Histoire de la fabrication de « Silice de prêle » – différence avec le G5

Historique de la fabrication de Silice de prêle®

 

J’ai rapidement sympathisé avec le Dr Yves Baccichetti car c’est un homme intuitif, direct, chaleureux et en même temps très actif.

Il se passionne pour le silicium organique depuis très longtemps, et en tant que chirurgien et ostéopathe, il se sent concerné par l’état des tissus osseux, articulaires et musculaires de ses patients. Par l’état de la peau également.

 

Il explique son cheminement :

 

Alors que le rôle capital du silicium a été décrit dans les revues les plus prestigieuses telles que Science et Nature, ses effets sont quasiment inconnus du monde médical y compris dans les milieux de la médecine anti-âge alors que le silicium est un des principaux agents anti-vieillissants .

 

Mais nos premières utilisations de silicium nous ont déçus .

Nous avons cherché à en comprendre les raisons, avons établi des critères de qualité, et nous nous sommes aperçus qu’aucun des produits alors présents sur le marché ne répondait à la totalité des critères.

Il fallait que le silicium soit assimilable et utilisable par l’organisme humain (biodisponible), qu’il réponde aux besoins quantitatifs journaliers de l’organisme (6 mg/j au niveau cellulaire) et qu’il ne soit pas toxique.

Seul le silicium organique, c’est à dire lié au carbone, est assimilable par l’organisme. Dans la nature, des micro-organismes appelés diatomées transforment le silicium minéral en silicium organique, ce qui permet alors son absorption par les plantes.

Le mérite de cette découverte revient, entre autres à des chercheurs français, Janet, Duffaut, Le Ribault , qui ont en outre réussi sa synthèse chimique.

Ce silicium organique, dénommé G5 , était assimilable par l’organisme, mais sa nature chimique empêchait sa concentration au-delà de 0,8 mg/L, sinon il se formait des macro-molécules dont la taille ne leur permettait pas de passer la barrière intestinale, ce qui empêchait alors le produit d’être assimilable. C’est donc une concentration extrêmement faible.

 

Les besoins du corps humain étant d’environ 6 mg/j au niveau cellulaire, il aurait alors fallu absorber une quantité phénoménale pour subvenir aux besoins quotidiens du corps humain.

En outre il contenait à cette époque du parabène, ce qui le rendait potentiellement dangereux.

Il fallait donc trouver du silicium organique pouvant être suffisamment concentré.

Seul le silicium provenant de plantes pouvait répondre convenablement à ce critère.

Les plantes les plus riches en silicium sont par ordre la prêle, le bambou, l’ortie, à un degré moindre l’asperge, l’oignon, les pelures de pomme de terre et les écorces de céréales.

Nous avons opté pour la prêle, car la plus riche en silicium. C’est pourquoi nous avons d’emblée été attirés par cette plante. Le bambou provient de Chine et son utilisation nous semblait dangereuse. Il existe de nombreuses variétés toxiques, des erreurs de traduction ont été rapportées et des accidents graves ont été relatés dans la presse. Nous avons donc écarté cette plante.

Nos recherches simultanées sur la prêle et l’ortie, nous ont amenés à opter pour la prêle, plante merveilleuse par excellence, ce qui figure dans la majorité des guides de phytothérapie.

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Sa présence sur Terre depuis 250 millions d’années, témoigne de son extraordinaire vitalité et de son contenu en principes fondateurs de la vie.

Mais toutes les variétés de prêle ne sont pas favorables: certaines sont sans intérêt, d’autres sont toxiques; en outre la même variété présente des compositions et donc des effets différents selon sa provenance, Europe, Asie, Amérique du Nord.

 

Seule la variété Prêle des champs (Equisetum arvense) est bénéfique pour l’homme.

