick Dupré

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    1. ETIENNE Post author

      Merci pour votre mot ; Pour diminuer le dosage d’un antiagrégant plaquettaire, il faudra poser la question à un médecin formé en micro-nutrition.

      Il ne faut pas oublier, d’une façon générale, l’importance des omega 3 (huile de poisson ou huile d’Ulkenia pour les végétariens stricts), qui ont d’ailleurs une activité de fluidification du sang. Il faudra donc bien vous faire suivre par le médecin. L’activité physique douce est incontournable pour tout le système circulatoire et de protection oxydative. Je rappelle qu’une plaque d’athérome, c’est avant tout une histoire d’inflammation et d’oxydation. Donc l’alimentation est la pierre angulaire : et les études montrent, de façon indiscutable, l’intérêt du régime méditerranéen / crétois pour la santé cardio-vasculaire. C’est parce que ce régime est avant tout « non inflammatoire ». Voir les ouvrages de Michel de Lorgeril, ou bien de Jacqueline Lagacé.

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