 

Outre l’aspect morphologique, affaire de botanistes avertis, les structures microscopiques sont différentes. La chromatographie permet d’identifier les composants et de différencier les variétés. Nous nous sommes alors aperçus que la variété E. arvense pouvait s’hybrider avec des formes toxiques ce qui nécessitait une grande rigueur dans le choix des plantes. En outre, la méthode d’extraction se révélait avoir une importance capitale.

La prêle contient du quercétol et du kaempférol dont l’utilisation prolongée n’est pas bénéfique. Ils se retrouvent en grandes quantités, dans les extractions à chaud ou en milieu alcoolisé et nous avons alors opté pour l’extraction à froid en milieu aqueux.

 

Ainsi, suite à des expérimenattions avec des chercheurs, nous avons pu extraire à froid du silicium essentiellement contenu dans la sève de la prêle :

 

Nous avons pu produire un extrait concentré à 8400mg/L de prêle, dont 600mg de silicium organique non précipité et assimilable, ce qui permet de subvenir aux besoins quantitatifs de l’organisme pour un mois.

Cette concentration de 600 mg de silicium par litre a été contrôlée par le laboratoire, situé dans le Vaucluse, qui fabrique le produit.

 

Il restait à incorporer le conservateur adéquat et nous avons alors eu l’énorme surprise de constater que la prêle ne pouvait s’associer à quasiment aucune substance.

 

Il était nécessaire de rendre le produit agréable, ce qui nécessitait d’en modifier le goût car la prêle présente une saveur âpre et persistante (à l’origine de son nom, prêle dérivant de asprella). A nouveau, aucune substance ne pouvait être associée à la prêle.

 

Après de nombreux essais nous avons retrouvé les substances compatibles suivantes: l’acide citrique, mais non pas le citron, le sorbate de potassium et le thé.

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Les divers conservateurs utilisés dans les produits au label bio, vinaigres de différents types, alcool, huiles essentielles, ne sont pas compatibles avec la prêle. Nous avons donc renoncé à ce label afin de pouvoir produire un produit de qualité.

 

Nous avions également eu l’intention d’incorporer à la prêle diverses vitamines et plantes afin de renforcer ses effets.

 

–      Le silicium permet la fixation du calcium sur l’os, rôle également dévolu à la vitamine D dont la majorité de la population âgée et carencée. Il était donc légitime de penser que les deux substances se potentialiseraient; mais nous avons constaté le contraire et la prise simultanée de prêle et de vitamine D est néfaste pour l’homme.

 

–      Les oméga 3 sont des agents anti-vieillissants; ils rendent la membrane cellulaire plus souple, ce qui favorise les échanges cellulaires. Il était donc légitime de penser que leur association au silicium, agent anti-vieillissant majeur, serait favorable. A nouveau nous avons du constater que oméga 3 et prêle n’étaient pas compatibles.

 

–     Il nous semblait intéressant d’ajouter des plantes favorisant la détoxication hépatique à la prêle qui est fortement stimulante des fonctions rénales d’élimination afin d’obtenir un produit agissant sur toutes les fonctions d’élimination. Parmi les plantes les plus efficaces pour la détoxication hépatique figurent le romarin, le cassis, la reine des prés. Mais elles ne sont pas compatibles avec la prêle et nous avons du renoncer à cette association. Nous produirons bientôt, un draineur hépatique spécifique ne contenant pas de prêle.

 

Après d’autres essais nous avons conclu que la prêle ne supportait quasiment aucune association à d’autres substances telles vitamines, sels minéraux, plantes.

 

Non seulement, les associations à la prêle ne sont pas efficaces, mais peuvent rendre cette dernière défavorable, notamment l’aloé vera, le romarin et le cassis. Nous avons donc produit de l’extrait de prêle pur, sans aucune adjonction sauf acide citrique, sorbate de potassium et thé. Nous sommes très heureux d’avoir réussi à mettre au point ce produit de qualité pour lequel nous recevons des témoignages de satisfaction réguliers.

 

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Résumé de ce qu’il faut savoir – les études qui ont étayé mon approche, par le Dr Yves Baccichetti

 

Les besoins journaliers en silicium sont de 2 à 10mg par jour, soit une moyenne de 6mg. Deux études l’ont montré, Utus et Seaborn en 1996 puis Seaborn et Nielsen. Quant à la quantité à absorber elle dépend de la biodisponibilité du produit. Par exemple pour une biodisponibilité de 10%, prendre 60mg, pour une biodisponibilité de 50% prendre 12mg etc.
Parmi les différentes formes de silicium (16 000 – Voronkov), les plus utilisées sont :
 
– le SiO2 ou dioxyde de silicium; peu absorbable, toxique; par voix orale provoque fibrose rénale, hépatique, et cancer de l’oesophage; par voix respiratoire, asbestose et silicose. Les mécanismes intimes sont désormais connus: provoque l’augmentation du TNFalpha; la libération du NFkB, et destruction des membranes des mitochondries; figure dans beaucoup de préparations afin d’augmenter, mais de manière dangereuse, la teneur en silicium.
 
– le silicium colloïdal: il s’agit de silicium minéral en suspension, à la concentration maximale de 0,8mg/L; à cette concentration les doses de silicium absorbées sont minimes, même en buvant 1L/j et heureusement car il se révèle toxique entrainant immédiatement la mort des cellules qui l’absorbent (Chantal Lobry, faculté de pharmacie, Lille, 1986).
 
– l’acide orthosilicique ou SIOH4; il s’agit de la forme soluble du SiO2; bénéfique lorsqu’il se trouve dans les eaux de boisson, il est difficile de l’utiliser pour une supplémentation en silicium car à la concentration de 10mg/L il commence à former des polymères lesquels ne sont plus actifs; certains y ajoutent de la choline, afin d’éviter la polymérisation, mais celle-ci a des effets nerveux sédatifs (Voronkov); à la concentration de 40mg/L, il détruit les mitochondries rénales qui ne peuvent plus fournir d’énergie et lèse les tubules rénaux (Policart).
 
– les silanols, connus sous la dénomination « silicium organique »; lorsque leur concentration atteint 0,8mg/L ils forment des macromolécules et précipitent; il n’est alors plus absorbable par la muqueuse intestinale; il faut donc en boire plusieurs litres par jour pour subvenir aux besoins.
Tout ceci fait qu’il est préférable de s’adresser au silicium contenu dans les plantes. La prêle est une des plantes les plus riches en silicium (Voronkov). Elle contient du silicium sous de nombreuses formes: silanols, acide orthosilicique, silicium lié à des protéines, des sucres, de l’azote, ce qui est objectivé par la spectrométrie de masse (Lenny Sapei).
Il faut éviter le silicium contenu dans les parois de la plante : très dur et abrasif, irritant pour l’intestin. Il se trouve dans certaines poudres, gélules et comprimés du commerce.
 
Il faut recourir au silicium contenu dans la sève de la plante. Pour les teneurs en silicium de cette plante : 10 à 15%; certains expriment des teneurs non pas par rapport à la plante fraîche mais par rapport à ses cendres, ce qui aboutit à des pourcentages fort élevés. Seule la prêle des champs est bénéfique; toutes les autres variétés sont plus ou moins toxiques, notamment la prêle des marais. Des hybridations sont possibles, la plante présente alors un degré de toxicité. Il est difficile de les reconnaître, et les moyens sont microscopie ou chromatographie, comme développé dans l’ouvrage de référence des botanistes Anthon et Wischtl.
 
En raison de la présence de phénols dans la prêle ainsi que des traces d’alcaloïdes, les tisanes et décoctions de prêle sont traditionnellement conseillés par cure de trois semaines, avec une interruption  d’une à deux semaine entre chaque cure.
Le produit « Silice de Prêle » contient 600mg/L de silicium, et non pas 8,2g, provenant de la sève de la plante. Elle est produite par pression à froid afin de ne pas contenir la soixantaine de phénols contenus dans la plante, c’est pourquoi on peut la prendre en usage prolongé. C’est finalement une petite révolution dans le monde du silicium organique…

 

 

Pour connaître les distributeurs de Silice de prêle, veuillez nous en faire la demande par écrit : cetienne8@yahoo.fr

11 thoughts on “Histoire de la fabrication de « Silice de prêle » – différence avec le G5

    1. Christophe Etienne

      merci ! attention quand on veut agir sur l’arthrose ou la prévention de l’arthrose la silice de prêle ne suffit pas ! il faudra avant tout s’occuper de la micro-circulation, puisque l’arthrose est causée en grande partie par une mauvaise vascularisation des cartilages. Un régime sans gluten et sans lactose ainsi qu’une activité physique régulière sont un pré-requis. Les ondes électromagnétiques pulsée ou scalaires seront bien utiles, ainsi qu’une association de vitamine C et dihydroquercétine : je conseille celle de la fondation Life Extension puisqu’on connaît la qualité intransigeante de leurs produits. Il sera éventuellement possible de rajouter leur produit ArthroMax. On pourra rajouter huile de krill en cas de douleurs. En complétant avec silice de prêle vous avez un des meilleurs protocole existant actuellement.

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        1. Christophe Etienne

          Très bonne question ! 🙂 Pour l’instant je ne connais que 2 thérapeutes qui « assurent » avec les ondes scalaires, c’est Hervé Janecek à Montpellier (site : cytobiotech, qui est le site de son autre activité) qui excelle en la matière, ainsi que Gilles Huillard à Annecy.

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  1. Lilyane

    Bonjour, je suis en carence en silice, mon mari m’a acheté de la prêle en poudre en magasin bio. Si je prends de la poudre de prêle, aura-t-elle malgré tout les propriétés qui vont combler mes carences ?
    merci d’avance pour votre réponse
    Lilyane

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    1. Christophe Etienne

      bonjour mon opinion est que oui avec de la poudre de prêle on peut graduellement se recharger en silicium… complétez avec du magnésium de qualité (par exemple Magnemar sur Herbajovis ou bien des bains chauds avec 2 ou 3 sachets de sulfate de magnésium (pharmacie)

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  2. Serge

    Bonjour, peut-on associer sans problème la prêle (ou l’ortie) avec d’autres produits comme le soufre (MSM) ? Et dans le cas de l’ortie, une infusion ou décoction sont-elles suffisantes pour « récolter » le silicium ?

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    1. Christophe Etienne

      selon moi il n’y a aucun souci à prendre en même temps du MSM et du silicium sous quelque forme que ce soit. Concernant l’efficacité de l’ortie et de la prêle c’est très difficile à se prononcer. Je pense que si vous êtes un profil qui avez un réel besoin de supplémentation (notamment le profil neuro-arthritique en naturopathie, ainsi que toutes les personnes avec un terrain arthrosique) se supplémnenter avec de l’ortie ou de la prêle peut être insuffisant. Dans ce cas il faudra envisager les formes plus « commerciales » du silicium en privilégiant la silice de prêle liquide concentrée ou le bambou tabashir. Pour info je suis en train d’essayer la terre de diatomée : étonnant produit assez connu aux US et qui n’a pas encore traversé l’atlantique comme alimentation humaine (pour l’instant on la réserve aux animaux) : pourtant cette poudre de silice a de nombreux atouts. Si ça tente quelqu’un je recommande DiatoFrance exclusivement.

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      1. Serge

        Merci pour cette réponse, j’espère que vous nous ferez bientôt un retour d’expérience.

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      2. Serge

        J’ai lu beaucoup de choses intéressantes sur la terre de diatomée, j’ai réellement hâte de lire votre retour d’expérience ! Les américains semblent enthousiastes.

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      3. Serge

        Bonjour, une question sur la terre de diatomée : est-ce biodisponible, ou est-ce que ça sert seulement à « nettoyer l’intérieur » ?

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